Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Juin 2010
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
Conseil Général
> Type de document (Débat / Délibération)  

2010, Vœu déposé par les groupes U.M.P.P.A. et Centre et Indépendants relatif à la fermeture du club pour seniors de la rue Boutebrie (5e).

Débat/ Conseil général/ Juin 2010


 

M. Christian SAUTTER, président. - Nous arrivons au v?u référencé n° 2 G qui est relatif à la fermeture du club pour seniors de la rue Boutebrie dans le 5e arrondissement.

Ce v?u a été déposé par le groupe U.M.P.P.A et le groupe Centre et Indépendants qui sera présenté par M. TIBÉRI. C?est Mme CAPELLE qui répondra.

Monsieur TIBÉRI, vous avez la parole pour une minute.

M. Jean TIBERI. - Une minute ?

M. Christian SAUTTER, président. - Les v?ux, c?est une minute. Le règlement, c'est une minute. Comme M. TIBÉRI est un ancien maire, il aura une minute et demie.

M. Jean TIBERI. - Je vais être extrêmement rapide et je vais essayer d?être succinct. J?ai appris, Monsieur le Président, par Mme CAPELLE la fermeture d'un club senior situé dans le Nord du 5e arrondissement.

Il n'y a pas de justification, il y a simplement une allusion concernant cette décision pour des raisons budgétaires, de contexte budgétaire me dit-on, et invoquant soi-disant des fréquentations trop faibles.

Ce club fonctionne depuis de nombreuses années et ses activités sont diverses. Mais cette suppression d'une activité sociale d'un service public survient, intervient après de nombreuses autres suppressions dans le 5e arrondissement : un restaurant rue de Santeuil supprimé pour les personnes âgées, deux ludothèques et la plupart des activités culturelles du 5e. Et récemment, suppression d'un centre de P.M.I., rue de l'Epée de Bois et le local est toujours vacant depuis plusieurs mois.

Enfin, et c'est le dernier point qui me préoccupe, pas le plus mais au moins autant que le reste, contrairement aux déclarations, affirmations maintes fois rappelées et répétées de démocratie et de concertation évoquée par la Mairie de Paris, cette décision a été prise sans dialogue, sans concertation, ni avec le maire ni dans le cadre des conseils de quartier et sans l'avis des habitants.

Voilà pourquoi je me permets d'insister et dire que tout cela est fâcheux, inacceptable et je souhaite que la Mairie accepte de revoir cette décision qui n'est pas justifiée, car on oblige les personnes âgées qui sont là à traverser tout le 5e arrondissement, et pour ceux qui le connaissent à aller des quais de la Seine jusqu?au boulevard de Port-Royal.

Voilà, j?ai respecté le temps imparti !

M. Christian SAUTTER, président. - Une minute 40. C'est très bien, Monsieur TIBÉRI.

Je donne la parole à Mme CAPELLE pour donner l'avis de l'Exécutif sur votre v?u.

Mme Liliane CAPELLE. - Monsieur le Président, Monsieur le Maire, Monsieur TIBÉRI, évidemment votre v?u, encore une fois, vous nous jouez : c'est tout contre le 5e, je suis la victime?

(Réactions sur les bancs de l'opposition).

Je ne parle pas du 1er et on en parlera peut-être à un autre moment, mais je parle ici du 5e.

C?est tout : je suis victime d'un ostracisme épouvantable, on me ferme tout dans le 5e !

Je ne reviendrai pas sur tout ce que vous avez dit, mais le restaurant n'a pas été fermé mais confié à une association qui donne une ouverture aux seniors et au contraire agrandit. Les ludothèques, les activités culturelles ont été replacées, mais vous savez bien qu'il y avait des problèmes d'insalubrité. Je ne reviendrai pas dessus.

Quand vous voulez jouer le rôle de la victime, je prends à témoin vos collègues du 10e, je me prends à témoin pour le 11e, je prends à témoin le 13e, le 14e et le 18e qui voient également des clubs se fermer.

Pourquoi les clubs se sont fermés ? Certes, c'est une question budgétaire mais ce n'est pas simplement pour faire de l'argent. C'est une question budgétaire parce que ces clubs n'accueillent plus en moyenne que quatre à cinq personnes, et encore, et qu'une vraie demande est faite pour les clubs. C?est une demande d'ouverture, une demande que cela ne fonctionne pas que l'après-midi mais tous les jours.

A chaque fois, sur ces sept ou huit clubs qu'on va fermer, ce sont des moyens qu'on va déployer sur d'autres clubs pour ouvrir, par exemple, l'activité photo parce que beaucoup de personnes âgées le demandent. Voyez-vous, il y a deux conceptions des personnes âgées. Une principale est : je garde mes personnes âgées ou je les ouvre sur la ville et j'en fais des citoyens de la ville à part entière, ce qui est ma conception.

(Réactions sur les bancs de l'opposition).

Vous avez très bien compris.

Maintenant sur l'information, d'abord votre directeur du Centre d'action sociale était parfaitement informé, puisque c'est avec l'accord de tous les directeurs que cela a été fait.

(Protestations sur les bancs du groupe U.M.P.P.A.).

M. Christian SAUTTER, président. - Vous laissez Mme CAPELLE répondre brièvement.

Mme Liliane CAPELLE. - Vous avez été prévenu par courrier fin avril.

M. Jean TIBERI. - Après la décision !

(Réactions dans l?hémicycle).

Mme Liliane CAPELLE. - Fin avril, vous aviez tout le loisir d'entrer en contact avec moi. Votre collègue, M. LECOQ n'est pas là, c'est dommage, parce que quand il a eu un problème - je ne pense pas que M. LECOQ fasse partie de notre majorité - il m'a appelée et le problème a pu se régler.

L'information vous a été donnée. En plus, je dois préciser que ce local, quand il va rouvrir ne rouvrira effectivement pas pour un club mais pour accueillir le restaurant solidaire. Vous savez que ce restaurant solidaire, c?est permettre à des personnes en situation de grande exclusion de pouvoir manger dignement le soir.

Je vous remercie.

M. Christian SAUTTER, président. - Je vous accorde trente secondes, Monsieur TIBÉRI, je suis vraiment très indulgent.

M. Jean TIBERI. - Je suis stupéfait par votre réponse. Vous parlez de concertation. Pourquoi n'avoir pas pu concerter, avoir un dialogue avec le maire avant votre décision ? Vous ne répondez pas à cette question. C?est un élément fondamental. Pourquoi pas de concertation avant ? Vous m'avez écrit? D'ailleurs, vous aviez supprimé ce club sur tous les documents je les ai eus, on me les a envoyés - avant même de m?avoir écrit et vous avez décidé la chose sans concertation. Pourquoi ?

Mme Liliane CAPELLE. - Je vous ai donné...

M. Christian SAUTTER, président. - Non, vous ne poursuivez pas le débat.

(Protestations et exclamations sur les bancs du groupe U.M.P.P.A.).

Ce débat a déjà eu lieu. Je donne à nouveau la parole à Mme CAPELLE pour trente secondes.

(Vives réactions sur les bancs de l'opposition).

Si vous voulez bien donner le micro à Mme CAPELLE pour trente secondes, ce serait sympathique et après nous passerons au vote.

Mme Liliane CAPELLE. - Vous l'avez bien compris, je donne un avis défavorable pour ce vote.

M. Christian SAUTTER, président. - Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u n° 2 G assortie d'un avis défavorable de l'Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

La proposition de v?u est rejetée.

(Brouhaha).