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Juin 1999
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7 - Dépôt de questions d'actualité

Débat/ Conseil municipal/ Juin 1999


M. LE MAIRE DE PARIS. - Mes chers collègues, je vous informe que j'ai été saisi de 6 questions d'actualité. Elles seront examinées à la reprise de nos travaux à 15 heures.
La première question, déposée par Mme JUNOT, élue indépendante, est relative à l'installation d'une patinoire à Paris.
En voici le libellé : "A notre époque, on ne parle que de rollers, de skate-boards, de pistes cyclables, de moyens de déplacements écologiques et sportifs. Les jeunes en redemandent et pourquoi ne pas les satisfaire quand cela est possible. La Ville doit répondre aux aspirations de tous, grands et petits.
A ce propos on a pu voir, depuis 2 ans, le grand succès rencontré par l'initiative municipale d'installer, sur la place de l'Hôtel-de-Ville, une patinoire en plein air. Outre le côté ludique et esthétique d'un tel aménagement, il est évident que les jeunes, les adultes et les enfants aiment le patin à glace.
Autrefois, il y avait à Paris plusieurs patinoires : Molitor, le Palais des glaces, l'ancien Palais des sports de Grenelle, pour ne citer que les plus connues. Qu'en est-il aujourd'hui ? A part, de décembre à mars, la patinoire provisoire de la place de l'Hôtel-de-Ville, il n'y a rien, absolument rien ! Et pourtant, nous savons que ce sport est prisé, qu'il est agréable, ludique et qu'il permet aux jeunes, notamment, de s'extérioriser, dans un cadre agréable et sain.
Alors, à Paris, peut-on réinstaller un tel équipement ? Pour ma part, je le souhaite ardemment. Il est nécessaire et répond à l'attente de nombre de nos concitoyens.
L'emplacement de Molitor serait le meilleur. En tout cas mettre à nouveau une patinoire permanente à la disposition des Parisiens constitue, à mes yeux, une priorité.
A l'aube de l'an 2000, Paris, capitale des arts, des spectacles, de la culture et de la jeunesse, se doit d'offrir aux Parisiens mais aussi à tous les visiteurs, la patinoire que son prestige et sa renommée lui doivent !"
La deuxième, déposée par M. DAGNAUD, s'adresse à M. le Maire de Paris et est relative au "contrat local de sécurité".
La troisième, déposée par M. Philippe DOMINATI, est adressée à M. le Maire de Paris et est relative au devenir de la Tour-Eiffel.
Je vous en donne lecture : "Monsieur le Maire, il y a plus d'un an, notre groupe vous avait signalé notre préoccupation concernant l'avenir de la Tour-Eiffel et plus particulièrement de la société qui a en charge son exploitation.
Cette question vous avait été posée compte tenu de la procédure de privatisation du Crédit foncier de France qui contrôle d'une part, la S.A.G.I. et, d'autre part, la S.N.T.E.
Vous aviez alors été sensible à cette situation préoccupante et vous aviez saisi M. le Ministre de l'Economie et des Finances.
Vous n'aviez pas eu le temps de confirmer au Conseil de Paris les dispositions que vous comptiez prendre, sachant que cette procédure était abandonnée.
Aujourd'hui, le Gouvernement a repris le processus de privatisation.
Pouvez-vous nous informer des dispositions qui ont été prises pour la S.N.T.E. et la S.A.G.I. ?"
La quatrième question posée par Mme CAPELLE, au nom du groupe du Mouvement des citoyens, à M. le Maire de Paris concerne les personnes hébergées dans des hôtels parisiens.
En voici les termes : "Suite aux informations parues dans la presse à la fin de la semaine dernière, nous souhaiterions connaître quelles mesures concrètes compte enfin prendre le Maire de Paris pour permettre aux personnes hébergées dans les hôtels parisiens, dont les loyers sont payés en tout ou partie par l'aide sociale, d'être installées durablement et donc stabilisées dans des logements adaptés à leurs situations ?"
La cinquième question posée par M. BARIANI, au nom du groupe "Union pour la démocratie à Paris", à M. le Préfet de police concerne des incidents survenus dans le 20e arrondissement.
En voici le texte : "Trois quartiers du 20e arrondissement ont subi à quelques heures d'intervalle des manifestations graves de violence dite urbaine.
