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Octobre 2000
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Conseil Municipal
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24 - 2000, DFAE 107 - Modifications du règlement et du plan de zonage de la publicité à Paris concernant les 12e, 13e, 15e, 16e et 20e arrondissements

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 2000


M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - Nous passons au projet de délibération DFAE 107 concernant les modifications du règlement et du plan de zonage de la publicité à Paris concernant les 12e, 13e, 15e, 16e et 20e arrondissements.
La parole est à Mme SCHNEITER.
Mme Laure SCHNEITER. - Cet exposé des motifs, malheureusement, ne rend pas clairement compte des décisions adoptées.
Cependant, ce projet de délibération est une bonne nouvelle : il prévoit d'avaliser les restrictions de publicité dans les 12e, 13e, 15e, 16e et 20e arrondissements.
En revanche, la mise en zone de publicité élargie du Parc des Princes n'a pas été retenue. Pourtant, cette proposition avait été approuvée par le groupe de travail sur la publicité dans sa séance du 7 juin 2000, au grand désespoir des associations de protection des sites, qui s'opposent à l'envahissement de la publicité sur les murs de Paris.
Dans sa grande sagesse, la Commission départementale des sites a approuvé les mesures restrictives, mais elle a émis "un avis défavorable sur la mise en zone élargie n° 2 du Parc des Princes, ainsi que sur le libellé du projet d'article PE 6, permettant sur les édifices et dans les parcs d'attractions et assimilés, la mise en place de dispositifs publicitaires muraux de grandes dimensions".
Je ne doute pas, hélas, de la ténacité de ceux qui souhaitent voir plus de publicité dans certains secteurs, notamment autour du Parc des Princes. Quand l'on pense que des publicitaires avaient lancé l'idée que les façades grises des villes de l'ancien "bloc communiste" étaient tristes, parce qu'elles n'étaient pas égayées par de l'affichage publicitaire, on peut s'attendre à tout !
Je crains qu'une nouvelle réunion du groupe de travail sur la publicité ne propose à nouveau un assouplissement de la réglementation. Mais soyez assurés, Monsieur le Maire, mes chers collègues, que les Parisiens et leurs associations resteront vigilants pour défendre leur cadre de vie contre l'envahissement de ces monstrueux panneaux.
M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - Merci, chère collègue.
La parole est à M. Claude-Gérard MARCUS pour répondre à Mme SCHNEITER.
M. Claude-Gérard MARCUS, adjoint, au nom de la 1ère Commission. - Sur les faits je n'ai pas grand chose à dire si ce n'est que Mme SCHNEITER a rappelé que la mécanique enclenchée aboutit à l'approbation des propositions faites par la Ville de Paris, sauf une concernant le Parc des Princes.
Je voudrais y revenir un petit peu quand même.
Je voudrais d'abord resituer le débat. A entendre Mme SCHNEITER, Paris est menacée d'une invasion de monstres publicitaires qui dénatureraient la ville. La réalité est moins grave que cela.
D'abord parce que la Ville de Paris a une doctrine et, depuis que j'ai l'honneur d'exercer ces fonctions d'adjoint, en accord avec le Maire de Paris, cette doctrine est très simple, à savoir que nous ne sommes ni des publiphobes ni des publiphiles.
La publicité est une réalité économique et peut être un élément d'amélioration du paysage urbain. Cela peut aussi être un élément destructeur de l'environnement et on l'a vu dans beaucoup d'endroits, d'où une politique extrêmement prudente, tendant à freiner beaucoup d'initiatives et parfois à en accepter certaines qui ne sont pas obligatoirement à rejeter parce que la publicité est un moteur économique d'une part, et parce que certaines opérations de publicité mettent un peu de vie dans des quartiers qui sont parfois tristes.
L'administration de la Ville chargée de suivre ces problèmes a proposé toute une série de réductions d'emplacements publicitaires.
Dans le 16e arrondissement, boulevard de Montmorency, boulevard de Beauséjour, la zone de publicité interdite va entraîner la suppression de 13 panneaux, dans un délai de 2 ans.
Dans le 15e, en bordure du parc André-Citroën, la mise en zone de publicité restreinte n° 1 et en zone de publicité restreinte n° 2 entraînera la suppression d'environ 25 panneaux publicitaires et je dois même signaler que la société des afficheurs, qui aurait eu un délai légal de deux ans pour s'exécuter, a décidé de se mettre tout de suite en conformité en supprimant immédiatement l'excédent de panneaux du secteur "Leblanc-Balard-Lecourbe".
Dans le 13e arrondissement, le quartier de la Butte-aux-Cailles où la création de la zone de publicité restreinte n° 2 aura pour effet d'éviter, dans l'avenir, l'installation de panneaux publicitaires portatifs sur les espaces libres.
Il s'agit donc de mesures préventives. Vous voyez que nous faisons attention. Le zonage nouveau permettra également de garantir un bon niveau de qualité des futures enseignes commerciales.
Dans les 12e et 20e arrondissements, avenue Daumesnil, boulevard de Picpus, avenue de Saint-Mandé et cours de Vincennes, l'interdiction de publicité sur le Viaduc est destinée à prévenir l'installation de panneaux sur ce site.
La création de zones de publicité restreinte sur les autres secteurs entraînera la suppression de quelques panneaux portatifs dans le délai de 2 ans, et surtout préservera, à l'avenir, de l'installation de dispositifs sur ce site.
C'est dire que nous allons tout à fait dans le sens, non pas d'une restriction massive, mais d'une restriction raisonnable, dès que la possibilité nous en est donnée.
Le Parc des Princes avait demandé l'autorisation d'avoir un panneau publicitaire visible du périphérique et limité à une travée verticale. Dès sa première réunion le groupe de travail sur la publicité a demandé d'abord à M. TAILLIBERT, l'architecte du Parc des Princes, son opinion. Ce dernier avait accepté l'idée. Il avait même fait un projet, assez restrictif d'ailleurs, qui avait reçu l'accord de la majorité des membres de la Commission de la publicité.
La Commission départementale des sites n'a pas eu le même avis. Ayant participé à cette réunion, je dois dire que j'ai eu l'impression que la décision était acquise avant les débats, mais ce n'est qu'une simple impression de séance.
Je voulais dire à Mme SCHNEITER que la Ville de Paris essaie d'établir un équilibre difficile, un équilibre instable, en ayant un grand souci de l'environnement des Parisiens, mais avec une différence fondamentale avec vous, Madame, c'est que, lorsqu'on vous entend parler de la publicité, on voit Méphistophélès, suivi de tous les démons, alors que nous considérons que la publicité est un fait. On essaie de la traiter de façon à ce que ce soit un fait le moins gênant possible pour les Parisiens.
M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - Merci, cher collègue.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DFAE 107.
Qui est pour ?
Contre ?
Qui s'abstient ?
Le projet de délibération est adopté. (2000, DFAE 107).