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Juin 1999
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Conseil Municipal
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141 - QOC 99-276 Question de M. Jean-Pierre REVEAU, élu du Front national, à M. le Maire de Paris sur le bilan des crédits affectés, depuis 1995, à la lutte contre le S.I.D.A

Débat/ Conseil municipal/ Juin 1999


Libellé de la question :
"Les évaluations récentes faites par les services en charge de lutte épidémiologique ont constaté le recul des cas déclarés de S.I.D.A. Par ailleurs, le nombre de consultations auprès des centres de dépistage anonyme et gratuit du S.I.D.A. est en baisse. Le Conseil de Paris a, dans ses 2 formations, financé de nombreuses actions en ce domaine.
M. Jean-Pierre REVEAU demande à M. le Maire de Paris de bien vouloir lui fournir le bilan des crédits affectés depuis 1995 à la lutte contre le S.I.D.A., tant sur le budget municipal que sur le budget départemental."
Réponse (M. Claude GRISCELLI, adjoint) :
"Depuis plus de 10 ans, la Ville et le Département de Paris ont consacré d'importants financements à la lutte contre le S.I.D.A., soit en donnant aux services concernés de nouveaux moyens, soit en aidant les associations par l'octroi de subventions.
Cette politique, initiée en 1988, a connu toutefois une impulsion nouvelle en 1996 avec la signature par l'Etat et la Ville d'une convention visant à développer des actions communes en faveur de la prévention, du dépistage et de l'accompagnement social des personnes atteintes d'infection à V.I.H. et des usagers de drogue.
Les crédits affectés à la lutte contre le S.I.D.A. et la toxicomanie, de 20 millions de francs en 1995, sont ainsi passés à 30 millions de francs en 1996, grâce notamment au lancement de nombreux programmes d'actions en partenariat avec le secteur associatif. En 1997 et 1998, cet effort financier a été maintenu au même niveau, l'accent étant mis sur la poursuite et le renforcement des programmes existants plutôt que sur le financement de nouvelles actions.
Au cours de ces 3 dernières années, les crédits disponibles - 30 millions de francs par an - ont été répartis de la façon suivante entre les 3 grands types d'action soutenus par la collectivité parisienne :
- 8 millions de francs au titre des actions de prévention (campagnes de communication, intervention de l'équipe mobile d'intervention et de prévention du S.I.D.A., collecte des seringues par le Service municipal des actions de salubrité et d'hygiène, aides aux associations, etc.) ;
- 4 millions de francs au titre du dépistage effectué dans les 3 centres d'information de dépistage anonyme et gratuit du Département (solde net après déduction des remboursements de l'Etat et de la C.P.A.M.) ;
- 18 millions de francs au titre de l'accompagnement social et psychologique (maintien à domicile, hébergement, accueil, insertion, aides aux malades, suivi social dans les centres de méthadone, etc.).
Ces crédits ont été pour leur plus grande partie (25 millions de francs) inscrits sur le budget du Département et dans une moindre proportion (5 millions de francs) sur le budget municipal. La totalité des actions en faveur de l'accompagnement social et psychologique ainsi que les crédits relatifs au dépistage ont été inscrits sur le budget du Département. Les actions de prévention en revanche ont été financées en partie sur le budget départemental (subventions aux associations, financement de l'E.M.I.P.S.) et en partie sur le budget municipal (campagnes de communication, dépenses de fonctionnement du S.M.A.S.H.).
S'il est vrai que le nombre de cas de S.I.D.A. dépistés ou déclarés a sensiblement baissé au cours de ces deux dernières années, cette évolution favorable ne doit pas nous inciter à " baisser la garde ". Nos efforts en matière de prévention et de dépistage précoce notamment doivent se poursuivre. Par ailleurs, si les traitements actuels ont entraîné un net recul de la morbidité et de la mortalité, ils ont aussi contribué à augmenter le nombre de personnes connaissant des problèmes de précarité et de réinsertion. Les dispositifs sociaux en place conservent donc tout leur intérêt : la demande de places en appartements de coordination thérapeutique ou d'aide à domicile par exemple demeure toujours très forte.
Une réflexion cependant a été engagée avec les services de l'Etat sur les évolutions qui pourraient être apportées à ces dispositifs. Elles vous seront présentées dans le cadre de la communication " Paris capitale santé " qui sera soumise prochainement au Conseil de Paris."