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Juin 1999
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Conseil Municipal
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33 - 1999, JS 81 - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer 2 marchés sur appel d'offres ou 2 marchés négociés, en cas d'appel d'offres infructueux, pour la rénovation et la mise en sécurité des clôtures des centres sportifs Louis-Lumière et Bagnolet (20e)

Débat/ Conseil municipal/ Juin 1999


M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Nous passons à l'examen du projet de délibération JS 81. Il s'agit de la rénovation des centres sportifs Louis Lumières et de Bagnolet.
Je donne la parole à M. REVEAU.
M. Jean-Pierre REVEAU. - Monsieur le Maire, le présent projet est emblématique de l'insécurité grandissante que connaît notre ville. Aucun lieu n'est en effet épargné, aucun public n'y échappe.
S'il faut, comme l'on dit, "barreauder" ces deux centres sportifs et relever le mur de soutènement, c'est parce que les scolaires qui les fréquentent sont désormais agressés en plein jour par des bandes ethniques violentes qui sévissent dans le quartier, comme elles sévissent ailleurs, sur les terrains de sport de la Porte de Clignancourt par exemple, où des agressions à l'aide de chiens pittbulls sont commises.
Ces violences prolongent les faits délictueux commis à l'intérieur même des écoles, parfois jusqu'au viol, et qui sont commis par des éléments de plus en plus jeunes.
Plus que l'insécurité, c'est une montée de la barbarie à laquelle nous assistons. J'ajoute que ces travaux de sécurité ont été aussi demandés par les personnels de la Direction de la Jeunesse et des Sports : trois agents de cette Direction sont agressés en moyenne par jour ouvrable, dont l'un au moins doit être mis en arrêt de travail.
Telle est la réalité des chiffres de la délinquance parisienne et qui vont bien au-delà des statistiques déjà fort inquiétantes qui figurent dans le contrat parisien de sécurité.
Cette situation résulte malheureusement de données que les Pouvoirs publics se refusent à regarder en face : une immigration incontrôlée, confortant des communautés fermées sur elles-mêmes et que les crédits des politiques de la ville ne parviennent pas ou plus - j'aurai l'occasion de le dire tout à l'heure - à calmer. Il est vrai que l'on ne peut avoir de respect pour des "autorités" qui payent pour limiter la casse.
Elle résulte aussi du fait que l'école se refuse à transmettre les valeurs de la morale et de la discipline élémentaire. La première et la plus indispensable des "intégrations", c'est le respect des fondements moraux de la cité qui permettent à ses membres de vivre ensemble dans la paix civile. D'ailleurs, civilisé et civilisation ont la même racine.
Il faut enfin mettre en cause la culture de mort que diffuse notre société. Sait-on qu'un enfant de dix ans qui regarde la télévision plus de trois heures par jour en moyenne - ce sont les chiffres officiels - assiste à plus de 3.000 scènes de meurtres par an ?
Que dire du Palmarès du Festival de Cannes qui récompense des films exaltants le sordide au bout du compte ?
Les Gouvernements actuels eux-mêmes usent de la violence comme d'un moyen ordinaire de leur politique. La médiatisation quotidienne de l'agression contre la Serbie, et les souffrances infligées aux populations civiles, ne sont pas de nature à conserver dans les esprits la tranquillité de l'ordre.
C'est pourtant là le premier devoir de l'autorité publique. On peut, dans ces conditions, craindre que votre politique du "barreau" n'ait de beaux jours devant elle... Merci.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Tout cela est plein de solutions, Monsieur REVEAU, dans votre intervention. Je ne sais pas s'il est utile d'y répondre.
M. Dominique CANE, adjoint, au nom de la 4e Commission. - Je n'ai pas grand chose à rajouter : si nous faisons cette protection sur ce terrain, c'est simplement pour que nos enfants qui l'utilisent et que le personnel de la DJS, qui l'utilise, se sentent plus en sécurité.
Une fois de plus, M. REVEAU s'est servi de cette tribune pour exposer le programme sécuritaire du parti auquel il appartient.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Merci.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération JS 81.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (1999, JS 81).