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Juin 1999
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Conseil Municipal
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96 - II - Questions du groupe communiste QOC 99-311 Question de Mmes Gisèle MOREAU, Mireille MARCHIONI, MM. Pierre MANSAT, Henri MALBERG et des membres du groupe communiste à M. le Maire de Paris relative à l'ouverture des centres d'hébergement pour les sans-abri

Débat/ Conseil municipal/ Juin 1999


Libellé de la question :
"Pour des milliers de Parisiens sans logis, l'arrivée du printemps se traduit par la fermeture des centres d'hébergement d'urgence. Pour quelques degrés centigrades de plus, ils vont devoir se contenter de la voie publique comme unique lieu d'hébergement.
Ainsi, pour nombre d'entre eux, les "beaux jours" deviennent synonymes de la perte de dignité et des droits élémentaires à se laver ou bien encore à dormir sous un toit. C'est une exclusion qui, s'ajoutant à d'autres, a bien souvent des conséquences dramatiques et irréparables. C'est une injustice intolérable que la grande majorité des Parisiens supporte de moins en moins.
C'est pourquoi Mmes Gisèle MOREAU, Mireille MARCHIONI, MM. Pierre MANSAT, Henri MALBERG et les membres du groupe communiste, avec les associations de sans logis, demandent à M. le Maire de Paris d'agir auprès de la Direction des Affaires sanitaires et sociales pour qu'elle décide l'ouverture de ses centres d'hébergement tout au long de l'année et que les sans abri qui le souhaitent puissent se voir proposer un accès personnalisé au logement social.
Cette décision serait une mesure de justice sociale, une lueur d'espoir."
Réponse (Mme Marie-Thérèse HERMANGE, adjoint) :
"La fermeture au printemps des lits d'urgence ouverts en hiver dans le cadre de l'action " Pauvreté précarité hiver " est une décision qui relève de l'Etat, la Direction des Affaires sanitaires et sociales de Paris déterminant les périodes d'ouverture des établissements gérés par les associations.
S'agissant des établissements municipaux, qui sont ouverts toute l'année, le C.A.S.V.P. a maintenu la capacité d'accueil d'urgence du centre Baudricourt. Celle des autres centres a été réduite progressivement suivant la baisse de la demande puisqu'il est effectivement constaté que la fréquentation des centres diminue naturellement aux beaux jours.
Ces capacités s'avérant toutefois insuffisantes, le Maire de Paris a pris l'initiative de réunir l'ensemble des partenaires de la campagne hiver le 26 avril dernier, en particulier les services de l'Etat, pour faire le bilan de la campagne qui vient de se terminer ; toutes les parties ont exprimé le voeu que l'Etat puisse maintenir toute l'année les mesures conçues pour l'hiver, qu'il s'agisse de l'hébergement ou de la restauration.
Ces questions feront l'objet de débats approfondis lors des Etats généraux de la solidarité au premier semestre 2000."