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Septembre 2002
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Conseil Municipal
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154 - QOC 2002-614 Question de Mme Brigitte KUSTER et des membres du groupe "Rassemblement pour la République et apparentés" à M. le Maire de Paris concernant la prolifération des pigeons dans la Capitale et des conséquences au niveau de la santé publique et de l'environnement

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2002


Libellé de la question :
"Nous assistons de plus en plus dans certains quartiers de Paris à une prolifération de pigeons. Ceux-ci, on le sait, peuvent être porteurs de parasites et causent de graves dégâts sur les bâtiments.
Mme Brigitte KUSTER et les membres du groupe "Rassemblement pour la République et apparentés" souhaitent connaître de M. le Maire de Paris les mesures prises pour pallier à ces nombreux inconvénients, qui peuvent s'avérer lourds de conséquences tant au niveau de la santé publique que de l'environnement."
Réponse (M. Yves CONTASSOT, adjoint) :
"Bien qu'il soit impossible de les dénombrer avec précision, les estimations les plus récentes font état d'une population de 100.000 pigeons dans la Capitale. Ce nombre serait stable depuis plusieurs années, en raison du processus de sélection naturelle qui s'opère au sein de cette population.
Il faut souligner que des études sur l'état sanitaire des pigeons sont régulièrement menées, sans mettre en évidence une dégradation de l'état de santé des animaux, ni de risques pour la santé humaine, sauf pour les personnes les plus sensibles, qui seraient exposées à une concentration massive de ces oiseaux.
De fait, les nuisances ressenties par les Parisiennes et les Parisiens sont principalement dues aux rassemblements massifs de pigeons, qui sont directement provoqués par des personnes ayant pris l'habitude de les nourrir.
La solution des captures, jugée trop excessive ou brutale, a été écartée. Cependant, les services municipaux développent une politique conjointe de contrôle de la nidification des pigeons et de répression sévère des pratiques de nourrissage.
Le contrôle de la nidification passe par la clôture des espaces offrant aux oiseaux des lieux de perchage et de nichage. La Ville intervient régulièrement auprès des propriétaires pour qu'ils prennent en compte cette nécessité dans le cadre de l'application du Règlement sanitaire départemental. De son côté, la R.A.T.P. a mis en ?uvre un programme de protection des voyageurs dans les stations de métro exposées aux pigeons et, avec le concours de la Ville de Paris, traite les infrastructures du métro aérien, situées en surplomb de marchés alimentaires.
Les inspecteurs de la propreté de Paris sanctionnent régulièrement les pratiques de nourrissage. Environ 150 procès-verbaux ont été dressés en 2001 pour de tels faits, et 102 sur les sept premiers mois de l'année en cours.
Afin d'avoir une plus grande maîtrise de la gestion des populations de pigeons la Ville expérimente l'utilisation de pigeonniers. Cette solution vise à contrôler les effectifs et à fixer un lieu unique de nourissage. Le premier pigeonnier sera installé avant le mois de janvier 2003 rue Vercingétorix (14e).
En résumé, et sans sous-estimer les nuisances dues aux oiseaux, la politique de la Ville de Paris peut être qualifiée de pragmatique et mesurée, dans un cadre jugé adapté par les associations de protection animale."