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Septembre 2002
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Conseil Municipal
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117 - QOC 2002-563 Question de Mme Marielle de SARNEZ et des membres du groupe Union pour la démocratie française à M. le Maire de Paris à propos de la qualité des transports en commun

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2002


Libellé de la question :
"Les transports publics parisiens, et plus particulièrement les bus, ne vont pas bien. Ils roulent toujours à intervalles aussi irréguliers, il y en a trop peu, ils polluent toujours autant et ne restent guère accessibles aux personnes à mobilité réduite.
Les préoccupations environnementales sont louables, et l'U.D.F. reste attachée aux modes de transports alternatifs à la voiture. Mais cette politique doit s'accompagner de moyens, et ces moyens n'existent pas aujourd'hui : on ne peut pas vouloir limiter l'usage de la voiture sans, dans le même temps, multiplier la quantité et accroître la qualité des transports en commun.
Quelle est la volonté réelle de la Municipalité sur ce point ?"
Réponse (M. Denis BAUPIN, adjoint) :
La Municipalité parisienne a engagé, dès 2001, dans le cadre de la mise en place du P.D.U.I.F., une politique d'amélioration de la circulation des autobus à Paris. Ainsi, le programme de protection des couloirs de bus mis en place en 2001 et 2002 a permis d'améliorer leur vitesse de circulation (de 1 à 3 kilomètres/heure selon les sites) ainsi que leur régularité.
Cette politique se poursuit aujourd'hui par un traitement des lignes dans leur ensemble dans le cadre des projets d'axe tels qu'ils sont définis au titre du réseau "mobilien". Quatre lignes sont inscrites au programme 2002 (27, 38, 91 et 92).
Ces projets d'axe doivent aboutir à l'élaboration de contrats d'axe par lesquels les différents partenaires (Ville de Paris, S.T.I.F., Etat, Région) s'engagent sur un certain nombre d'améliorations du fonctionnement des lignes. L'augmentation des fréquences des lignes PC de 5 à 15 %, le renforcement progressif des dessertes du métro en soirée et l'amélioration du trafic R.E.R. par supplément de trains, ou desserte, sont engagés depuis cette année. De plus, pour répondre aux critères du label Mobilien, il est également prévu une extension de la desserte en soirée (comme c'est le cas pour la ligne 38 dont le projet d'axe prévoit une extension de la desserte en soirée entre Châtelet et la gare du Nord). Il est à noter que le S.T.I.F. est seul compétent en matière d'augmentation du nombre de bus.
S'agissant de la pollution générée par les bus, il convient d'indiquer que la R.A.T.P. a, au cours des années précédentes, rénové une grande partie de son matériel roulant pour le mettre aux normes en matière d'environnement. Ainsi, deux lignes fonctionnent au gaz (les lignes 24 et 30), les véhicules sont équipés de filtres à particules catalytiques sur 44 lignes, et sur 6 lignes les véhicules ont été modifiés pour fonctionner à l'aquazole. Au cours du second semestre 2002, la ligne 29 verra son matériel remplacé par des véhicules de dernière génération avec filtres à particules catalytiques.
Enfin, en ce qui concerne la question de l'accessibilité aux personnes à mobilité réduite, 17 des 57 lignes parisiennes sont aujourd'hui accessibles selon les anciennes normes qui prévoyaient notamment, une pente de palette inférieure à 16 % permettant l'accès aux usagers en fauteuil roulant. Onze autres lignes déjà programmées doivent faire l'objet de travaux dans les prochains mois.
De plus, en collaboration avec la R.A.T.P. qui doit équiper son parc en conséquence (bus munis de palette) la Ville de Paris a élaboré un programme de travaux sur 2002-2006 prévoyant l'accessibilité de 16 lignes supplémentaires. Ce programme doit s'effectuer selon de nouvelles normes récemment fixées par la Mairie de Paris et plus favorables aux usagers en fauteuil roulant puisque la pente de la palette ne devra plus excéder 10 %. A l'occasion des travaux relatifs aux projets mobilien, les points d'arrêt pour les lignes concernées seront adaptés à ces nouvelles normes.
Enfin, le S.T.I.F. a décidé la mise en place d'une centrale d'information et de réservation à l'intention des personnes à mobilité réduite, l'organisation du transport étant à la charge du Département. Paris mettra en ?uvre ce dispositif ainsi prévu en 2003."