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Juin 2010
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Conseil Général
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2010, DASES 196 G - Signature d'un avenant n° 2 à la convention passée avec l'association Tibériade (7e) pour l'attribution d'une subvention. Montant : 52.000 euros.

Débat/ Conseil général/ Juin 2010


 

M. Christian SAUTTER, président. - Nous arrivons maintenant au projet de délibération DASES 196 G. Il s'agit d'un avenant n° 2 à la convention passée avec l'association "Tibériade", domiciliée dans le 7e arrondissement, pour l'attribution d'une subvention de 52.000 euros.

C'est Mme Odette CHRISTIENNE qui interroge M. Jean-Marie LE GUEN, qui est là mais qui bavarde, comme souvent.

M. Jean-Marie LE GUEN. - Oui. J'essaie de comprendre tous les projets que vous avez initiés.

Mme Odette CHRISTIENNE. - Veiller à préserver la dignité de l?homme est un devoir qui ne doit pas cesser d'être présent à notre esprit en toutes circonstances. En temps de paix, indépendamment du contexte économique, nous nous trouvons face à des comportements sociaux inadmissibles qui, malheureusement, se manifestent même dans un pays de culture humaniste.

Nous savons que l'un des problèmes majeurs de santé publique demeure le Sida, qui atteint des personnes à tous les âges de la vie.

Si l'importance primordiale des soins et du développement de la recherche thérapeutique n'échappe à personne, s'il faut lutter pour la prévention, et l?éducation à l?école y a sa part, nous savons que l?écoute et le soutien moral des personnes atteintes, et parfois de leur entourage, nous requièrent. En effet, le Sida est un fléau dont les effets dégénératifs sont particulièrement cruels.

Un des premiers témoignages courageux, celui d'Hervé Guibert, nous en a rapidement instruits. Or, trop de personnes pensent encore qu'il s'agit d'une malédiction liée à des comportements répréhensibles, et après l?étude de 2005 de Sida Info Service, 57,3 % des malades du Sida estiment avoir été discriminés, y compris par les médecins. C'est dire l'ampleur du problème.

Je rappelle d'ailleurs en passant que dans certains pays, les malades du Sida sont tout simplement incarcérés.

Alors, aujourd'hui, nous devons saluer pour son action l?association "Tibériade" qui, depuis 1987, se préoccupe de ces problèmes. En effet, à côté de l'action étatique irremplaçable pour prévenir la diffusion épidémiologique de la maladie, nous devons reconnaître et soutenir les associations qui aident efficacement ceux qui sont déjà atteints par le virus et qui, de surcroît, sont bien souvent victimes, comme nous l?avons dit, d'une violente stigmatisation.

L?association "Tibériade" propose une écoute individuelle assurée par des psychologues et des psychiatres, ainsi que des activités de resocialisation - repas, activités culturelles, loisirs qui permettent aux porteurs du virus de garder simplement le goût à la vie.

Cette association ne totalise pas moins de 6.148 accueils par an et les personnes suivies viennent en moyenne six fois au centre. Nous devons souligner l?effort des 13 personnes - huit bénévoles et cinq salariés - qui la portent, et leur action qui favorise une réinsertion à moyen ou à long terme de personnes fragilisées par la maladie.

Aussi, reconnaissons-nous l'utilité de l'association "Tibériade", et il est bienvenu de leur attribuer la subvention qu'elle sollicite auprès du Conseil général et que nous présente M. Jean-Marie LE GUEN au nom de la 6e Commission.

Je vous remercie.

M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Madame CHRISTIENNE.

M. LE GUEN vous répond.

M. Jean-Marie LE GUEN, au nom de la 6e Commission. Merci, Monsieur le Président.

Je remercie beaucoup notre collègue Mme CHRISTIENNE d'être intervenue sur le travail de cette association. Elle en a fait la démonstration de l'engagement, du travail, et au-delà, du fait que le Département de Paris a évidemment vocation à soutenir par une subvention cette initiative qui a été effectivement prise par l'Archevêque de Paris, le Cardinal Lustiger.

Mais il est, me semble-t-il, tout à fait opportun aussi que notre Conseil salue l'engagement des équipes de bénévoles et de salariés dans ce travail qui contribue à apporter un soutien très important à une partie de nos concitoyens qui sont en grande souffrance car ils sont à la fois victimes et porteurs du V.I.H., aujourd'hui 132 personnes, hommes et femmes sont prises en charge par cette association. Ce sont aussi des personnes en très grande précarité.

C?est une des rares associations à proposer ce type d'accueil de jour, notamment en termes de repas, et c?est un moment important, y compris car l'observance des médicaments est très importante. Le fait que l'on puisse suivre ces personnes est quelque chose de très important.

Encore une fois, saluons cette équipe compétente qui apporte par différentes prestations un cadre individuel et collectif qui rompt l'isolement et qui lutte aussi contre les pathologies associées, bien naturellement, que sont les dépressions et la marginalisation liées aux situations de précarité, avec la perspective de la réinsertion.

Encore une fois, merci beaucoup à Mme CHRISTIENNE d'avoir souligné l'action de cette association et le soutien que le Département de Paris apporte à son engagement.

M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Monsieur LE GUEN.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASES 196 G.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s'abstient ?

Le projet de délibération est adopté à l'unanimité. (2010, DASES 196 G).