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Juin 2010
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Conseil Général
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2010, DASES 319 G - Signature d'un avenant n° 1 à la convention passée avec l'Association pour la prévention, l'accueil, le soutien et l'orientation (APASO), pour une action de soutien psychologique et de remobilisation d'allocataires parisiens du revenu de solidarité active (RSA). Montant : 249.600 euros.

Débat/ Conseil général/ Juin 2010


 

M. Christian SAUTTER, président. - Nous passons au projet de délibération DASES 319 G. Il s'agit d'un avenant n° 1 à la convention passée avec l'Association pour la prévention, l'accueil, le soutien et l'orientation (A.P.A.S.O.), pour une action de soutien psychologique et de remobilisation d?allocataires parisiens du revenu de solidarité active R.S.A. Le montant de la subvention s'élève à 249.600 euros.

M. Gauthier CARON-THIBAULT évoque ce projet de délibération et Mme Olga TROSTIANSKY lui répondra.

Monsieur CARON-THIBAULT, vous avez la parole.

M. Gauthier CARON-THIBAULT. - Monsieur le Président, mes chers collègues, dans le cadre d?une convention de financement triennale que nous avons signée en 2009 avec l'Association pour la prévention, l'accueil, le soutien et l'orientation (A.P.A.S.O.), il nous est demandé aujourd'hui de délibérer concernant une subvention de 249.600 euros que nous leur versons dans le cadre des actions de soutien et de remobilisation que nous lui demandons de mener à destination de certains bénéficiaires parisiens du R.S.A. présentant des troubles de souffrance psychique les éloignant de l'emploi.

Cette délibération est l'occasion de souligner l?engagement du Département de Paris dans l'organisation du volet "insertion" de ce nouveau revenu de transfert, dont la gestion nous a été confiée par l'État sans, rappelons-le, les transferts financiers nécessaires.

Tous les ans, notre Assemblée est amenée à voter le Plan départemental d'insertion. Cette année, il s'élève à près de 60 millions d?euros, dont 560.000 euros sont mobilisés pour le suivi et l?accompagnement individualisé de plusieurs centaines d?allocataires en souffrance psychique et cet investissement est ô combien nécessaire.

Généralement, beaucoup de stéréotypes circulent autour des bénéficiaires du R.M.I. et R.S.A. et sur leur véritable volonté de retrouver un travail.

Cependant, à s'intéresser aux statistiques qui remontent de la gestion de ce minima social, force est de constater que bon nombre d'entre deux présentent un certain nombre de difficultés qui les éloignent temporairement ou durablement de l'emploi.

Profonde désocialisation pour les plus âgés, personnes présentant diverses addictologies, artistes à projets précaires, personnes qualifiées dans des secteurs en très forte crise, bénéficiaires présentant des erreurs d'orientation dans leur accès aux droits, personnes ne parlant pas le français, problématique psychologique.

Afin d'avoir une action efficace à destination de ces personnes et pour permettre que le R.S.A. soit un véritable facteur d'intégration et d'émancipation sociale, un certain nombre de structures suivent ces bénéficiaires en prenant en compte ces spécificités et en leur proposant des actions adaptées pour tenter de lever les freins du retour à l?emploi.

Ces actions spécialisées se joignent au travail de suivi polyvalent qu?effectuent les services sociaux de la Ville.

L?A.P.A.S.O. fait partie de ces acteurs sociaux sur lesquels nous nous appuyons. A travers 1.683 consultations, plusieurs ateliers de redynamisation, 542 entretiens dans le cadre d?une permanence juridique, cette association a pris en charge 183 allocataires, dont un sur quatre a, aujourd'hui, trouvé une insertion sociale et/ou professionnelle.

Si ces résultats peuvent paraître minces, c'est qu'il faut bien avoir conscience de la situation sociale d'isolement dans laquelle se trouvent ces personnes qui étaient toutes en situation de grande détresse psychique et pour qui le retour à l'emploi ne peut s'envisager de la même manière que pour n'importe qui.

A travers l'évocation de ces résultats, je tiens également à saluer le travail similaire réalisé par deux autres associations que nous finançons, à savoir l'Espace psychanalytique d?orientation et de consultation et la Clepsydre.

Par ailleurs, ces délibérations que nous votons tous les ans sont également l'occasion, et vous le savez, Monsieur le Président, d'affiner le partenariat que nous mettons en place avec eux.

Conformément aux priorités pour 2010 définies dans le P.D.I. que nous avons voté en mars dernier, nous souhaitons donner la priorité à l?évacuation de ces dispositifs afin de mieux les calibrer. Ainsi, ce projet de délibération est l?occasion pour le Département de modifier la méthodologie de compte rendu trimestriel utilisée pour pouvoir, à terme, mieux utiliser l'argent public et de proposer de nouvelles et meilleures propositions pour le P.D.I. 2011.

La politique que nous menons dans le cadre du P.D.I. est le pendant obligé des actions que nous mettons en place pour augmenter le nombre d'emplois sur Paris.

Nous montrons dans nos actions quotidiennes que nous tenons les deux bouts de la chaîne, mais permettez-moi d'être inquiet de la nécessaire augmentation, surtout en période de crise, des dépenses d?insertion sans compensation de l'État, alors même que celui-ci envisage pour bientôt la création du R.S.A. jeunes.

Monsieur le Président, mes chers collègues, pour l?heure, en tout cas, félicitons-nous du travail accompli par les travailleurs sociaux de l?A.P.A.S.O., avec des résultats qui ont dépassé nettement les engagements qui étaient les leurs à l'origine.

M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Monsieur CARON-THIBAULT.

Je donne la parole à Mme Olga TROSTIANSKY.

Mme Olga TROSTIANSKY, vice-présidente, au nom de la 6e Commission. - Monsieur le Président, tout d'abord, je voulais remercier M. Gauthier CARON-THIBAULT de son intervention.

Ce projet illustre le soutien appuyé qu'apporte le Département aux associations pour remobiliser et redynamiser les allocataires du R.S.A.

Dans leur accompagnement des allocataires, les travailleurs sociaux repèrent souvent des difficultés psychologiques, particulièrement la dépression, qui complique l'insertion sociale et professionnelle.

Il y a un certain nombre d?allocataires qui sont depuis longtemps au R.M.I., maintenant au R.S.A., et qui n?arrivent pas à se projeter, à construire des projets. Ils connaissent, comme l?a souligné M. CARON-THIBAULT, des conditions qui sont très précaires et ce sont des personne qui sont souvent très isolées. D'autres, particulièrement des jeunes diplômés, considèrent en fait le R.S.A. comme un déclassement.

Pour les aider à prendre la parole sur ces sujets compliqués, les référents peuvent conseiller aux allocataires de recevoir le soutien d'associations conventionnées par le Département ; vous avez souligné Clepsydre et A.P.A.S.O. qui est l?objet du présent projet de délibération. Il y a également E.P.O.C.

Les référents sociaux constatent effectivement l'efficacité de cet accompagnement qui permet de nommer les difficultés, d?y travailler et de les dépasser.

Je voulais vraiment souligner devant cette Assemblée l'importance de ces actions de remobilisation, de redynamisation des allocataires du R.S.A. et c?est un des axes majeurs du Plan départemental d'insertion voté en mars dernier. A la fois sous forme soit individuelle, soit d'action collective, elles permettent vraiment de rompre l'isolement, de reconstruire l?estime de soi et de bâtir de nouveaux projets.

Je vous propose donc de voter ce projet de délibération.

M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Madame TROSTIANSKY.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASES 319 G.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2010, DASES 319 G).