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Juin 2009
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Conseil Municipal
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2009, DAC 267 - Conclusion d'un bail civil donnant lieu à l'octroi d'une contribution non financière et passation d'une convention d'objectifs avec l'association "59 Rivoli" pour l'occupation des locaux de l'immeuble sis 59 rue de Rivoli (1er).

Débat/ Conseil municipal/ Juin 2009


 

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Nous examinons maintenant le projet de délibération DAC 267 sur la situation de l'immeuble du 59, rue de Rivoli. Sont inscrits : Danielle FOURNIER et Jean-François LEGARET.

Mme Danielle FOURNIER a la parole.

Mme Danielle FOURNIER. - Oui, à propos de cet immeuble du 59, rue de Rivoli, il s'agit de la conclusion d'un bail qui est un épisode très important d'une histoire, on peut dire, mouvementée et qui, je l'espère, je pense que nous l'espérons tous, va ouvrir une nouvelle page dans l'histoire de ce lieu.

Permettez-moi de rappeler ce qui s'est passé. Le 1er novembre 1999, et le jour n'a sûrement pas été choisi par hasard, le collectif KGB, qui ne regroupait à l'époque que trois personnes, dont le G de Gaspard DELANOË, a investi les murs du 59, rue de Rivoli, immeuble qui était laissé à l'abandon par le Crédit Lyonnais, son propriétaire depuis 10 ans, immeuble vide hélas, comme d'ailleurs il y en a encore d'autres en grand nombre à Paris.

Et le collectif l'a transformé en un squat artistique, offrant, en plein centre de Paris, des espaces de travail et des lieux de vie à des créateurs de différentes disciplines. Le succès a été immédiatement énorme. Et la Ville, suite aux élections de 2001 a racheté ce lieu en 2002 et l'a transformé en le sécurisant.

Donc, nous tenons à saluer l'importance de ce projet de délibération qui va permettre de signer un bail avec l'association "59 Rivoli". Et celle-ci va pouvoir mettre en ?uvre, dans ce lieu, son double projet : projet d'exposition qui accueillera du public gratuitement, dans les espaces situés en bas, et projet d'espaces de travail non cloisonnés qui sont une réponse nouvelle, moderne, différente des ateliers logements, justement, que nous évoquions tout à l'heure, dans les étages mis à disposition d'artistes pour des durées brèves, autour d'un projet.

Et on a là un signe très important pour les artistes et l'opportunité de mener, en plein centre de Paris, une expérience innovante et - je pense - enthousiasmante pour le public et pour les créateurs.

Dans un environnement où les commerces sont dominants, cela met en ?uvre une autre modalité de la vie en collectivité, de la vie en ville. Et nous souhaitons que ce dispositif durable puisse se compléter par la signature de baux précaires sur des parcelles en attente de réalisation de projets.

Donc, on évoquait tout à l'heure un vote enthousiaste, ce sera un vote enthousiaste et déterminé sur cette délibération.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Merci beaucoup.

M. Jean-François LEGARET a la parole.

M. Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement. - Oui, Monsieur le Maire.

Notre collègue Danielle FOURNIER vient de faire un résumé objectif de la belle aventure culturelle qu'a été le 59, rue de Rivoli, chez Robert, électron libre. J'ai suivi, en tant que maire du 1er, cette aventure depuis l'origine, depuis 2002. J'avais d'ailleurs rencontré Frédéric HEBERT, alias Gaspard DELANOE, à cette époque et, Christophe GIRARD s'en rappelle sans doute, j'avais organisé une exposition des artistes à la mairie du 1er arrondissement.

Donc, moi, je trouve que cette aventure mérite d'être saluée et d'être aidée. Je me suis inscrit ce soir pour demander le report de ce projet de délibération, que je ne voudrais pas aborder sur le fond, mais nous avons eu une séance du Conseil d'arrondissement il y a 15 jours et le projet de délibération tel qu'il nous est parvenu n'était pas complet puisque notamment n'était pas joint le règlement intérieur.

Ce règlement est important car il fixe les conditions dans lesquelles les ateliers vont être mis à disposition des artistes. Donc, voilà ! Ce noyau dur des 20 ateliers, je crois que ce sont des questions qui ont été posées au Conseil d'arrondissement, auxquelles je n'ai naturellement pas pu répondre, n'ayant pas les éléments en main.

Alors, je me suis adressé au cabinet de Christophe GIRARD qui m'a fait, avec sa courtoisie habituelle, parvenir ce règlement, si bien que maintenant, je l'ai.

