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Fevrier 2009
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2009, DDEE 6 G - Signature d'une convention avec l'association "Paris Europlace" (1er) pour la participation aux frais de fonctionnement 2008 du pôle de compétitivité "Finance Innovation" pour l'attribution d'une subvention. - Montant : 35.880 euros.

Débat/ Conseil général/ Février 2009


 

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Nous examinons le projet de délibération DDEE 6 G relatif à la signature d'une signature d'une convention avec l'association "Paris Europlace" (1er) pour la participation aux frais de fonctionnement 2008 du pôle de compétitivité "Finance Innovation" pour l'attribution d'une subvention de 35.880 euros.

La parole est à Mme Valérie SACHS.

Mme Valérie SACHS. - Madame la Présidente, mes chers collègues.

Je souhaite attirer votre attention sur le pôle de compétitivité mondiale "Finance Innovation" que le Département de Paris considère soutenir en attribuant une subvention de 35.880 euros destinée à "Paris Europlace" pour participation aux frais de fonctionnement 2008.

Premier commentaire : mieux vaut tard que jamais, ce décalage dans le temps du paiement d'une subvention est un problème récurrent auquel Paris doit remédier impérativement.

Deuxième commentaire : le montant dérisoire de la subvention interpelle. Une goutte d'eau, mes chers collègues, sans impact sur le quotidien du pôle de compétitivité, mais tellement symptomatique de votre approche de la politique économique qui nous conduit à une impasse. En réalité, qui a besoin de qui ?

Paris est la seconde place financière européenne derrière Londres, en termes d'implantation de banques et d'institutions financières internationales.

C'est assez désagréable de parler quand tout le monde parle autour de vous...

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Je suis d'accord avec vous, Madame Valérie SACHS, et cela concerne l'ensemble des bancs de cette Assemblée.

Je vous demanderai de prêter attention à l'intervention de Mme SACHS.

Mme Valérie SACHS. - Merci, Madame la Présidente.

Paris est la seconde place financière européenne derrière Londres en terme d'implantation de banques et d'institutions financières internationales. Moins exposée, moins décadente aussi, Paris a moins souffert que ses concurrentes l'été dernier dans la crise financière. Dans la tempête, elle s'est montrée plus sûre, plus efficace aux yeux des investisseurs internationaux.

Son poids économique est considérable : 15 % du P.I.B. régional, 4 % du P.I.B. national. En termes d'emploi, le secteur financier emploie plus de 270.000 salariés, soit davantage que les secteurs de l'agroalimentaire et de l'automobile réunis, dont 150.000 sont parisiens, ce qui représente 11 % de l'emploi parisien auquel il convient d'ajouter les emplois indirects, comme les services juridiques, informatiques ou l'immobilier.

"Paris Europlace", l'organisation en charge de promouvoir Paris, place financière auprès des investisseurs internationaux, fait un travail remarquable pour valoriser les atouts de notre capitale. Créée de rien par son délégué général Arnaud de BRESSON, "Paris Europlace" est devenue un benchmarker mondial, un sésame, presque un Davos, apte à monter des opérations de très haut standard, comme la signature toute récente d'un accord de coopération avec le "Dubaï Financial Center". Les pays du Golfe qui privilégiaient presque automatiquement Londres regardent désormais vers Paris.

La place financière parisienne a aujourd'hui une véritable carte à jouer et a besoin du soutien actif des politiques. Londres séduit par la richesse de "l'environnement City" mais Paris a également des atouts à faire valoir: son infrastructure, la qualité de sa gestion d'actifs, ses chaires de recherche en finances.

Or, Paris octroie à un pôle mondial une subvention d'association de patronage local. Il faut changer de logique. Un pôle mondial doit avoir les moyens de recruter les meilleurs et de rémunérer ses talents au juste prix de la concurrence internationale. Paris doit en finir avec sa logique de survie économique.

Je le répète et ne cesserai de le répéter tout au long de cette mandature : nous devons prendre conscience que le développement économique de notre capitale, entendue au sens "Grand Paris", dont l'un des atouts est le secteur financier, est le préalable indispensable à la réalisation de toutes les autres politiques, y compris la solidarité à laquelle nous sommes très attachés, comme nous le confirmerons encore demain matin lors du débat.

Le groupe Centre et Indépendants votera cette délibération et recommande que Paris désormais encourage politiquement et financièrement les projets en cours de "Paris Europlace" en tenant compte que nos ambitions et notre avenir sont communs : une métropole internationale partenaire essentielle d'un pôle de compétitivité mondial.

Je vous remercie.

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - La parole est à M. Didier GUILLOT pour vous répondre.

M. Didier GUILLOT, au lieu et place de M. Jean-Louis MISSIKA, au nom de la 2e Commission. - Madame la Présidente, Madame la Conseillère.

Nous partageons tout à fait l'éloge que vous avez fait du pôle "Finance Innovation" qui est l'un de cinq pôles de compétitivité que la Ville de Paris soutient. Nous sommes tout à fait d'accord avec les chiffres que vous avez donnés.

Pour ce qui est du montant de la subvention, vous pouvez juger que c'est à un niveau de patronage, mais il se trouve que ce montant a été discuté, négocié et arrêté en parfaite intelligence avec les dirigeants de ce pôle de compétitivité, et en général je ne connais pas de collectivités ni locales ni d'Etat qui donne beaucoup plus que ce qui est demandé.

C'est l'état de la demande aujourd'hui, peut-être que l'année prochaine la demande sera supérieure et on étudiera cela de façon tout à fait sérieuse, mais on n'a pas de raison de donner plus à partir du moment où c'est ce qui a été demandé. Je rappelle le montant : 35.880 euros.

Pour ce qui est des activités, je précise d'ailleurs que le Département de Paris a écrit à ce pôle de compétitivité "Finance Innovation" en décembre pour orienter sur la recherche de financement des P.M.E. d'où le projet de délibération voté, DDEE 66 G, en décembre pour un projet de recherche labellisée, pas le pôle de compétitivité qui s'appelle "Securitive" sur le financement proprement dit des P.M.E. tout à fait en lien avec ce que nous avons dit tout à l'heure sur le rapport à la crise.

Voilà tout ce que je peux ajouter.

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente.- Merci.

Un mot, Madame SACHS ? Vous avez la parole.

Mme Valérie SACHS. - Sur ce que vous venez de dire, effectivement "Paris Europlace" n'a pas besoin pour son fonctionnement d'une subvention. Elle a les moyens d'être parfaitement équilibrée et c'est même son métier. Et elle n'est pas là non plus pour gaspiller les fonds publics.

Par contre, la Ville de Paris aurait tout intérêt à financer les projets ou cofinancer les projets et à s'engager plus avant. C'était juste le but de mon intervention. Il ne s'agissait pas de demander l'aumône pour des gens qui n'en ont pas besoin.

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Merci.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DDEE 6 G.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2009, DDEE 6 G).