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Juin 2009
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2009, Vœu déposé par M. Philippe GOUJON et les élus du groupe U.M.P.P.A. relatif à la protection des forces de sécurité dans l'exercice de leurs missions.

Débat/ Conseil municipal/ Juin 2009


 

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Nous passons à l?examen du v?u n° 89, déposé par le groupe U.M.P.P.A. sur la protection des forces de sécurité dans l'exercice de leurs missions.

La parole est à Philippe GOUJON, pour une présentation rapide, s?il vous plaît.

M. Philippe GOUJON, maire du 15e arrondissement. Très rapide, puisque chacun sait que la violence croît et qu'il y a surtout des actes de violence également contre la police qui se multiplient, étant donné que, désormais, puisque nous ne sommes plus au temps de la naïveté, la police intervient dans les secteurs difficiles, forcément cela ne se fait pas sans difficultés et sans casse. D?ailleurs, il en va de même pour le G.P.I.S. ; on a vu le nombre de blessés en service de ces personnes.

Un certain nombre d'événements ont montré que l'on n'hésitait pas à tirer sur des fourgons de police avec des armes automatiques, etc.

Mon intention était simplement d'appeler l'attention du Préfet de police sur la nécessité de renforcer les moyens consacrés à la protection de ces fonctionnaires de police en intervention.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Merci.

Monsieur le Préfet ?

Monsieur SARRE, après !

M. LE REPRÉSENTANT DU PRÉFET DE POLICE. Merci, Monsieur le Maire.

Effectivement, dans le cadre de la police d'agglomération, s'il n'est absolument pas question de toucher aux unités de proximité et aux circonscriptions ni à Paris ni en petite couronne, en revanche une plus grande efficacité, une plus grande mutualisation et une plus grande intégration des unités de renfort et de soutien aux policiers permettra de sécuriser mieux et davantage leurs interventions. D'une part, grâce à une fluidité des remontées d'informations opérationnelles dans le cadre d?un état-major d?agglomération, d'autre part, par la mutualisation et les capacités de bouger plus qu'aujourd'hui des unités telles qu?une B.A.C. de nuit d'agglomération ou une compagnie de sécurisation d'agglomération, et enfin, une compétence judiciaire étendue qui permettra aux policiers d'être beaucoup plus efficaces et de porter assistance à leurs collègues mis en difficulté.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Merci.

Georges SARRE ?

M. Georges SARRE, adjoint. - Monsieur le Maire, Monsieur le député-maire, chers collègues.

Monsieur GOUJON, laissez-moi vous rappeler en préambule que le Préfet de police représente devant le Conseil de Paris l'autorité de police municipale et en aucun cas le Ministre de l'Intérieur, ce qui fait qu'il n'aurait pas, en théorie, à répondre ici à cette question.

Toutefois, eu égard au devoir d'information du Préfet de police envers le Maire de Paris sur les actions qu'il met en ?uvre pour lutter contre la délinquance, prescrit par la loi de mars 2007, nous sommes évidemment toujours preneurs de davantage d'éléments.

C'est pourquoi je donne un avis favorable à ce v?u, avec toutefois deux réserves.

Je demande, en effet, deux amendements rédactionnels.

Le premier vise à remplacer le terme "jeunes" par "individus". Pourquoi ? Nous ne sommes pas là, en effet, pour stigmatiser une classe d'âge et nous ne pouvons pas nous permettre d'utiliser des termes qui laissent supposer une équivalence entre jeunes et délinquants.

Le deuxième amendement rédactionnel porte, quant à lui, sur la suppression du terme "désormais". Je considère, en effet, que les fonctionnaires de police ont toujours eu à faire face à des attaques graves et scandaleuses.

Moyennant ces deux amendements rédactionnels, je donne un avis favorable à ce v?u.

Je profite également de l'occasion que m'offre M. GOUJON pour demander au Préfet de police de fournir aux élus parisiens un tableau avec la ventilation des effectifs de police par direction et par arrondissement.

Quand nous saurons combien et où sont les policiers, nous serons plus à même d?observer si les effectifs de la Préfecture de police sont partout assez nombreux pour assurer la sécurité des Parisiens, à commencer par les policiers eux-mêmes.

Nous pourrons également comparer ces chiffres avec ceux qui, dans quelques années, résulteront de l'application de la revue générale des politiques publiques.

Chers collègues, je vous remercie.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Merci.

J'ai cru comprendre que Philippe GOUJON acceptait les deux amendements proposés par Georges SARRE.

Il y a une demande d?explication de vote, Monsieur GAREL ?

M. Sylvain GAREL. - C'est toujours la surenchère sécuritaire de la droite qui en rajoute toujours, qui demande de protéger les forces de sécurité? Je ne comprends pas bien la protection des forces de sécurité. Les forces de sécurité, en principe, sont là pour nous protéger et on n'a pas besoin de les protéger.

C'est un peu comme quand on nous dit qu'on ne peut pas mettre de policiers pour les opérations "Paris Respire" parce qu?ils protègent l?armée qui défile le 14 juillet. S?il faut protéger l?armée, je ne comprends pas très bien à quoi sert l?armée?

Maintenant, s?il faut protéger les forces de sécurité, qui va protéger les gens qui protègent les forces de sécurité ? C?est absurde.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, le v?u amendé assorti d'un avis favorable de l'Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le v?u amendé est adopté. (2009, V. 203).

Je vous remercie.