Vendredi 7 mai : cité Bonnier, 140, rue de Ménilmontant. Cet ensemble classé en D.S.U. a fait l'objet, à mon initiative, d'une décision de réhabilitation dont l'objectif était justement de l'ouvrir sur la ville.
Le financement de la réhabilitation proprement dite, qui a réduit à 354 le nombre de logements de la cité, ceux des travaux de voirie, de l'aménagement des espaces verts, de la restructuration du jardin d'enfants et du club pour personnes âgées s'élève à 136 millions de francs, témoignage évident de l'engagement municipal.
Incriminer l'urbanisme pour expliquer les tensions, le vandalisme systématique, les actes de délinquance commis par quelques uns serait donc inapproprié. De même, ne peut-on se satisfaire d'explications, quelque peu redondantes et commodes concernant les structures d'animation et de prévention mises en place par la Ville de Paris de manière fort conséquente. Les remèdes et financements de la politique de la ville ont été appliqués sans défaillance de la part tant de la Préfecture de Paris que de la Ville de Paris.
A quelque distance de ce site, c'est l'ensemble des Hauts de Belleville qui subissait les symptômes de cette pathologie urbaine. Pourtant, là aussi, une opération de requalification a été menée par l'O.P.A.C. Deux bandes se sont ainsi affrontées, armées de pittbull, suscitant d'ailleurs des interrogations sur la réelle efficacité de la loi sur les animaux dangereux, qui attend toujours des décrets d'application. Un jeune homme, animateur de la Ville de Paris, a été grièvement blessé.
Voici décrit le cadre de ces graves incidents. Ils font suite, malheureusement, à toute une série d'événements qui m'ont déjà amené à intervenir auprès de vous. Je ne cesse, en effet, depuis quelques années de vous exprimer, Monsieur le Préfet de police, ma conviction profonde à propos de l'insécurité dans le 20e arrondissement. Il faut cesser de banaliser, de minorer les tensions qui se multiplient dans ces quartiers, d'expliquer l'inexplicable et l'inacceptable. Dans cet esprit, je prends pour référence le Premier Ministre, Lionel JOSPIN, dans son interview au journal "Le Monde", daté du jeudi 7 janvier 1999 à propos des violences urbaines. Il souhaitait plus de fermeté, ajoutant : "tant qu'on admettra des excuses sociologiques et qu'on ne mettra pas en cause la responsabilité individuelle, on ne résoudra pas ces questions".
Il n'est pas dans mon intention de mettre en cause les interventions de la police urbaine de proximité, comme semblent le faire certains articles de presse, mais de vous demander de prendre les mesures urgentes que réclame le 20e qui est entré dans un cycle de violences de même nature que celui de certaines banlieues. Je ne souhaite pas jouer les oiseaux de mauvais augure mais nous allons, si rien n'est entrepris fortement, au devant de drames majeurs. Ce ne sera pas faute de l'avoir répété des années durant.
Par ailleurs, je vous serais reconnaissant de bien vouloir m'indiquer l'âge des fauteurs arrêtés et la nature des décisions judiciaires qui ont pu être prises."
Enfin, la sixième question d'actualité posée par M. AURELLI, au nom du groupe "Rassemblement pour Paris" concerne les conditions de rémunération des agents recenseurs.
Je vous en donne connaissance : "Les membres du groupe "Rassemblement pour Paris" appellent l'attention sur les conditions de rémunération des agents recenseurs qui ont, depuis le 3 mars dernier, effectué la collecte des bulletins individuels et de logement dans le cadre du Recensement général de la population, tâche incombant à l'Etat et dont les communes assurent, pour le compte de celui-ci, un soutien logistique et humain.
En effet, bien que la Ville de Paris ait décidé de verser une prime complémentaire de 700 F aux agents les plus méritants, la rémunération de base, fixée par l'I.N.S.E.E. et remboursée par cet organisme à la Ville de Paris, s'est révélée être notoirement insuffisante compte tenu de la difficulté réelle de la tâche à accomplir, à l'évidence sous-estimée par l'I.N.S.E.E.
Dans ces conditions, M. AURELLI, au nom des membres du groupe "Rassemblement pour Paris" demande au Maire de Paris qu'il renouvelle auprès du Ministre de tutelle de l'I.N.S.E.E., en l'occurrence le Ministre de l'Economie et des Finances, sa demande de revalorisation du traitement de base des agents recenseurs de telle sorte que la réalité du travail accompli soit effectivement rémunérée."
La séance est suspendue.