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Septembre 2002
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Conseil Municipal
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120 - QOC 2002-566 Question de M. Yves GALLAND et des membres du groupe Union pour la démocratie française à M. le Maire de Paris sur la programmation des travaux concernant la tour nord de l'église Saint-Sulpice (6e)

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2002


Libellé de la question :
"Voilà plus de deux ans qu'un échafaudage enserre, à titre préventif, la tour nord de l'église Saint-Sulpice, mais aucun travaux ne semble être envisagé.
Outre le fait que cette structure provisoire détériore l'aspect visuel d'un monument touristique situé au c?ur de la Capitale, le temps passé ne fera qu'accroître le coût final de la restauration.
M. Yves GALLAND et les membres du groupe Union pour la démocratie française demandent donc à M. le Maire de Paris de bien vouloir envisager un calendrier des travaux, sur l'ensemble de l'édifice, dans les meilleurs délais."
Réponse (Melle Sandrine MAZETIER, adjointe) :
"Je rappelle que la tour nord de l'église Saint-Sulpice a été échafaudée en 1999 par mesure de sécurité, en raison de chutes de pierres. Je souhaite préciser que, malgré la présence d'échafaudages autour de l'église depuis 1999, aucune restauration de l'édifice n'a été engagée à cette époque.
C'est donc un dossier peu avancé que j'ai repris en 2001.
C'est un chantier difficile et complexe à la fois en raison de l'ordre de grandeur des investissements nécessaires à la restauration de cette partie de l'édifice. Une première évaluation du coût des travaux avançait un montant de 200 millions de francs, soit 30,5 millions d'euros.
Je rappelle également que, s'agissant d'un édifice classé, même si la Ville de Paris en est propriétaire, les travaux sont nécessairement suivis par l'architecte en chef des Monuments historiques au titre de la maîtrise d'?uvre. Il réalise également les études préalables et le projet architectural et technique, qui sont ensuite soumis à l'avis de l'Inspecteur général des Monuments historiques, à la Direction régionale des Affaires culturelles.
C'est un chantier techniquement délicat. J'en veux pour illustration la présence d'un parking souterrain aux abords de l'édifice qui nécessite une étude attentive des conditions d'utilisation de grues sur cette zone. Cette contrainte n'avait pas été suffisamment prise en compte jusqu'à présent. Mes services ont en effet constaté que l'architecte en chef des Monuments historiques ne disposait pas, jusqu'il y a quelques jours, des plans de ce parking.
Il est également nécessaire de veiller à la bonne coordination de ce chantier avec les travaux de grande ampleur qui vont être réalisés parallèlement sur les couvertures.
En effet, un important programme de restauration des couvertures de Saint-Sulpice est en cours de finalisation par les services de la Ville de Paris et ceux de l'Etat et les travaux doivent démarrer au début de l'année 2003. A ce titre, j'ai demandé que soit inscrite au budget primitif 2003, pour l'église Saint-Sulpice, une somme de 1,18 million d'euros au titre d'un fonds de concours pour la 2e tranche de ce programme qui en prévoit trois.
Donc, contrairement à ce qu'ont pu suggérer certains articles parus dans la presse, il se passe des choses à Saint-Sulpice, et l'actualité 2003 sera particulièrement riche à cet égard.
J'en viens à présent plus précisément à la tour nord.
Un premier diagnostic général a mis en évidence le vieillissement préoccupant de certains éléments constitutifs de la structure de la tour, et la profonde altération de parements de pierre et d'objets sculptés, aggravée en de nombreux points par des consolidations successives réalisées avec du ciment armé, intervenues en 1871, en 1910 et 1930, et plus récemment en 1950.
L'ampleur de ces dégradations a conduit la Direction des Affaires culturelles à commander, à la demande de l'architecte en chef des Monuments historiques, 4 études complémentaires portant sur :
- l'analyse de la structure porteuse de la tour ;
- le relevé précis des éléments dégradés ;
- l'analyse physico-chimique des matériaux en place ;
- une étude documentaire historique des interventions de consolidations intervenues depuis sa construction.
Ces tests vont s'étaler sur plusieurs mois. C'est une phase véritablement capitale, car elle va permettre de déterminer le parti de restauration qui sera retenu, de définir la "stratégie de restauration" en quelque sorte, ainsi que les techniques à mettre en o?uvre. Elle va également permettre d'établir un calendrier précis des travaux.
Dans le budget 2003, 5 millions d'euros seront proposés pour l'église Saint-Sulpice sur un budget de 11 millions d'euros consacré aux édifices cultuels. C'est un effort financier considérable, qui marque la volonté de la Ville de Paris de faire avancer ce dossier, et de donner un signe fort à nos partenaires, en particulier l'Etat.
Je souhaite que les différents services et les différentes autorités de l'Etat ne soient pas en retrait par rapport à l'engagement de la Ville de Paris.
Ce dossier ne pourra progresser à un rythme satisfaisant que si l'Etat dégage les moyens financiers et humains à hauteur de ceux mis en ?uvre par la Ville lors des exercices à venir."