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Septembre 2002
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Conseil Municipal
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166 - QOC 2002-516 Question de Mme Laurence DOUVIN et des membres du groupe "Démocratie libérale et Indépendants" à M. le Maire de Paris au sujet des inconvénients des couloirs de bus élargis, ceux-ci conduisant à un partage dissymétrique de la chaussée de certains axes

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2002


Libellé de la question :
"L'installation de couloirs de bus élargis a conduit sur certaines voies à réaliser un partage dissymétrique de la chaussée par exemple rue de Rome, avenue Matignon ou avenue Kléber pour ne citer que ces axes.
Ce partage de la voirie en deux parties inégales constitue une source de dangers pour les utilisateurs. La preuve en est du nombre important de poteaux signalant l'entrée de ces couloirs qui sont renversés et doivent être fréquemment changés.
Ce danger est encore plus important quand l'élargissement du couloir ne concerne qu'une partie de la voie en question et que cet élargissement est inattendu puisque son existence n'est pas signalée en amont.
Est-il nécessaire d'ajouter que dans ce dernier cas, c'est-à-dire celui où l'installation est discontinue, son efficacité est complètement remise en question pour ce qui concerne la fluidité de la circulation des bus qui sont bloqués par les embouteillages créées par les couloirs élargis en amont et en aval de ceux-ci.
Dans ces conditions, n'est-il pas temps de faire un bilan de la circulation dans ces voies et de supprimer les couloirs élargis là où ils présentent ces inconvénients et cette dangerosité, réels pour les usagers, sans apporter de gain quantifiable, et d'en limiter l'installation là où leur continuité peut être assurée en s'étant assuré de leur signalisation préalable ?"
Réponse (M. Denis BAUPIN, adjoint) :
"Les programmes de protection des couloirs bus mis en place dans la Capitale s'inscrivent dans les objectifs définis dans le P.D.U., qui visent à améliorer les déplacements en réduisant la circulation automobile et en favorisant l'usage des transports en commun, contribuant de ce fait à limiter la pollution atmosphérique. Il est évident que les aménagements mis en ?uvre en 2001 correspondent à une période de transition entre une politique du "tout voiture" et l'objectif minimum fixé par le P.D.U. de réduire la circulation automobile de 5 %. L'efficacité de ce nouveau dispositif nécessite donc qu'un nouvel équilibre s'établisse entre les habitudes des usagers et le nouveau partage de l'espace public.
La majorité des voies traitées offre une continuité de protection des couloirs : rue de Rivoli, boulevards de Sébastopol et de Strasbourg, cours de Vincennes, les quais Rive gauche, avenue du Maine... La signalisation du séparateur varie selon le type de protection : la banquette est pré-signalée par une borne haute, le séparateur de 30 centimètres est pré-signalé par des balises auto-relevables. Il est vrai que les balises sont souvent détériorées, principalement lorsque l'aménagement est récent.
Une étude réalisée par la R.A.T.P. montre l'efficacité de ces aménagements : le gain en vitesse va de 1 à 3 kilomètres par heure, soit entre + 10 % et + 33 % de la vitesse initiale. A titre d'exemple, la vitesse des bus sur le boulevard de Sébastopol a augmenté de 20 %, celle de l'avenue du Maine a augmenté de 25 %. Outre le gain de la vitesse, ce bilan montre clairement une meilleure régularité et un meilleur confort pour les usagers.
Une étude d'impact sur la circulation a été réalisée sur la rue de Rivoli, sur les boulevards de Sébastopol et sur les quais Rive gauche. La vitesse moyenne a baissé de l'ordre de 10 % sur la période comprise entre septembre 2001 et juin 2002. Toutefois, le volume de circulation a diminué de 16 % sur la même période, une partie des automobilistes ayant modifié leurs habitudes.
Les réalisations du programme 2001 de protection de couloirs bus ont été ponctuelles et disséminées dans la Capitale. Les programmes à venir vont s'attacher à traiter les lignes dites "mobilien" dans leur intégralité. De nombreux tronçons réalisés en 2001 font partie de l'itinéraire de certaines de ces lignes, comme l'avenue Matignon ou la rue de Rome. Ils seront donc intégrés dans les futurs aménagements."