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Juillet 1999
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Conseil Général
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11 - 1999, ASES 87 G - Autorisation à M. le Président du Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil général, de souscrire un avenant à la convention signée avec la Caisse primaire d'assurance maladie de Paris relative à la participation de cette dernière aux dépenses du Département de Paris en matière de protection maternelle et infantile et de signer avec ladite Caisse 3 conventions relatives respectivement à la lutte contre le cancer, contre les maladies sexuellement transmissibles et à la vaccination contre l'hépatite B

Débat/ Conseil général/ Juillet 1999


M. Philippe LAFAY, président. - Nous passons au projet de délibération ASES 87 G autorisant M. le Président du Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil général, à souscrire un avenant à la convention signée avec la Caisse primaire d'assurance maladie de Paris pour la participation aux dépenses du Département en matière de protection maternelle et infantile et à signer avec ladite Caisse 3 conventions relatives respectivement à la lutte contre le cancer, contre les maladies sexuellement transmissibles et à la vaccination contre l'hépatite B.
Je donne la parole à mon confrère, M. BLISKO.
M. Serge BLISKO. - Monsieur le Président, sur ce dossier qui concerne une triple convention que le Département passe avec la Caisse primaire d'assurance maladie, je voulais m'étonner des faibles chiffres consacrés - 500.000 F, je crois - à la lutte contre le cancer, qui me paraît le parent pauvre alors que l'on sait qu'une prévention précoce en particulier dans les structures du Département et de la Ville, dans les dispensaires ou dans les centres de santé, pourrait permettre de détecter un certain nombre de cancers, en particulier féminins.
L'objet principal de mon intervention n'est toutefois pas celui-là, c'est de vous féliciter, en quelque sorte, d'acter et de co-signer avec la C.P.A.M. à propos de la vaccination contre l'hépatite B.
Je m'explique. Une annonce quelque peu mal interprétée, peut-être embrouillée, du Ministère de la Santé, il y a maintenant deux ans, a laissé penser que les pouvoirs publics, au sens large, émettaient des réserves sur le principe de la vaccination contre l'hépatite B.
Rappelons que l'hépatite B est une maladie qui, dans un pourcentage non négligeable de cas, entre 1 et 1,5 % suivant le degré de gravité, conduit à des maladies hépatiques très graves, en particulier au cancer du foie, et que la vaccination contre l'hépatite B reste quelque chose de formidablement important, non seulement pour les personnes exposées, mais également pour deux catégories de population : les pré-adolescents et les adolescents, disons les adultes jeunes, dont la prévalence est importante puisque vous citez dans le projet de délibération 4 %, contre moins de 1 % pour la population générale, de personnes qui sont positives au virus de l'hépatite B, qui présentent des anticorps. C'est donc quelque chose de très important et de très dangereux. On le sait, l'hépatite B se transmet par voie sexuelle, donc c'est une population qui est, je dirai, surexposée à l'infection par ce virus.
Donc, information et vaccination des adolescents, des adultes jeunes.
Seconde tranche d'âge qu'il faut absolument inciter à vacciner, les très jeunes enfants, les nourrissons, et où mieux que dans le cadre de la P.M.I. qui voit passer dans les mains expertes des professionnels du Département des dizaines de milliers d'enfants, je crois qu'on citait plus de 70.000 par an, peut-on vacciner et prévenir, faire une campagne de prévention - puisque c'est une vaccination qui n'est pas obligatoire - donc une campagne d'incitation et de prévention à la vaccination ? Il y a donc tout à fait lieu de se féliciter.
Je voudrais un peu profiter de la tribune du Conseil de Paris pour lancer un cri d'alarme quant à l'annonce malencontreuse du Ministère de la Santé qui a fait que beaucoup de personnes, des parents de bonne foi, ont cru qu'il ne fallait plus vacciner les enfants, or il faut vacciner les nourrissons, les enfants de moins de 3 ans, mais il ne faut pas vacciner dans la période qui d'ailleurs de tous temps a été considérée comme la plus difficile pour les vaccinations par les pédiatres, c'est-à-dire les enfants entre 6 et 10 ans, grosso modo, à l'âge où il y a une certaine immaturité de leur système neurologique.
Le rapport qualité-risque de cette vaccination contre l'hépatite B n'est plus à démontrer si l'on s'en tient strictement à la règle des deux âges de la vie où il vaut mieux vacciner, c'est-à-dire dans le jeune âge ou au moment de l'adolescence ou de l'arrivée à l'âge adulte. Auquel cas je crois que nous contribuerons, vous contribuerez également dans tous les centres de santé, dans les centres de P.M.I., à éclairer les familles, à faire de la bonne prévention et empêcher que l'hépatite B ne continue à tuer alors qu'on sait que ce programme vaccinal, s'il est respecté suivant les règles de l'O.M.S., est de nature à empêcher ces catastrophes dont je vous parlais tout à l'heure.
Merci, Monsieur le Président.
M. Philippe LAFAY, président, au nom de la 5e Commission. - Comme vous le savez, la présente convention vise notamment à la prise en charge par la Caisse primaire des vaccinations contre l'hépatite B des populations comportant un risque. Dans les dispensaires bien évidemment les recommandations de l'O.M.S. que vous avez rappelées et du Ministère de la Santé sont scrupuleusement respectées pour toute activité vaccinale menée par le Département.
Je vous remercie.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération ASES 87 G.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (1999, ASES 87 G).