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Juin 1999
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Conseil Municipal
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28 - 1999, PJEV 32 - Autorisation à M. le Maire de Paris de souscrire des avenants aux marchés de mise en place de sols de sécurité dans les aires de jeux des jardins gérés par la Direction des Parcs, Jardins et Espaces verts signés avec la société "ELASTISOL"

Débat/ Conseil municipal/ Juin 1999


M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Nous passons au projet de délibération PJEV 32 qui concerne un avenant signé avec la société "Elastisol".
Je donne la parole à M. TUROMAN.
M. Michel TUROMAN. - Monsieur le Maire, Mesdames, Messieurs, la plupart des aires de jeu des jardins sont disposées dans des bacs à sable. Or, en raison des difficultés à maintenir l'hygiène de ces bacs et du coût d'entretien, ce projet vise à mettre en place des sols de sécurité souples et synthétiques.
La disparition de fait des bacs à sable n'est pas une bonne chose. Nous y sommes opposés.
Les bacs à sable sont des lieux sans équivalent pour le développement de l'enfant. La manipulation du sable favorise chez lui le sens du toucher, ses capacités de création. Tous les pédiatres le reconnaissent, le sable est à la fois un jeu et une aire de jeu. Il favorise l'éveil de l'enfant, sa motricité et quand celui-ci apprend à marcher, la coordination des mouvements.
Qui, sur les bancs de cette Assemblée, n'a pas "patouillé" dans le sable avec seau, pelle et râteau, avec le plaisir de jouer ?
Je sais que cela pose des problèmes d'entretien et des problèmes d'hygiène, mais des solutions existent. C'est le cas avec un nouveau procédé de désinfection, le stéri-ondes, un système à micro-ondes économique et fiable qui permet de détruire efficacement les parasites et d'obtenir une hygiène correcte des bacs à sable. Ce procédé, expérimenté dans plusieurs villes de France et en Seine-Saint-Denis, devrait permettre de maintenir ouvertes toutes les aires de jeu.
Ce qui est possible ailleurs doit l'être à Paris.
(Applaudissements sur les bancs du groupe communiste).
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Mme de PANAFIEU a la parole pour répondre à M. TUROMAN.
Mme Françoise de PANAFIEU, adjoint, au nom de la 4e Commission. - Merci, Monsieur le Maire.
Je voudrais faire une distinction, pour répondre de manière précise à cette question précise, entre les bacs à sable qui sont destinés aux jeux des petits et les bacs à sable qui font office de sol amortissant dans les aires de jeu.
Le coût d'entretien des bacs à sable est très élevé (environ 4,5 millions de francs par an). En effet, le sable devient, en cas de pollution massive, telles les déjections canines, un milieu de culture où peuvent proliférer des germes dangereux et la Ville de Paris applique strictement le Règlement sanitaire départemental.
La Direction des Parcs, Jardins et Espaces verts a lancé, en 1994, un programme de remplacement progressif du sable des aires de jeu par des sols synthétiques sains. Nous ne parlons donc pas là des aires de sable qui sont destinées aux jeux des tout-petits, mais de celles qui accueillaient jusque là les plus grands, avec les toboggans et autres jeux que nous leur proposons dans nos jardins. Nos sols synthétiques offrent des performances comparables à celles d'une aire sablée tout en ayant un double avantage, de pérennité, d'une part, et de facilité d'entretien, d'autre part.
L'intervenant l'a dit, il est vrai que le sable est un élément important dans l'éducation des enfants. Il n'est donc pas question de diminuer le nombre de bacs à sable destinés aux jeux des tout-petits, puisque leur nombre au contraire est passé de 50 à 105 entre 1994 et 1998. Cette évolution permet donc une meilleure qualité sanitaire des espaces mis à la disposition des enfants, puisque les aires de jeu s'entretiennent au jet d'eau et que les agents se mobilisent davantage pour nettoyer régulièrement ce que l'on appelle les bacs à sable de petite superficie destinés aux seaux, pelles et autres premiers jeux des tout-petits.
Voilà donc ce que je voulais dire. Pas question de diminuer les bacs dans lesquels les enfants jouent, en revanche, remplacement de ce sable qui servait à amortir les chocs des jeux par un élément plus stabilisé tout en étant élastique.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Merci, Madame.
Je crois que le Conseil de Paris est tout à fait rassuré par vos explications.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération PJEV 32.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (1999, PJEV 32).