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Octobre 2000
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Conseil Municipal
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66 - QOC 2000-563 Question de M. Jean-Marie LE GUEN et des membres du groupe socialiste et apparentés à M. le Maire de Paris concernant l'hôtel Hiémal, 66, rue Albert (13e)

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 2000


Libellé de la question :
"L'hôtel Hiémal accueille essentiellement des familles en situation précaire, envoyées par le Centre d'action sociale du 13e arrondissement qui prend en charge une grande partie des frais d'hôtel, le reste étant à la charge des familles.
Ces familles sont théoriquement hébergées à titre provisoire, mais certaines vivent dans ce lieu depuis plusieurs mois, voire plusieurs années. Elles comptent de nombreux enfants en bas âge.
Les tarifs pratiqués par cet établissement hôtelier sont exorbitants au regard des prestations et de l'état des chambres louées. En effet, cet hôtel est d'une propreté douteuse. Des locataires et surtout des voisins ont signalé que l'état général du bâtiment était dégradé, l'intérieur peu entretenu, qu'ils cohabitaient avec des cafards et des rats. La cuisine collective se trouvant au sous-sol est dans un état lamentable.
Il apparaît que ni la cuisine, ni les chambres de cet établissement ne répondent aux normes de sécurité et d'hygiène.
Il est entendu que ces familles doivent être hébergées, mais il pourrait être exigé du Centre d'action sociale qu'il les oriente vers des hôtels dignes de ce nom.
M. Jean-Marie LE GUEN et les membres du groupe socialiste et apparentés rappellent que ces familles sont constituées d'enfants en bas âge et que l'état général de cet établissement ne semble pas convenir à leur accueil.
M. le Maire de Paris peut-il indiquer les mesures qu'il compte prendre afin d'améliorer les conditions de logement de ces familles ?"
Réponse (Mme Marie-Thérèse HERMANGE, adjoint) :
"Les services sociaux du C.A.S.-V.P. ont été effectivement amenés à constater la dégradation de l'accueil et de l'hébergement pratiqués dans l'hôtel Hiémal.
De fait, les familles en situation précaire pour lesquelles un hébergement en urgence est nécessaire ne sont plus orientées vers cet hôtel.
Ainsi, si 24 familles suivies par les services sociaux du 13e arrondissement demeuraient à l'hôtel Hiémal en octobre 1997 et 18 familles en octobre 1998, seules, 6 familles y demeurent actuellement.
Il est à noter que ces 6 familles refusent toute autre proposition d'hébergement, souhaitant obtenir un relogement définitif.
Par ailleurs, un certain nombre de familles inconnues du C.A.S.-V.P. se sont installées d'elles-mêmes à l'hôtel Hiémal et ont sollicité par la suite des aides financières pour le paiement des frais hôteliers.
Compte tenu de la situation ci-dessus évoquée, ces demandes ont été refusées et ne seront éventuellement accordées que si ces familles acceptent au préalable un hébergement dans un autre hôtel."