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Juin 1999
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105 - QOC 99-290 Question de M. Eric FERRAND et des membres du groupe du Mouvement des citoyens à M. le Maire de Paris concernant le revêtement par des peintures au plomb dans les établissements scolaires de la Capitale

Débat/ Conseil municipal/ Juin 1999


Libellé de la question :
"De nombreux établissements scolaires de la Capitale sont situés dans des bâtiments très anciens dont les murs ont connu le revêtement par des peintures au plomb. Sans ignorer que ce type de matière n'est plus utilisé, il demeure cependant des inquiétudes bien légitimes exprimées par les équipes pédagogiques et les parents d'élèves.
Dans certaines écoles, on constate malheureusement des peintures très dégradées dont l'écaillage fait souvent apparaître l'existence de plusieurs couches de revêtement. L'existence de produits au plomb pourrait être possible, ce qui représenterait un danger sérieux pour les enfants.
Aussi, M. Eric FERRAND et les membres du groupe du Mouvement des citoyens demandent-ils à M. le Maire de Paris de leur indiquer si des sondages ont pu être réalisés dans l'ensemble des équipements de la Ville de Paris et quels ont été les résultats. Ils souhaiteraient qu'un rapport détaillé sur cette question leur soit fourni.
Ils demandent également quelles mesures ont été prises pour garantir la totale sécurité des enfants et l'élimination de tous risques de contamination."
Réponse (M. Jean de GAULLE, adjoint) :
"Le plomb agit sur l'organisme par absorption ou inhalation. Dans le cas des peintures, il s'agit uniquement d'absorption par les enfants qui creusent des parties dégradées de revêtements muraux. Ce type de comportement se rencontre plus particulièrement chez de jeunes enfants (petite section de maternelle).
Sur les 300 écoles maternelles que compte la Ville de Paris, 155 ont été construites avant 1948, date à laquelle l'utilisation des peintures au plomb a été interdite.
Ces écoles font l'objet de travaux de remise en peinture de manière régulière, tous les 10 ou 15 ans. Ce qui laisse supposer qu'elles ont reçu de 3 à 5 couches de peinture depuis cette date. Ces réfections constituent une protection efficace en enrayant le développement des zones dégradées qui incitent aux pratiques évoquées précédemment.
Lorsque la présence de peinture au plomb présente un risque avéré, il peut être envisagé, soit l'élimination des couches sous jacentes, jusqu'au subjectile, soit la mise en place d'un revêtement mural en toile de verre, fixateur protégeant des éventuelles dégradations."