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Octobre 2000
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Conseil Municipal
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112 - V - Question du groupe "U.D.F. et modérés".QOC 2000-531 Question de MM. Yves OGÉ et Adrien BEDOSSA à M. le Maire de Paris relative aux places de stationnement réservées aux deux-roues

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 2000


Libellé de la question :
"MM. Yves OGÉ et Adrien BEDOSSA demandent à M. le Maire de Paris de bien vouloir leur indiquer quelles mesures il compte prendre pour accroître le nombre de places de stationnement réservées aux deux-roues, suite à l'interdiction progressive de stationner sur les trottoirs, décidée par M. le Préfet de police.
Cette sage décision devrait être complétée par une action visant à arrêter la prolifération des panneaux commerciaux, étalages et objets divers sur les trottoirs, qui sont une gêne pour la circulation des piétons, mais surtout pour les handicapés et particulièrement les malvoyants.
Une attention particulière à ce problème faciliterait les bonnes mesures étudiées par M. Hervé BENESSIANO, adjoint chargé de toutes les questions relatives aux handicapés."
Réponse (M. Bernard PLASAIT, adjoint) :
"Les aires de stationnement pour les deux-roues représentent une capacité de plus de 12.000 places, dont près de 85 % avec du mobilier d'accrochage, pour l'essentiel à l'emplacement de places de stationnement. Depuis le début de l'année 1997, le nombre de places avec mobilier d'accrochage a augmenté de 150 % : à cette date, la Ville ne disposait que de 5.700 places dont 4.000 avec du mobilier d'accrochage.
Dans le cadre de la politique municipale en faveur des deux-roues non-motorisés, un programme d'aménagement de 97 sites a été voté en 1999, représentant 1.460 places, pour un montant de 5.000.000 F. Pour 2000, un programme de 2.000.000 F permettra l'aménagement de 39 sites, représentant 538 places. Sur deux ans, près de 2.000 places supplémentaires auront donc été créées au titre de programmes spécifiques. De plus, dans le cadre des divers aménagements de voirie (sécurité écoles, pérennisation du plan "Vigipirate", quartiers tranquilles, recalibrage de chaussée), il est systématiquement prévu la création de telles aires pour les deux-roues.
La poursuite de ces actions permettra de résoudre assez rapidement le problème jusqu'ici posé par le stationnement des deux-roues sur les trottoirs.
S'agissant des obstacles sur les trottoirs, chaque service, dans son domaine de compétence, s'attache à en limiter le nombre.
Ainsi les autorisations délivrées aux commerçants relatives aux occupations privatives ne sont pas systématiquement renouvelées et font l'objet d'un réexamen chaque fois que la configuration de l'espace public l'exige.
En ce qui concerne le mobilier urbain, des conférences sur place réunissant les élus locaux, les services municipaux, la Préfecture de police et les concessionnaires de l'espace public sont toujours organisées en cas d'implantation, de déplacement ou de suppression d'un mobilier. Sont prises en compte les exigences et la sécurité de la circulation piétonnière. Le souci d'allégement de l'occupation des trottoirs est constant. Il faut également signaler la suppression en cours des glaces latérales des abribus d'un certain nombre de lignes de bus de la R.A.T.P. afin de faciliter le passage des personnes à mobilité réduite. Ce programme de grande ampleur se réalise progressivement et démontre la capacité d'adaptation du mobilier urbain aux besoins des handicapés. Enfin, les campagnes entreprises par les afficheurs visant à remplacer plusieurs panneaux d'affichage par un nombre plus restreint de dispositifs déroulants participent également à une diminution de l'occupation globale de l'espace public."