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Octobre 2000
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Conseil Municipal
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107 - QOC 2000-591 Question de M. Pascal VIVIEN à M. le Préfet de police au sujet de l'insécurité du carrefour formé par les rues d'Alésia, Sarrette et de la Tombe-Issoire (14e)

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 2000


Libellé de la question :
"Le bilan des accidents qui se sont produits au carrefour formé par les rues d'Alésia, Sarrette, de la Tombe-Issoire (14e) entre 1995 et 1999 - 31, avec 5 piétons impliqués et victimes - avait fait ressortir que, malgré les aménagements mis en place par la Ville de Paris depuis 1997 pour sécuriser ce carrefour, celle-ci n'avait que peu progressé.
La mise en place d'un "multaphot", appareil destiné à photographier les automobilistes qui ne respectent pas les feux tricolores, fait apparaître qu'entre le 8 mai 1998, date de sa mise en place, et le 2 février 1999, 4.900 véhicules n'ont pas observé le signal d'arrêt.
De plus, est-il besoin de rappeler que le plus important groupe scolaire élémentaire de Paris, qui accueille plus de 640 élèves, est situé aux abords de ce carrefour, 12-14, rue d'Alésia.
Aussi, semble-t-il urgent qu'une mesure dissuasive et répressive soit prise à l'égard des automobilistes contrevenants, par la présence renforcée d'agents de police, notamment aux heures d'entrées et de sorties des enfants fréquentant ce groupe scolaire.
En effet, la présence régulière d'agents de police favoriserait grandement la sécurisation de ce carrefour.
M. Pascal VIVIEN attend une réponse précise à sa demande qui est aussi celle de tous les riverains de ce quartier."
Réponse (M. LE PRÉFET DE POLICE) :
"Vous demandez qu'un fonctionnaire de police soit affecté quotidiennement sur ce point d'école afin d'assurer la protection des écoliers, aux heures d'entrée et de sortie des classes.
Je puis vous indiquer que la surveillance des points de passage des écoliers de la Capitale est, de longue date, l'une des préoccupations constantes de la Préfecture de police dont l'action se traduit, au début de chaque année scolaire, par la mise en oeuvre d'un dispositif de protection des élèves aux heures d'entrée et de sortie des classes.
La liste des points d'école est mise à jour chaque année, lors de la rentrée scolaire, en relation étroite avec les maires d'arrondissement et les chefs d'établissement et en tenant compte à la fois de l'importance des groupes scolaires concernés, de l'âge et du nombre des enfants qui fréquentent ceux-ci, des équipements de voirie existants (tels les signaux lumineux) et des conditions de circulation.
Ces points sont classés par ordre de priorité en fonction de leur dangerosité.
Le nombre de points tenus dans chaque arrondissement peut connaître des fluctuations en fonction des contraintes d'emploi du personnel et de l'indisponibilité momentanée de certains agents.
C'est ainsi que sur 697 points écoles répertoriés, 400 à 450 sont tenus quotidiennement.
Les personnels de la Préfecture de police qui assurent la surveillance de ces points sont des agents de surveillance de la police nationale, des agents de surveillance de Paris, des gardiens de la paix, des policiers auxiliaires et des adjoints de sécurité.
Des agents locaux de médiation sociale (A.L.M.S.) recrutés par la Mairie de Paris, dont il convient de rappeler que 80 % de leur rémunération est prise en charge par l'Etat au titre du dispositif emploi-jeunes, sont également chargés de la tenue d'une trentaine de points, en coordination avec les commissariats d'arrondissement concernés.
En effet, dans le cadre du contrat d'objectifs que j'ai signé avec M. le Maire de Paris, le Département de Paris a prévu la création de 200 emplois d'agents locaux de médiation sociale (A.L.M.S.). Parmi les missions qui leur sont assignées figure notamment la surveillance des conditions de sortie des établissements scolaires.
La surveillance des points d'école par des A.L.M.S. apporte une contribution utile à mes services et je souhaite qu'elle puisse être développée dans l'intérêt de la sécurité de l'ensemble des Parisiens.
S'agissant de la surveillance de l'école élémentaire située 12-14, rue d'Alésia, à Paris 14e, je puis vous indiquer qu'elle est jugée prioritaire étant donné que ce point d'école figure en 3e position sur la liste de l'arrondissement qui en comporte 38.
En conséquence, les îlotiers assurent systématiquement la protection des enfants aux heures d'entrée et de sortie des classes devant ce groupe scolaire, sauf circonstances exceptionnelles.
J'ai, néanmoins, donné des consignes aux services de police locaux pour qu'ils exercent des contrôles soutenus aux abords du carrefour précité et verbalisent, avec détermination, les infractions aux règles du Code de la route qu'ils seraient à même de constater.
En outre, compte tenu de l'existence d'un quartier tranquille dans cette zone et du projet de création d'un deuxième quartier tranquille dans ce secteur, il convient de réfléchir à un nouveau plan de circulation incluant l'éventualité de la mise en sens unique de la rue Sarrette et le réaménagement du carrefour considéré.
Aussi mes services vont-ils saisir très prochainement ceux de la Ville de Paris afin que des aménagements de voirie appropriés permettent de résoudre les problèmes de sécurité des piétons dans ce secteur."