Oui, mais le Conseil d'arrondissement ne l'a pas eu dans les délais. Je crois que cela pose d'abord un problème de forme, je ne vais pas parler d'un problème juridique, surtout en ce jour où nous parlons de décentralisation et des pouvoirs des arrondissements.

Et je pense que ce projet de délibération pourrait, puisqu'il s'agit de la convention, être reporté à la séance prochaine du mois de juillet, ce qui permettrait au Conseil d'arrondissement d'avoir un débat complet.

Je dois d'ailleurs souligner que c'est à l'unanimité que les membres du Conseil d'arrondissement ont souhaité ce sursis à statuer sur ce projet de délibération, compte tenu du fait que les éléments ne nous étaient pas tous parvenus.

J'implore la bienveillance de l'adjoint chargé de la culture qui a déjà été sanctuarisé et je proposerais qu'il soit canonisé, s'il acceptait cette motion de report.

C'est mieux que Ministre quand même !

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Christophe GIRARD relèvera-t-il le défi ?

M. Christophe GIRARD, adjoint, au nom de la 9e Commission. - La mule du pape !

Il est vrai, et je présente d'ailleurs à Jean-François LEGARET des excuses? Il aurait été idéal évidemment que vous ayez les documents complets, même si en effet nous ne votons pas en Conseil de Paris, donc non plus en conseil d'arrondissement, le Règlement intérieur car il s'agit de pièces annexes.

En revanche, il est vrai que, maintenant que la déconcentration est en marche, tout cela ne pourra plus se produire dorénavant. Je crois qu?à partir de juillet prochain, l'accident dont vous faites part n'aura plus lieu.

Je vous demande à mon tour, afin de pouvoir moi-même vous canoniser, car il y a un risque !

Vous avez un crédit, je dois dire, sur cette affaire, puisque nous avons travaillé ensemble, intelligemment et de concert, que le dossier avance, mais les artistes sont très impatients, car, comme tout chantier, il y a du retard, il y a des retards, et je crains que? moi, je suis tenté de reporter, mais le faire va provoquer de la part des artistes des accusations à mon avis excessives à votre endroit, et cela, je n'aimerais pas que l'on vous accusât à tort d'un retard dont vous n'êtes finalement pas responsable !

Je propose donc de vous donner une copie du document que je vous ai déjà donné, pour que vous en ayez deux exemplaires, un pour chaque ?il, si je puis dire !

M. Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement. - Non !

M. Christophe GIRARD, adjoint, rapporteur. - Il faut que l'on trouve un compromis parce que j?ai peur que le report?

Ou alors, sans reporter, en effet, vous avez les documents. Si le conseil d'arrondissement a des remarques à faire, eh bien, que nous les prenions en compte et que l'on puisse, dans une séance du Conseil de Paris, prendre en compte les modifications que vous apporteriez. Cela, je peux m?y engager.

Mais j'ai peur que le report ne vous soit? non pas fatal mais en tout cas vous desserve et nous desserve vis-à-vis du projet que nous défendons ensemble depuis très longtemps, car je vous signale que nous sommes en 2009 et que ce dossier date déjà de 2001.

Alors, je vous implore à mon tour, après les excuses que je vous ai présentées, de bien vouloir accepter cette proposition qui est que vous en débattiez en conseil d'arrondissement et que, s'il y a des remarques, nous les prenions en compte et que l?on puisse en débattre ici, au Conseil de Paris.

Voilà ce que je propose !

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Merci.

Donc, Monsieur LEGARET, je vous demande pardon au nom de M. Christophe GIRARD?

(Rires).

Et je vous demande...

M. Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement. - N'en jetez plus !

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Monsieur LEGARET ?

M. Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement. - Simplement, explication de vote.

Moi, je m?abstiendrai sur le projet de délibération aujourd'hui, mais j'accepte la proposition. On verra comment on peut la bricoler, en quelque sorte, dans l?ordre du jour de la séance de juillet, pour que l?on puisse la réévoquer, même sous forme d'une communication, et que l'on ait la possibilité de s'exprimer à la prochaine séance du Conseil de Paris.

M. Christophe GIRARD, adjoint, rapporteur. - Très bien.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Merci de ce geste de bonne volonté, des uns et des autres.

Nous pouvons passez au vote, avec les attendus qui ont été précisés publiquement.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DAC 267.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Donc des élus U.M.P.P.A. Le projet de délibération est adopté. (2009, DAC 267).