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Decembre 2010
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2010, Vœu déposé par les groupes de la majorité relatif à la situation des exilés séjournant dans le 10e.

Débat/ Conseil général/ Décembre 2010


 

M. Christian SAUTTER, président. - Nous passons, mes chers collègues, à l?examen de la proposition de v?u référencée n° 20 G dans le fascicule, déposée par les groupes de la majorité, relative à la situation des exilés qui séjournent dans le 10e arrondissement.

Monsieur LHOSTIS, vous avez la parole.

M. Alain LHOSTIS. - Je serai bref parce que au regard de cette situation des exilés qui résident dans notre arrondissement, ces citoyens temporaires, comme j?aime à les appeler, et qui sont dehors encore en ce moment, et nous irons d?ailleurs avec Mme Olga TROSTIANSKY tout à l?heure sur place, nous avons une grande difficulté sur le fait qu?il y a insuffisance d?accueils de nuit, mais il y a un autre problème, et qui se révèle avec encore plus d?acuité par les grands froids d?aujourd?hui, c?est le fait qu?il n?y a pas de possibilité d?accueil de jour.

Nous avons déjà interpellé à plusieurs reprises le Conseil du 10e arrondissement et le Conseil de Paris, je le rappelle, le Préfet de police, sur le fait que la caserne Château-Landon qui depuis sept ans est désaffectée et qui est en attente de travaux et ceux-ci étant sans arrêt reportés, nous souhaitons que la cour et le rez-de-chaussée de la caserne puissent servir de lieu d?accueil de jour pour les personnes vivant à la rue d?une façon générale, et plus particulièrement les exilés qui séjournent dans notre arrondissement. Avec la possibilité d?envisager de créer une bagagerie, d?y faire la distribution des repas, d?en faire un lieu de repos et de détente, et cela de façon provisoire en attendant le démarrage toujours hypothétique des travaux.

Je regrette d?ailleurs à ce sujet que nous n?ayons pas eu ce v?u en Conseil municipal. Ainsi nous aurions pu entendre le Préfet de police à ce sujet, mais il nous répondra sans doute ultérieurement ; il ne l?a pas fait jusqu?à présent depuis quelques mois, mais pourquoi pas ?

M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Monsieur LHOSTIS.

Madame TROSTIANSKY, quel est l?avis de l?Exécutif ?

Mme Olga TROSTIANSKY, vice-présidente. - Monsieur le Président, rapidement, puisque la situation des exilés présents dans le 10e arrondissement a déjà fait l?objet de nombreuses interventions au Conseil de Paris.

Je voulais rappeler que c?est la responsabilité de l?État de financer des places d?hébergement et d?assurer un accompagnement social et sanitaire adapté.

Il ne s?agit pas seulement de mise à l?abri pendant la période hivernale mais de places d?hébergement pérenne qui respectent le principe de non-remise à la rue.

Cela exige également un renforcement des places de C.A.D.A., qui sont des lieux pour les demandeurs d?asiles en Île-de-France, où il y a vraiment beaucoup de pénurie en la matière.

Au niveau de la collectivité parisienne, on confirme année après année la solidarité avec les exilés, et on va vraiment au-delà de nos obligations légales par le financement du kiosque d?information et d?orientation que nous finançons seuls, sans l?État, et également d?un centre pour mineurs étrangers isolés, boulevard de Strasbourg.

Je voulais en profiter pour dire que le restaurant solidaire que nous avons ouvert en septembre, de la rue de Vellefaux, accueille chaque soir un grand nombre d?exilés, et également qu?il y a un nombre d?exilés important qui dorment dans les gymnases qui sont ouverts par la Ville dans le cadre du plan hivernal.

Peut-être en conclusion, vous dire, Monsieur le Président, que nous avons proposé à l?État une coordination des actions autour des exilés pouvant prendre la forme d?une M.O.U.S. afin d?améliorer leurs conditions de vie, et également s?attardant aussi sur la situation sanitaire. Mais il n?y a pas de résultat aux demandes que nous faisons à l?État à ce propos.

Donc c?est vrai qu?il est particulièrement incompréhensible, tant pour les associations que pour les habitants, de voir un bâtiment comme la caserne Château-Landon, qui reste vide année après année alors que l?on a des dizaines, voire des centaines de personne qui errent toutes la journée dans les rues, faute de places de structure d?accueil, et c?est la raison pour laquelle je m?associe vraiment pleinement à ce v?u, qui a été voté à l?unanimité dans le 10e arrondissement.

Je pense effectivement que nous allons saisir le Préfet de manière à avoir une réponse formelle par écrit, ce qui n?a pas été le cas jusqu?à maintenant.

M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Madame TROSTIANSKY.

Je trouve que M. LHOSTIS a eu une bonne idée en déposant aussi ce type v?u au Conseil municipal de façon à pouvoir interroger le Préfet directement.

Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par les groupes de la majorité, assortie d?un avis favorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

La proposition de v?u est adoptée à l?unanimité. (2010, V. 57 G).