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Juin 2010
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Conseil Général
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2010, Vœu déposé par le groupe socialiste, radical de gauche et apparentés relatif à l'installation de défibrillateurs d'accès public dans les cafés, restaurants et pharmacies de Paris.

Débat/ Conseil général/ Juin 2010


 

M. Christian SAUTTER, président. - Nous passons maintenant au v?u référencé n° 5 G dans le fascicule, qui est relatif à l'installation de défibrillateurs dans les cafés, restaurants et pharmacies, v?u qui a été déposé par le groupe socialiste, radical de gauche et apparentés.

C'est M. ALAYRAC qui va le présenter et M. LE GUEN lui répondra.

Monsieur ALAYRAC, vous avez une minute.

M. Gilles ALAYRAC. - Merci, Monsieur le Président.

40 à 50.000 personnes meurent chaque année d'un arrêt cardiorespiratoire en France. Certains pays, comme l'Allemagne, les Pays-Bas ou la Suède, sont bien équipés en défibrillateurs qui, je le rappelle, sont des appareils qui peuvent être utilisés par tout le monde, pas seulement par les médecins.

La France, pour sa part, ne dispose que de 77 défibrillateurs par million d?habitants. Or, les personnes bénéficiant d?un recours au défibrillateur dans les plus brefs délais à la suite d?un arrêt cardiaque augmentent de 5 à 50 % leurs chances de survie.

Je veux saluer d?abord le fait que la Ville a déjà équipé un certain nombre de ses bâtiments en défibrillateurs ; je pense à des gymnases, à des collèges ou à des mairies d'arrondissement.

Il apparaît maintenant nécessaire, je crois, de prolonger l'effort qui a été réalisé en procédant à une diffusion plus large de ces défibrillateurs. Avec notre groupe, nous suggérons d?équiper ou d?inciter à l'équipement les cafés, les restaurant et les pharmacies.

Merci.

M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Monsieur ALAYRAC. Exactement une minute, vous êtes parfait !

M. LE GUEN va vous répondre un petit peu plus longuement.

M. Jean-Marie LE GUEN. - Oui, Monsieur le Président, un plan de déploiement des défibrillateurs a été mis en place sur la Capitale, avec un groupe de travail copiloté par la Mairie et le Samu 75.

Nous avons déjà installé 130 défibrillateurs dans les 20 mairies d'arrondissement, dans les bibliothèques, les musées municipaux, les équipements sportifs. Nous avons prioritairement choisi donc de travailler sur les endroits à forte densité humaine. 450 personnes ont été formées par la Croix-Rouge.

L'idée, c'est vrai que, de ce point de vue, nous sommes souvent, en termes d'installation, un peu en retard par rapport à d'autres pays, mais ceci doit être rapporté au fait que nous avons des systèmes d'intervention d'urgence qui sont en général de meilleure qualité et plus rapides que d'autres pays. Alors est-ce une insuffisance de l'offre ou une insuffisance de la culture ? Je ne pense pas, en tout cas, que ce soit par l'insuffisance de malades, mais toujours est-il que les défibrillateurs que nous avons installés n'ont pas donné lieu pour l?instant à des interventions, ce qui veut dire que nous avons une interrogation quand même avant de procéder trop rapidement en la matière, puisque nous sommes comptables de l'argent public et de son bon emploi dans la santé publique.

Nous sommes très sensibles à la suggestion qui est faite par notre collègue M. ALAYRAC. En même temps, nous devons évidemment continuer les études pour comprendre un petit peu mieux comment nous pourrions les utiliser au mieux.

M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Monsieur LE GUEN.

Donc, c'est un avis?

M. Jean-Marie LE GUEN. - Favorable.

M. Christian SAUTTER, président. - ? calmement favorable.

M. Jean-Marie LE GUEN. - Voilà !

M. Christian SAUTTER, président. - Je mets aux voix, à main levée, cette proposition de v?u assortie d'un avis calmement favorable.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s'abstient ?

Le voeu est adopté à l'unanimité. (2010, V. 28 G).