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Mars 1999
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Conseil Général
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8 - 1999, DAEE 7 G - Subvention à l'Union parisienne des associations agréées de service aux personnes (4e). - Montant : 1.000.000 F

Débat/ Conseil général/ Mars 1999


M. Philippe LAFAY, président. - Nous abordons le dernier projet de délibération ayant fait l'objet d'une inscription référencé DAEE 7 G, accordant une subvention à l'Union parisienne des associations agréées de service aux personnes, 4e arrondissement. Montant : 1 million de francs.
Je donne la parole à l'orateur inscrit, Mme TROSTIANSKY.
Mme Olga TROSTIANSKY. - Monsieur le Président, mes chers collègues, ce mémoire présente l'attribution d'une subvention de 1 million de francs à l'Union parisienne des associations agréées de service aux personnes. Ce mémoire suscite de notre part trois questions et quelques remarques.
Nous sommes évidemment favorables aux formations adaptées aux demandeurs d'emploi mais nous nous posons des questions sur la façon dont va être organisée la formation du personnel. Quels sont les objectifs visés ? Est-ce que cette formation sera essentiellement axée sur la prévention, le soutien psychologique, la dépendance ?
Pour ce qui concerne le domaine des personnes âgées, comment l'articulation avec la plate-forme gérontologique sera-t-elle faite ?
Par ailleurs, le bilan d'activité fourni se limite au nombre d'appels téléphoniques reçus. Pourrions-nous connaître la nature de ces appels et les réponses qui y sont apportées ? Quelle proportion concerne les personnes âgées, les personnes handicapées, les enfants ?
Nous souhaiterions obtenir un rapport d'activité complet.
En outre, la présentation financière de l'association fait apparaître des charges de personnel relativement élevées : 2 millions de francs sur un budget de 3,5 millions, cela pour 10 personnes dont les rémunérations ne sont pas équivalentes puisqu'il y a parmi elles, 2 C.E.S. et 3 emplois-jeunes. Peut-on avoir le détail de ces salaires et connaître, en particulier, les rôles des deux chefs de service ?
En dehors de ces questions, nous ne comprenons pas bien les priorités des personnes concernées qui sont énoncées dans ce mémoire.
Dans la présentation générale de l'association, vous écrivez que les associations intermédiaires font des prêts de main d'oeuvre pour les enfants de plus de 3 ans, les personnes âgées de moins de 70 ans. Dans le même temps, l'association déclare vouloir diversifier ses activités en direction notamment des personnes âgées. Il nous semble qu'il y a une contradiction avec la sélection par âge.
Aujourd'hui, moins de 70 ans, n'est plus tellement vieux. Nous considérons que les besoins les plus aigus concernent plutôt les personnes de plus de 70 ans. De la même façon, les besoins à Paris sont importants pour les enfants de moins de 3 ans, notamment tout ce qui concerne la garde des enfants, ceux de plus de 3 ans étant scolarisés.
Certes, dans ces cas-là, les risques ou les difficultés sont réduits mais est-ce le but recherché ?
Dans ce contexte, nous nous abstiendrons sur ce mémoire.
Je vous remercie.
M. Philippe LAFAY, président. - Merci.
Je donne la parole à Mme CATALA pour vous répondre.
Mme Nicole CATALA, vice-président, au nom de la 7e Commission. - Merci, Monsieur le Président.
Mme TROSTIANSKY a évoqué plusieurs aspects du fonctionnement de l'Union parisienne des associations agréées d'emplois de service aux personnes. De quoi s'agit-il ?
Il s'agit du regroupement d'associations qui, à Paris, oeuvrent dans le domaine des emplois familiaux. Ce regroupement concerne maintenant environ 80 associations, ce qui montre que l'initiative prise par la Ville rencontre un souhait de ces associations. Elles travaillent en commun depuis maintenant plus de 2 ans, pour mettre au point d'abord une méthode de recrutement et de formation des personnes appelées à intervenir à domicile. Ces formations ne sont pas dispensées évidemment par l'Union parisienne, mais celle-ci coopère avec l'Agence locale pour l'emploi spécialisée dans les emplois familiaux et avec la Direction départementale du Travail et de la Formation professionnelle, pour orienter les demandeurs d'emploi vers les formations appropriées.
Ensuite, les associations elles-mêmes se préoccupent beaucoup de la qualité des services qu'elles proposent aux familles, et je crois que de façon générale, la coopération qui est engagée ne pourra qu'améliorer la qualité de ces services.
En ce qui concerne la question de l'articulation de la plate-forme gérontologique, je crois qu'elle sera complète. Il a été prévu que le numéro " Azur ", désormais mis au service des Parisiens pour demander à quelle association ils peuvent s'adresser pour obtenir une aide à domicile, sera le numéro qui pourra être utilisé pour la plate-forme gérontologique.
Il n'y a donc aucun hiatus, aucune coupure entre les deux dispositifs.
En ce qui concerne les résultats obtenus par l'Union parisienne, dont le numéro " Azur " fonctionne depuis 1998, ces résultats sont tout à fait positifs puisque l'Union reçoit actuellement environ 100 appels par jour, ce qui montre que déjà les Parisiens plébiscitent ce nouveau service de la Ville.
Environ 100 appels par jour et les demandes pour lesquelles des informations sont fournies correspondent grosso-modo, dans 60 % des cas, à des besoins concernant les enfants, et dans 40 % des autres cas, à des besoins concernant des personnes âgées ou des personnes handicapées ou d'autres aides ménagères.
Voilà l'essentiel de ce que je voulais vous indiquer. Je crois qu'il s'agit là, je le répète, d'une démarche intéressante. Elle repose sur un regroupement des associations, sur un travail en commun avec elles. Ce travail débouche sur un nouveau service mis à la disposition des Parisiens.
Voilà, Monsieur le Président, ce que je voulais apporter comme élément d'information.
M. Philippe LAFAY, président. - Je vous remercie, Madame CATALA.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DAEE 7 G.
Quels sont ceux qui sont pour l'adoption ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (1999, DAEE 7 G).