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Octobre 2000
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52 - 2000, DPA 304 - Installation d'une école polyvalente de 12 classes dans un bâtiment de l'ancien hôpital Boucicaut, 78, rue de la Convention (15e). - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer les marchés de maîtrise d'oeuvre, de contrôle technique, de coordination santé et sécurité, de coordination des systèmes de sécurité incendie correspondants et de déposer les demandes de permis de démolir et de construire relatifs à cette opération

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 2000


M. Jean-Loup MORLÉ, adjoint, président. - Nous passons au projet de délibération référencé DPA 304 concernant l'installation d'une école polyvalente de 12 classes dans un bâtiment de l'ancien hôpital Boucicaut, dans le 15e. - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer les marchés de maîtrise d'?uvre, de contrôle technique, de coordination santé-sécurité, de coordination des systèmes de sécurité incendie correspondants et autorisation de déposer les demandes de permis de démolir et de construire relatives à cette opération.
Nous avons un orateur inscrit, Mme SCHNEITER.
Vous avez la parole, Madame.
Mme Laure SCHNEITER. - Monsieur le Maire, je voterai pour l'installation d'une école polyvalente dans un bâtiment de l'ancien hôpital Boucicaut, mais je m'interroge sur la cohérence d'un tel projet.
Chacun sait, depuis des années, que l'Assistance publique a décidé de vendre la presque totalité des terrains Boucicaut, sans que nous ne connaissions rien de ses projets. Nous savons également que l'Assistance publique souhaite vendre "au plus offrant" pour aider à payer la facture de l'hôpital Georges-Pompidou, ce qui n'est pas le plus intéressant pour les habitants du 15e, car ces terrains devraient rester utiles à la collectivité.
Personnellement, je regrette la politique choisie par l'Assistance publique, il y a 10 ans, qui a fermé un à un bon nombre de ses hôpitaux qui étaient bien répartis dans différents arrondissements de Paris et qui est prête à spéculer sur ses terrains. Nous l'avons vu encore hier, à ce même Conseil, pour les terrains de l'hôpital Laënnec.
Le problème est ici plus grave d'ailleurs qu'à Laënnec, puisque si certains bâtiments de l'hôpital Boucicaut présentent un intérêt architectural certain, ils ne méritent pas d'être classés et, à ce titre, la plupart d'entre eux risquent d'être démolis, d'autant que le Plan d'occupation des sols dans ce secteur du 15e autorise, hélas, des densités et des hauteurs bien supérieures au bâti existant à cet endroit, car par ailleurs, c'est un secteur extraordinairement dense du 15e et ces terrains sont l'un des espaces d'aération de ce quartier du 15e.
Nous ne savons pas si la Ville de Paris, ou toute autre collectivité, serait intéressée par le rachat d'une partie ou de la totalité de ces terrains. Les élections municipales approchent et, pour ne pas soulever de tollé de la part des habitants du 15e, l'Assistance publique se garde bien de dévoiler ses projets. Cela fait plusieurs années que cela dure, mais je vous prédis que le jour où elle va les dévoiler, cela va vraiment être la révolution dans le 15e arrondissement !
Donc, je le répète, je déplore que cette création d'école ne soit pas intégrée à un projet précis et cohérent, mais comme je vous l'ai déjà dit, je voterai néanmoins pour ce projet.
M. Jean-Loup MORLÉ, adjoint, président. - Merci, Madame SCHNEITER.
Monsieur LEGARET, vous voulez ajouter un mot ?
M. Jean-François LEGARET, adjoint, au lieu et place de M. Vincent REINA, adjoint, au nom de la 4e Commission. - Si j'ai bien compris, Monsieur le Maire, la question de Mme SCHNEITER s'adresse beaucoup plus au Conseil d'administration de l'Assistance publique qu'au Conseil de Paris.
Je répondrai simplement sur un point, pour rassurer complètement Mme SCHNEITER : la construction de cette école polyvalente de 12 classes sur le site Boucicaut consiste en une opération de restructuration d'un bâtiment existant, 78, rue de la Convention. Il ne s'agit donc pas d'un bâtiment neuf et toutes les craintes de Mme SCHNEITER sur le dépassement du bâti actuel peuvent être levées, elle peut être tout à fait rassurée sur l'opération visée par le projet de délibération d'aujourd'hui.
Voilà ce que je puis dire simplement pour la rassurer sur ce point.
M. Jean-Loup MORLÉ, adjoint, président. - Merci.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DPA 304.
Qui est pour ?
Qui est contre ?
Qui s'abstient ?
Le projet de délibération est adopté. (2000, DPA 304).