Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Septembre 2010
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
Conseil Général
> Type de document (Débat / Délibération)  

2010, DDEEES 86 G - Délibération cadre pour le Service Civique : accueil des volontaires et financement des formations et prestations destinées au groupe 2010/1011.

Débat/ Conseil général/ Septembre 2010


 

M. Christian SAUTTER, président. - Nous passons maintenant au projet de délibération DDEEES 86 G relatif à la délibération cadre pour le Service civique : accueil des volontaires, financement des formations et prestations destinées au groupe de la promotion 2010-2011.

Il y a deux inscrits, M. Gilles ALAYRAC et M. Jean-François MARTINS.

C'est Mme Gisèle STIEVENARD qui répondra.

M. ALAYRAC a la parole pour commencer.

M. Gilles ALAYRAC. - Merci, Monsieur le Président.

Il nous est demandé de développer le recours aux volontaires du service civique dans les services municipaux. A cette initiative, nous allons répondre favorablement.

D'abord parce que la philosophie même de ce dispositif est séduisante. Le service civique est une occasion d'engagement unique au service de l'intérêt général, au service de la collectivité. C'est l'opportunité de se rendre utile, de faire émerger une génération de jeunes gens désireuse de s'engager, de consacrer du temps à des missions nécessaires aux autres.

La fin du service national a laissé un vide dans la construction de la citoyenneté et, pour leur part, les radicaux de gauche ont été favorables à un service civique obligatoire pour remplir des missions utiles à la société et pour inculquer, si besoin est, les valeurs républicaines et de solidarité.

Je crois que ce temps de service civique, entre neuf et douze mois, peut avoir un impact décisif sur le parcours professionnel et humain des jeunes gens, qu'ils soient diplômés ou non. Aussi est-il nécessaire que les employeurs, et notamment la Ville, puissent faire connaître, reconnaître et valoriser cette expérience, car le service civique est encore trop méconnu, alors qu'il peut susciter des vocations.

En effet, ce que nous faisons à Paris est exemplaire. Aujourd'hui, dix-huit missions sont proposées au sein des directions de la Ville, notamment au sein des espaces verts des écoles et des collèges. Qu'il s'agisse de l'accompagnement des personnes à mobilité réduite dans les musées, du portage de livres, de la prévention sur les risques liés à l'alcool, à la toxicomanie, de la médiation dans le sport de proximité, j'espère que ces jeunes seront vite reconnus, identifiés et appréciés des Parisiens pour les services qu'ils leur rendent.

A Paris, nous avons initié l'effort en 2007 avec le service civil, mais dans quelques jours, ce sont 300 nouveaux volontaires qui seront accueillis au sein de notre administration. Ce qui importe, c'est qu'ils soient suivis par un tuteur, qui s'assurera du bon déroulement de la mission et qui continuera à suivre le volontaire deux mois après la fin de la mission.

Au-delà de la démarche citoyenne, le service civique constitue pour le jeune une source de financement non négligeable. 540 euros par mois, cela peut permettre à une jeunesse parfois en voix de paupérisation de poursuivre ses études, la mission ne couvrant que 26 heures par semaine.

Le service civique n'est pas un gadget. Le gouvernement doit lui donner les moyens de se développer en lui assurant les moyens nécessaires sur la durée.

Si la Capitale, pour sa part, joue pleinement le jeu, on attend avec impatience le bilan de l'Agence du service civique, qui se donnait pour objectif de recruter 10.000 jeunes en 2010.

Pour terminer, je voudrais formuler la proposition suivante : pourquoi ne pas organiser sur le parvis de l'Hôtel de Ville ou des mairies d'arrondissement, lors de chaque rentrée, une journée du service civique qui permettrait, pour les directions de la Ville, pour les structures qui en ont besoin, de présenter leurs activités, et de médiatiser un dispositif sur lequel notre ville et à l?avant-garde.

Cela permettrait de mettre en lumière un dispositif intelligent et utile qui doit être soutenu, promu et accessible à l'ensemble des jeunes Parisiens.

Merci.

M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Monsieur ALAYRAC.

Je ne vois pas M. MARTINS donc je donne tout de suite la parole à Mme Gisèle STIEVENARD qui va répondre à M. ALAYRAC.

Mme Gisèle STIEVENARD, vice-présidente, au nom de la 5e Commission. - Monsieur le Président, je remercie M. Gilles ALAYRAC d'avoir manifesté son intérêt pour ce projet de délibération.

Le service civique est en effet un dispositif solidaire qui offre aux jeunes une formidable occasion d'investissement citoyen, d'apprentissage, de savoir-être, de savoir-faire, de formations complémentaires, et aussi de découvertes d'univers professionnels.

Le service civique parisien a pour ambition de valoriser et de reconnaître l'engagement des jeunes.

Comme vous l'avez indiqué, notre collectivité est pionnière dans la mesure où bien avant la loi récemment votée, le 10 mars dernier, nous avons expérimenté ce dispositif dès 2007, avec l'ACSE, l'Agence nationale pour la cohésion sociale et l'égalité des chances, ce qui fait de Paris, en quelque sorte, la vitrine nationale du service civique avec 300 volontaires et 18 missions dont vous nous avez fait part à l'instant.

Je souligne également que la loi nouvelle apporte des avancées pour les jeunes : une meilleure protection sociale, une reconnaissance de ce service dans les cursus universitaires, et la possibilité pour les jeunes non ressortissants de l'Union européenne qui justifient d'un an de résidence en France de déposer leur candidature, ce qui est important pour certains jeunes de nos quartiers.

Avancée aussi pour les collectivités, car le nouveau dispositif, dorénavant piloté par la nouvelle agence du service civique, facilite les procédures administratives. Et je veux là remercier nos services, la DDEEES, ainsi que toutes les Directions de la Ville pour la grande qualité des missions qu'elles proposent en interne et bien sûr, également, la centaine d'agents municipaux pour le tutorat qu'ils mènent tout au long de l'année, car c'est un investissement utile et fructueux.

Voilà pourquoi nous souhaitons que le service civique s'inscrive dans la durée, bénéficie de budgets annuels consolidés, et garde l'ambition de s'adresser au plus grand nombre de jeunes ; je sais qu'au niveau national un objectif de 75.000 jeunes avait été fixé au départ avec la volonté de recruter 25.000 jeunes en 2011. Il me semble que ces objectifs ont été revus à la baisse cet été ; je le regrette parce que c'est vraiment un très bel outil.

Je reprends à mon compte la suggestion qui vient d'être faite par M. ALAYRAC de tenir une journée du service civique. Je garde en tête cette initiative pour les prochaines promotions.

En effet, il faut que nous communiquions au-delà de ce que nous avons fait jusqu'ici, sachant qu?une cérémonie d'accueil des volontaires aura lieu au cours du premier semestre 2011, une fois la nouvelle promotion au complet.

Pour terminer, je dirai simplement qu'avec Bruno JULLIARD nous avons différents chantiers de valorisation du bénévolat des jeunes. Je citerai par exemple l'opération "RockCorps" - je n'ai pas le temps de développer mais pour ceux que cela intéresse, je suis à leur disposition -, ainsi que le passeport bénévole pour les jeunes du Conseil parisien de la jeunesse.

Au fur et à mesure, nous développons nos outils pour soutenir et valoriser nos bénévoles et élargir le vivier parisien.

M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Madame STIEVENARD.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DDEEES 86 G.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté à l'unanimité. (2010, DDEEES 86 G).