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Juin 2010
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Conseil Général
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2010, Vœu déposé par le groupe socialiste, radical de gauche et apparentés relatif au plan d'action présenté par le Ministère de l'Intérieur en faveur de la sécurité des personnes âgées.

Débat/ Conseil général/ Juin 2010


 

M. Christian SAUTTER, président. - Nous passons à l'examen de v?ux qui ne se rapportent à aucun projet de délibération, en commençant par le v?u référencé n° 1 G dans le fascicule, qui est relatif au plan d'action présenté par le Ministère de l'Intérieur en faveur de la sécurité des personnes âgées, v?u qui a été déposé par le groupe socialiste, radical de gauche et apparentés.

C'est M. Gauthier CARON-THIBAULT qui va le présenter et Mme CAPELLE qui donnera l'avis de l'Exécutif.

Monsieur CARON-THIBAULT, vous avez la parole.

M. Gauthier CARON-THIBAULT. - Merci, Monsieur le Président.

Mes chers collègues, le 17 mai dernier, Brice HORTEFEUX a présenté son plan d?action en faveur de la sécurité des personnes âgées.

Bien que l?on ne puisse que saluer une initiative qui répond à un vrai problème de société, on peut toutefois s?interroger sur la valeur d'une telle déclaration, tant les effets d'annonce semblent être la coutume au Gouvernement.

Avant tout, l?une des mesures du plan nommée opération "Tranquillité seniors" est le nom d'un service déjà proposé aux seniors par la Ville de Paris depuis longtemps, ce qui est révélateur de la méconnaissance de M. HORTEFEUX du travail effectué par le Département et la municipalité en direction des personnes âgées.

En demandant que "les collectivités territoriales s'impliquent elles aussi car elles peuvent faire le lien entre les seniors, les plus isolés et les services publics", le ministre de l'Intérieur oublie que Paris a développé des réseaux de proximité solidaires à destination des personnes âgées et effectue déjà un gros travail d?information et de prévention à l'égard des seniors, mais ce qui nous préoccupe particulièrement, c'est la crainte que ce plan ne s'accompagne pas des moyens nécessaires à son application. Le plan ne mentionnant nulle part des moyens supplémentaires, cette crainte est d'autant plus légitime. La logique actuelle semblant aller vers un désengagement de plus en plus massif de l?État sur les dépenses sociales, le coût financier de tout un pan des politiques publiques pèse dorénavant sur les collectivités.

L?État est coutumier du fait et n?a, par exemple, toujours pas?

M. Christian SAUTTER, président. - La minute est passée.

M. Gauthier CARON-THIBAULT. - J?ai encore trois lignes, Monsieur le Président.

? abondé les fonds nécessaires au financement de l?allocation personnalisée d?autonomie.

Le Département a dû s?y substituer et a engagé nos dépenses dans ce sens qui attendent toujours compensation.

Nous attirons donc l'attention sur le fait que la mise en place d'un tel plan doit s'accompagner de moyens humains et financiers, sans quoi les collectivités devront, une fois de plus, pallier le manque d?investissement de l?État sur des mesures que le Gouvernement a lui-même initiées.

M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Monsieur CARON-THIBAULT.

Je donne la parole à Mme Liliane CAPELLE pour donner l?avis de l?Exécutif.

Mme Liliane CAPELLE. - Monsieur le Président, c'est naturellement un avis favorable que je donnerai à ce v?u. Je relèverai simplement deux ou trois points, cela ne prendra pas plus d?une minute.

Quand vous parliez de l'opération "Tranquillité seniors" du Département, le Département met à disposition du personnel dédié et des voitures. Dans ce que je lis de ce programme, il n'y a rien de tel. On indique qu'on mettra en avant les collectivités, on décide qu'on mettra aussi? Je ne résiste pas à vous lire la phrase exacte.

Je pense notamment aux services sociaux, on n?a pas attendu

M. Christian SAUTTER, président. - Une seconde? Je signale que la buvette est ouverte et que c?est un excellent lieu pour y tenir des conversations particulières.

Mme Liliane CAPELLE. - ? aux associations d'aide à domicile, c'est déjà prévu, aux postiers, je réponds : "quand ils existent encore".

Evidemment, nous donnons un avis extrêmement favorable. J'attends de l'État sur ce sujet comme sur d'autres qu'il passe aux actes.

Je vous remercie.

M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Madame CAPELLE.

Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par le groupe socialiste, radical de gauche et apparentés assortie d'un avis favorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le voeu est adopté. (2010, V. 25 G).