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Octobre 2000
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29 - 2000, DVD 129 - Approbation du programme d'équipement de murets continus en béton sur l'accotement du boulevard périphérique pour l'amélioration de la sécurité des motards (2e phase). - Autorisation à M. le Maire de Paris de solliciter auprès du Conseil régional d'Ile-de-France une subvention au titre de ce programme

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 2000


M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - Nous passons au projet de délibération DVD 129 concernant l'approbation du programme d'équipement de murets continus en béton sur l'accotement du boulevard périphérique pour l'amélioration de la sécurité des motards (2e phase).
La parole est à Mme SCHNEITER.
Mme Laure SCHNEITER. - Monsieur le Maire, j'apprends avec intérêt que des murets continus en béton vont remplacer les glissières existantes et amélioreront la sécurité des motards sur le boulevard périphérique. L'avantage de ce nouveau système est "qu'il ne comportera aucune partie saillante et contrairement aux glissières n'aggravera pas les blessures corporelles si les motards heurtent les murets".
S'il faut des aménagements plus surs, vous rendez-vous compte, cependant, de l'énormité de ces propos et quel aveu d'impuissance ?! Je ne peux me résoudre à faire ce simple constat, même si cet aménagement est un plus, on sait bien que l'essentiel des accidents, 10 par jour en moyenne, est dû aux excès de vitesse et non au non-respect du Code de la route. C'est sur ces deux points qu'il faut agir en commençant par faire respecter la limitation de vitesse.
Les boulevards périphériques restent l'une des voies les plus dangereuses de Paris, surtout la nuit, car dès que la densité de la circulation diminue, la vitesse augmente et avec elle, le nombre des accidents.
Il faut songer à équiper l'ensemble des boulevards périphériques de radars pour dissuader les automobilistes comme les motards, de rouler trop vite.
La mise en place de ces radars pourrait s'accompagner d'une campagne d'information. Cette mesure, à mettre en place avec la Préfecture de police, est importante. Et il y a longtemps qu'elle aurait dû être prise car elle pourrait sauver de nombreuses vies humaines.
M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - La parole est à M. PLASAIT.
M. Bernard PLASAIT, adjoint, au nom de la 3e Commission. - Monsieur le Maire, je voudrais apporter un certain nombre de précisions à Mme SCHNEITER concernant ces glissières et murets en béton.
1°) Je voudrais rappeler que c'est à la suite d'une première expérience que nous avons modifié ce dispositif ; au départ, le boulevard périphérique a été équipé de glissières de protection conformes à la réglementation en vigueur alors ; ces glissières ne correspondent plus aux nouvelles normes réglementaires et elles ne sont pas adaptées à la sécurité telle qu'on la conçoit aujourd'hui ;
2°) Mme SCHNEITER doit sans nul doute se rappeler que la densité de circulation sur cet axe fait estimer qu'il est sans doute le plus chargé de France et qu'il enregistre une moyenne de 10 accidents ou incidents par jour, moyenne qui n'est pas localisée sur un tronçon particulier du périphérique ;
3°) C'est en fonction de ce constat alarmant qu'en avril 1992, sur quatre kilomètres et demi du terre-plein central a été lancé un essai, une expérimentation qui a consisté à substituer aux glissières existantes un muret continu en béton. L'expérimentation a eu lieu entre la porte de Gentilly et la porte de la Plaine et je ne crois pas que ce soit une énormité - comme le dit Mme SCHENITER - d'affirmer que cette expérience a été jugée concluante, parce que le nouveau système n'aggrave pas les blessures corporelles en cas de choc des motards contre les murets, ce qui n'était pas le cas auparavant !
D'ailleurs, l'une des raisons qui permet d'affirmer que c'est un succès, c'est que les motards eux-mêmes considèrent que c'est un succès, qu'ils sont demandeurs de ce type d'aménagement qui protège du choc des véhicules et du choc contre le mobilier urbain ;
4°) Enfin, c'est un avantage que l'on ne peut passer sous silence, un muret ne nécessite ni entretien ni réparation !
Aussi, en 1997, il a été décidé de poursuivre l'équipement du boulevard périphérique en murets continus en béton, en accordant la priorité au terre-plein central.
Ce programme a démarré en 1998, il s'est achevé en l'an 2000 par la réalisation du dernier tronçon Maillot - Saint-Cloud.
Par ailleurs, je voudrais attirer l'attention de Mme SCHNEITER sur le fait que les accotements, les points particuliers, les échangeurs, les diffuseurs, n'étaient pas concernés par ce programme triennal. C'est la raison pour laquelle le programme 2001 à 2003 se propose de réaliser environ 20 kilomètres de murets supplémentaires sur ces points spécifiques.
Voilà, Monsieur le Maire, ce que je voulais répondre à Mme SCHNEITER. J'avoue avoir été choqué par son interpellation et ces propos. Je crois que ce sont des améliorations techniques importantes pour assurer une meilleure sécurité des motards.
Il n'en demeure pas moins que les questions posées sur l'application et le respect de la réglementation, les contrôles de vitesse, sont des questions essentielles. Je l'engage à les poser à M. le Préfet de police puisque, comme elle le sait, c'est un domaine qui échappe encore au Maire de Paris.
(Applaudissements sur les bancs des groupes "Rassemblement pour Paris" et "Paris-Libertés").
M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - Merci.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DVD 129.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2000, DVD 129).
M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - Mes chers collègues, ce dossier était le dernier soumis à votre vote pour aujourd'hui.
Je vous propose de nous retrouver demain matin à 9 heures 30 où nous siégerons en formation de Conseil général, puis reprendrons à nouveau le Conseil municipal.
Je vous souhaite à tous une bonne soirée. A demain.
La séance est levée.