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Decembre 2010
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Conseil Général
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2010, DDEEES 126 G - Signature d’un avenant n°1 à la convention passée avec l’association Ecole de la 2e Chance de Paris, pour l’attribution d’une subvention. Montant : 400.000 euros.

Débat/ Conseil général/ Décembre 2010


 

M. Christian SAUTTER, président. - Nous passons maintenant à la 2e Commission, avec l?examen du projet de délibération DDEEES 126 G. Il s?agit de l?Ecole de la deuxième chance de Paris et, plus précisément, d?un avenant n° 1 à la convention qui porte sur 400.000 euros.

La parole est à Mme Marinette BACHE.

Mme Marinette BACHE. - Monsieur le Président, le Département de Paris va donc attribuer à l?Ecole de la deuxième chance une subvention de 400.000 euros dans le cadre d?une convention pluriannuelle. Nous la voterons bien volontiers, eu égard aux forts bons résultats affichés par celle-ci.

Les chiffres sont éloquents : en 2009, 51 sorties positives de jeunes en direction de l?emploi ; en 2010, 69 sorties positives.

Ce dispositif intéresse des jeunes qualifiés de volontaires et motivés et je crois qu?il faut l?être entre 18 et 26 ans pour reprendre son parcours de formation.

Je me félicite également que dans le programme d?enseignement, l?enseignement des savoirs de base comme le développement des compétences sociales, comportementales et citoyennes ne soit pas oublié.

Vous vous en doutez, mon problème n?est pas là. Il est dans le fait que ces Ecoles de la deuxième chance soient aujourd?hui devenues nécessaires pour rattraper quelques échecs, mais pas l?essentiel de l?échec, et j?aimerais que nous ayons un Gouvernement qui s?attelle plutôt à donner des moyens à l?école de la première chance, celle ouverte à tous, celle de la République.

Une enquête récente démontre, s?il en était encore utile, qu?on a bien dégradé cette école et qu?il serait temps de lui redonner les moyens de redevenir ce qu?elle a été pendant si longtemps, l?une des meilleures du monde, que de nombreux pays nous enviaient, celle qui permettait aux fils et filles d?ouvriers ou de paysans d?intégrer les grandes écoles, celle qui permettait aux enfants d?émigrés de devenir des Georges Charpak, pas celle qui reproduit les inégalités sociales, celle qui avait de l?ambition pour tous, pas celle où 40 % des élèves ne savent pas lire à l?entrée en sixième, celle qui prend les enfants au niveau où ils sont pour les faire grandir, les élever au sens littéral, pas celle qui supprime les R.A.S.E.D.

J?aimerais que l?Ecole de la deuxième chance ne soit qu?une solution temporaire et que ce Gouvernement cesse avec ses discours démagogiques. Il faut redonner à l?Éducation nationale un budget digne, les moyens d?enseigner partout en milieu urbain, et qu?on arrête avec les fermetures de classes et de Z.E.P., en milieu rural, et qu?on arrête avec les fermetures d?écoles, dans les centres-villes comme dans les quartiers et les banlieues et que la soi-disant mise en place de l?aide personnalisée ne serve pas de prétexte au Ministre de l?Éducation pour supprimer l?enseignement spécialisé, que les collèges et les lycées des quartiers populaires aient des sections valorisantes plutôt que de supprimer la carte scolaire, qu?ils aient également droit, par un système de bonification par exemple, à des professeurs formés plutôt qu?à des jeunes sans expérience, que l?école ignore la R.G.P.P. plutôt que d?être confrontée encore à des suppressions de postes par milliers. Et je salue en mon nom, au nom de mon groupe et sans doute au nom de l?ensemble de la majorité municipale tous ces enseignants qui, dans ces conditions difficiles, s?attachent à maintenir les conditions minimales du service public de l?éducation.

L?école de la République doit devenir l?école de la chance égale pour tous et l?école de la deuxième chance ne sera qu?un médicament transitoire.

Dans cette attente, une fois de plus, Paris palliera et nous voterons cette subvention.

Je vous remercie.

M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Madame BACHE.

Je devais répondre primitivement mais, puisque je suis à la tribune, je vais laisser la parole à Mme Gisèle STIEVENARD grâce à laquelle, il faut le dire, cette école de la deuxième chance de Paris a été fondée.

Mme Gisèle STIEVENARD, vice-présidente, au lieu et place de M. Christian SAUTTER, vice-président, au nom de la 2e Commission. - Chers collègues, je partage tout à fait les convictions de Mme BACHE sur l?importance à accorder à l?école de la première chance et aux moyens à donner à l?Éducation nationale.

On mesure bien aujourd?hui les difficultés auxquelles les professeurs sont confrontés, ainsi que les élèves.

Avec M. SAUTTER et l?ensemble de l?équipe municipale, nous avons porté ce projet de l?école de la deuxième chance qui a ouvert en mars 2007. Elle propose un parcours de formation vers l?emploi à des jeunes déscolarisés, éloignés de l?emploi, qui sont volontaires pour saisir l?opportunité qui leur est offerte.

Cette école accueille quelques centaines de jeunes, dont un grand nombre trouve une issue positive en emploi, en alternance ou en formation qualifiante.

L?école a ouvert rue de l?Est dans le 20e arrondissement puis a pris des locaux rue de Boucry dans le 18e. Sachez que, bientôt, nous inaugurerons de nouveaux locaux magnifiques, 45 rue d?Aubervilliers, dans le courant du mois de janvier prochain, car les travaux sont en cours de finition.

Nous avons effectivement l?objectif de nous adresser au maximum de jeunes possibles. Pour l?année scolaire prochaine, nous monterons à 320 jeunes reçus et accompagnés.

La subvention est donc recalibrée à 400.000 euros.

Le financement de l?E2C est également abondé par l?État, la Région, le F.S.E., la taxe d?apprentissage et la C.C.I.P. et nous siégons régulièrement à son Conseil d?administration.

Je me réjouis aussi qu?un certain nombre d?entreprises jouent le jeu d?accueillir nos élèves pour leur donner des débouchés positifs lors de leur séjour dans cette école de la deuxième chance qui leur met le pied à l?étrier vers l?emploi.

Je vous invite donc à voter favorablement ce projet de délibération.

M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Madame STIEVENARD.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DDEEES 126 G.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté à l?unanimité. (2010, DDEEES 126 G).