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Mars 1999
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86 - QOC 99-169 Question de MM. Henri MALBERG, Michel TUROMAN et des membres du groupe communiste à M. le Maire de Paris au sujet de la démolition-reconstruction du groupe H.L.M. " Villiot-Râpée " (12e)

Débat/ Conseil municipal/ Mars 1999


Libellé de la question :
" La Ville de Paris et l'O.P.A.C. projettent une opération démolition-reconstruction pour le groupe d'H.L.M. " Villiot-Râpée " (12e). Cette opération concernerait 296 logements et elle s'étendra de 1999 à 2006.
Les habitants de ce groupe d'immeubles réclament depuis des années des travaux d'amélioration du confort de leurs logements. Or, l'actuel projet de démolition-reconstruction et le manque manifeste de concertation dans son élaboration soulèvent un profond mécontentement.
Les inquiétudes portent notamment sur le relogement de l'ensemble des actuels locataires dans les appartements rénovés, sur les incidences du coût des travaux sur le montant des loyers et sur la concertation elle-même.
Une récente réunion d'information n'a pas rassuré les locataires, bien au contraire, d'autant plus qu'il y a quelques années, la vocation résidentielle de ce site avait été mise en cause par la Ville de Paris.
Aussi, MM. Henri MALBERG, Michel TUROMAN et les membres du groupe communiste demandent-ils à M. le Maire de Paris de bien vouloir leur préciser les conditions dans lesquelles va s'effectuer cette opération de démolition-reconstruction et de leur indiquer si l'ensemble des locataire sera relogé dans le groupe " Villiot-Râpée ". Sinon, où le seront-ils et dans quelles conditions ?
Enfin, ils demandent à M. le Maire de Paris de les informer sur les incidences de ces travaux sur le montant des loyers. "
Réponse (M. Michel BULTÉ, adjoint) :
" Le projet de l'O.P.A.C. de Paris sur le groupe " Villiot-Rapée " a pour objet de rénover cette cité construite dans les années 1960 et dont la conception est en décalage avec son environnement actuel.
L'O.P.A.C. de Paris est attaché à maintenir des logements sociaux à cet emplacement : le nombre de logements après travaux sera équivalent au nombre actuel de logements, soit 296. L'Office s'est engagé à reloger sur place, dans le cadre d'une opération " tiroir ", tous les locataires qui le souhaitent, ainsi qu'à maintenir les commerces de proximité existants.
A contrario, l'O.P.A.C. de Paris est en mesure de proposer aux locataires qui en feraient la demande, un relogement au sein de son patrimoine, dans un autre secteur, en assumant les frais de déménagement.
Cette opération, dont le financement sera de type P.L.A. " construction-démolition ", est menée en concertation avec les résidants. Une première réunion d'information de l'ensemble des habitants a été organisée le 10 novembre 1998. A l'issue de cette présentation, un groupe de travail composé de représentants de locataires a été créé pour intervenir lors de chaque étape du processus de rénovation.
Une enquête sociale, dont le principe a été accepté par les représentants des locataires, a débuté le 12 mars 1999 afin de connaître précisément la composition de chaque famille, ses revenus et les conditions d'accès à l'aide personnalisée au logement (APL).
Les premières études sur le niveau des loyers après travaux font apparaître un taux de loyer moyen équivalent à 80 % du loyer P.L.A. Les loyers réels ne pourront toutefois être fixés qu'à la fin de l'enquête sociale prévue en juin 1999.
A l'issue de cette enquête, une réunion avec le groupe de travail permettra d'en analyser les résultats et d'adapter la typologie des logements aux besoins réels des occupants.
Cette opération est prévue en plusieurs phases et devrait démarrer fin 2000 pour s'achever en 2008. Elle est menée en étroite concertation avec les élus de l'arrondissement, les représentants des locataires et les résidants. "