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Fevrier 2002
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Conseil Municipal
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Déliberation

Vœu relatif à l'insécurité routière à Paris.

Déliberation/ Conseil municipal/ Février 2002 [2002 V. 20]



Délibération affichée à l'Hôtel-de-Ville
et transmise au représentant de l'Etat le 6 mars 2002.
Reçue par le représentant de l'Etat le 6 mars 2002.

Le Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil municipal,
Le bilan de l'insécurité routière en 2001 est catastrophique : 114 personnes sont mortes dans les rues de la Capitale à la suite d'un accident de la circulation. Cela représente une augmentation de 70 % par rapport à l'année précédente. Le nombre de piétons touchés par ces infractions au Code de la route a progressé de 54 %, celui des deux-roues motorisées de 80 % et celui des cyclistes de 150 % ...
Cette situation ne peut plus durer. Paris ne doit plus être une Villle où traverser la rue, surtout pour ceux et celles d'entre nous qui sont déjà fragilisés (personnes âgées, personnes à mobilité réduite ou personnes accompagnées de jeunes enfants), représente une prise de risque considérable. Même si la police annonce qu'elle a durci son attitude face aux chauffards, il y a encore trop de laxisme face à l'insécurité routière. Les élues du Conseil de Paris doivent se mobiliser pour faire reculer l'insécurité routière.
Sur la proposition de M. Sylvain GAREL, Mme Véronique DUBARRY et les élu-e-s du groupe "Les Verts" et de M. Christophe CARESCHE, M. Gille ALAYRAC, de la 5e Commission, et du groupe socialiste et radical de gauche,

Emet le v?u :

- que soit rapidement mise en place une campagne de sensibilisation, en direction tant des conducteurs de deux-roues motorisées que des automobilistes, afin de lutter plus efficacement contre l'insécurité routière qui est, de loin, la première cause de mort violente à Paris ;
- que les Conseillers de Paris s'engagent à refuser d'intervenir pour faire enlever toute contravention afin que soit réaffirmée, auprès du Préfet de police, la volonté politique du Conseil de Paris de ne faire montre d'aucun passe-droit, ni d'aucune faiblesse dans l'établissement de contraventions à tous les auteurs d'infractions au Code de la route ;
- que des contrôles plus nombreux et plus efficaces soient effectués à l'encontre des contrevenants au Code de la route (feux tricolores grillés, refus de priorité, conduite en état d'ivresse) et que les radars Multaphot puissent entrer en fonction sans tarder.