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Octobre 2000
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Conseil Municipal
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64 - QOC 2000-561 Question de M. Michel CHARZAT, Mme Marie-France GOURIOU, M. Bertrand BRET, Mmes Katia LOPEZ, Françoise DURAND et des membres du groupe socialiste et apparentés à M. le Maire de Paris à propos de l'entretien des artères du 20e arrondissement.

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 2000


Libellé de la question :
"D'une manière générale, la propreté des rues du 20e arrondissement n'est pas assurée de façon satisfaisante depuis des années.
Les situations de malpropreté - voire d'insalubrité - se multiplient et, phénomène plus récent et plus inquiétant, perdurent. Les dépôts d'ordures sauvages en croissance constante, les meubles ou objets abandonnés sur les trottoirs, les déjections canines et les salissures diverses offrent une image déplorable d'un des plus importants arrondissements de la Capitale.
La municipalité du 20e arrondissement note une augmentation sensible des doléances des habitants, exaspérés par l'état de déshérence dans lequel sont laissés les quartiers. En effet, on peut noter que des dépôts d'immondices signalés soit par la municipalité du 20e elle-même, soit par les habitants, subsistent plusieurs jours avant d'être retirés par les services de la voirie de la Ville de Paris, engendrant un point de fixation d'ordures, mais également l'apparition de rongeurs nuisibles sur les lieux concernés.
Le 20e arrondissement ne dispose vraisemblablement pas des moyens nécessaires à une gestion satisfaisante de la voirie et de la propreté, tant en effectifs qu'en matériel.
Aussi, M. Michel CHARZAT, Mme Marie-France GOURIOU, M. Bertrand BRET, Mmes Katia LOPEZ, Françoise DURAND et les membres du groupe socialiste et apparentés réitèrent-ils leur demande auprès de M. le Maire de Paris afin d'obtenir communication des moyens affectés au 20e arrondissement.
Ils lui demandent également, en sa qualité de Maire d'une des capitales les plus visitées et admirées au monde, d'offrir d'abord à ses administrés une ville propre et saine et, pour ce faire, d'affecter au 20e arrondissement tous les moyens nécessaires à un entretien régulier et efficace des espaces publics."
Réponse (M. Patrick TRÉMÈGE, adjoint) :
"La subdivision des Services techniques de la Propreté du 20e arrondissement comprend six ateliers territoriaux, dont les agents travaillent selon le principe du roulement. Ce rythme de travail permet d'assurer une présence sur le terrain tous les jours sauf le 1er mai, dimanche inclus (où environ 50 % des effectifs sont en poste de 6 h 00 à 11 h 00). Dans chaque atelier une vingtaine d'éboueurs, dotés des matériels nécessaires à l'exécution de leurs tâches et encadrés par un chef d'équipe sont chaque jour sur le terrain.
Les effectifs permettent d'assurer, comme dans l'ensemble des arrondissements parisiens, un balayage quotidien de toutes les rues et un lavage des trottoirs une à deux fois par semaine. Ils permettent bien entendu le déblaiement des marchés et les différentes tâches telles que le ramassage des feuilles mortes, le curage des grilles d'arbres...
Une des principales difficultés rencontrées est effectivement la prolifération des dépôts de toutes sortes sur la voie publique, malgré les services offerts : présence de deux caissons gardiennés et surtout enlèvement des objets encombrants sur rendez-vous après simple appel au n° "Allô Propreté" : 0801.175.000.
La situation est telle que de nombreuses rotations sont organisées afin de procéder à l'enlèvement des dépôts encombrants. Ainsi ces tournées ont permis l'évacuation de 165 tonnes de gravats depuis le début de l'année.
De plus, les Inspecteurs du Centre d'Action pour la Propreté de Paris, dont le nombre est en cours de renforcement, effectuent des surveillances régulières et verbalisent les auteurs d'infractions au Règlement sanitaire du Département de Paris pris sur le fait ou qui auraient pu être identifiés.
L'amélioration de la propreté dans la Capitale, à laquelle de très importants moyens sont consacrés, ne peut uniquement reposer sur un renforcement à l'infini de ces moyens, pesant directement sur le contribuable. Les principales marges de man?uvre en ce domaine tiennent désormais à une plus grande participation des habitants à la propreté de leur ville : chacun constate que le civisme est un élément essentiel pour le maintien de la propreté des rues. Ce constat justifie l'importance des campagnes de communication de proximité et de sensibilisation mises en ?uvre par la Direction de la Protection de l'Environnement dans tous les quartiers de Paris, campagnes récemment intensifiées."