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Conseil Municipal
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Déliberation

Vœu relatif à la situation des journalistes kurdes Abdulwahid BUTIMAR et Adnan HASSANPOUR, condamnés à mort en Iran.

Déliberation/ Conseil municipal/ Octobre 2007 [2007 V. 242]


Délibération affichée à l?Hôtel-de-Ville

et transmise au représentant de l?Etat le 23 octobre 2007.

Reçue par le représentant de l?Etat le 23 octobre 2007.

 

Le Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil municipal,

Abdulwahid BUTIMAR, âgé de 29 ans, est journaliste. Il est le fondateur de l?unique association écologiste de la Ville de Marivan, située dans le Kurdistan iranien. Il a été arrêté le 23 décembre 2006 du fait de ses activités militantes écologistes et en faveur de la défense des droits culturels kurdes.

Adnan HASSANPOUR, âgé de 25 ans, est journaliste, ancien membre du Comité de rédaction d?Aso (Horizon), un hebdomadaire kurdo-perse supprimé par les autorités iraniennes en août 2005. Il a été arrêté le 25 janvier 2007.

Les deux hommes auraient été transférés de la prison de Marivan vers un lieu de détention qui n?a pas été confirmé. Il s?agit probablement du centre dirigé par le Ministère du Renseignement à Sanandaj (capitale de la province du Kurdistan).

Le 17 juillet 2007, on leur a annoncé qu?ils avaient été condamnés à mort pour espionnage et mohareb (inimitié à l?égard de Dieu). Si ce jugement est confirmé en appel, la Cour suprême devra ensuite se prononcer à son tour sur celui-ci.

Selon Amnesty International, les procès qui se déroulent devant les tribunaux révolutionnaires en Iran ne sont pas conformes aux normes internationales d?équité des procès. Le Code pénal prévoit un certain nombre de dispositions concernant le droit d?association et la ?sécurité nationale?, formulées dans des termes vagues et interdisant toute une série d?activités dont beaucoup sont liées au journalisme ou à la liberté d?expression et protégées par le droit international relatif aux droits humains.

Selon Leïla HASSANPOUR, la s?ur d?Adnan, ?son seul crime se résume seulement à sa loyauté envers ses amis, envers les principes humanistes, envers les livres et ses publications. Le crime d?Adnan était d?user de son stylo. Son crime était d?aimer sa Nation. Son crime était d?aimer sa ville. Son crime était son innocence ! Cela signifie-t-il qu?un homme, à cause de ses écrits, de son amour de la patrie, de sa loyauté, de ses choix et de ses aspirations qui sont uniquement et exclusivement de lire et d?écrire, doit être pendu ??

La pression actuelle de la communauté internationale sur l?Iran à propos du développement de ses technologies nucléaires civils et militaires a également comme effet de renforcer l?autoritarisme du régime envers sa propre population, particulièrement les Kurdes. L?action de la communauté internationale contre Téhéran doit également prendre en compte la protection et la défense de la population iranienne.

Sur la proposition des éluEs du groupe ?Les Verts?,

Emet le voeu :

-que le Maire de Paris use de l?influence de la Ville de Paris auprès des autorités iraniennes pour obtenir la libération d?Abdulwahid BUTIMAR et d?Adnan HASSANPOUR.