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Septembre 2002
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Conseil Municipal
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156 - QOC 2002-616 Question de Mme Brigitte KUSTER et des membres du groupe "Rassemblement pour la République et apparentés" à M. le Maire de Paris sur l'éventuelle fermeture des voies sur berges à la circulation automobile

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2002


M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Nous passons à la question orale posée par Mme KUSTER sur l'éventuelle fermeture des voies sur berges à la circulation automobile.
Mme KUSTER a la parole.
Mme Brigitte KUSTER. - Depuis cet été et encore récemment, hier, une idée semble faire son chemin au sein de l'Exécutif municipal à savoir la fermeture définitive des berges à la circulation automobile, jugée inéluctable à terme. Cette proposition, même si elle n'est pas nouvelle, mérite quelques explications. On voit bien les intérêts et les avantages d'une telle opération, mais l'on en mesure également les inconvénients. Aussi c'est avec grand intérêt que nous prendrons connaissance des éléments d'appréciation dont vous disposez à ce jour et qui permettent d'envisager la faisabilité de la fermeture définitive des berges à la circulation automobile.
Je vous remercie.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - La parole est à M. BAUPIN.
M. Denis BAUPIN, adjoint. - On a largement évoqué cette question, hier. Je comprends votre impatience après le succès de "Paris-plage", d'avoir rapidement tous les éléments pour en juger et que l'on puisse la mettre le plus rapidement possible en oeuvre.
Comme nous l'avons indiqué déjà hier, notre idée n'est pas de mettre cette question à l'ordre du jour maintenant. On l'a dit clairement, la priorité c'est la réduction de la circulation automobile dans la Capitale. La suppression de la circulation automobile le long des berges de la Seine, c'est la cerise sur le gâteau. Ce sera la conséquence de cette politique, mais pas un préalable même si j'ai lu dans la presse que certains anciens responsables de la voirie, estimaient qu'aujourd'hui, c'était possible même si cela entraînait des conséquences en matière de circulation.
Je le répète, ce n'est pas notre logique. Notre logique est de faire en sorte d'établir cette transition, vers une ville plus agréable, conviviale et plus facile à vivre pour tous, mais qu'elle se fasse en douceur. Que l'on ne contraigne pas les gens, mais qu'au contraire, on les convainque des bienfaits de cette politique.
Les éléments techniques dont nous disposons concernent les crues de la Seine, par exemple, qui entraînent des embouteillages importants, particulièrement sur les quais hauts. De même ce fut le cas pendant l'opération de l'année passée.
Je le répète, notre objectif est vraiment que, progressivement, cette idée avance. Que nos concitoyens y réfléchissent. Que nous en discutions avec les communes limitrophes. Et qu'au fur et à mesure que la circulation automobile aura diminué dans la Capitale, nous puissions la mettre en oeuvre.
Mme Brigitte KUSTER. - A partir du moment où l'on avance un tel projet et que l'on prend à témoin la population et les élus, j'aimerais savoir si des études de simulation en matière de circulation ont été menées ou pas. J'imagine que, même si la circulation est diminuée, la Préfecture de police avait évoqué le chiffre d'une baisse de 50 %, l'on peut bien imaginer que ça n'arrivera pas si facilement même à 5 ans, comme le Maire de Paris l'évoquait hier. Puisqu'il l'a évoqué plusieurs fois j'imagine mal quand même que les services n'aient pas commencé à étudier ce projet un peu plus dans le détail. Je pense que ce serait quand même intéressant parce que quand on en est à fermer les axes rouges - ce que je ne critique pas - mais également à installer des couloirs de bus, si l'on veut dévier la circulation il y a un moment où il faudra bien qu'elle passe, même si on la diminue. Je pense que c'est quand même très limité.
Donc on ne peut pas continuer à avancer des idées pareilles sans un minimum d'éléments d'information qui pourraient compléter cette donnée.
Je vous remercie.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci.
Monsieur BAUPIN, vous avez la parole.
M. Denis BAUPIN, adjoint. - Pour ma part je ne dispose pas des études sur lesquelles le Préfet de police s'est appuyé pour estimer que c'était 50 % le bon chiffre. Je me contenterai de vous répondre que nous sommes en train d'élaborer un Plan de déplacement de Paris. Vous êtes membres de la Commission municipale de déplacement et vous comprendrez notamment qu'un plan de circulation se fait dans le cadre d'un aménagement global et c'est dans ce cadre que peut-être étudiée la fermeture de la voie Georges-Pompidou.
Ce que j'ai exprimé pendant l'opération "Paris-plage" c'est le sentiment que cette fermeture allait dans le sens de l'histoire, que c'était quelque chose d'inéluctable parce que la pression de la population était forte pour récupérer de l'espace à l'intérieur de la Ville.
Après, je l'ai dit à chaque fois, rien ne nous permet aujourd'hui de dire quand et comment cela pourra être mis en ?uvre mais j'ai bien noté votre demande très forte que l'on accélère et que l'on ait les études rapidement. Donc en fonction du plan de charges de la Direction de la voirie en termes d'études nous ferons en sorte de vous donner satisfaction, de permettre à ce projet d'avancer le plus rapidement possible.