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Conseil Municipal
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19 - II - Question d'actualité de Mme Nicole BORVO et des membres du groupe communiste à M. le Maire de Paris relative à la rentrée scolaire 2002-2003

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2002


M. LE MAIRE DE PARIS. - Nous passons à la question d'actualité du groupe communiste relative à la rentrée scolaire 2002-2003.
La parole est à Nicole BORVO.
Mme Nicole BORVO. - Merci, Monsieur le Maire.
Monsieur le Maire, mes chers collègues, je ne vais pas du tout critiquer la politique culturelle et sociale de la Municipalité, mais au contraire souligner et apprécier les efforts dans les domaines qui sont les siens, en matière scolaire, et j'aimerais que M. le Maire-adjoint en profite pour nous donner une petite information.
La Ville a poursuivi ses efforts de façon tout à fait positive. En cela, elle honore ses engagements en matière de construction et de travaux qui, à part quelques exceptions regrettables, ont été prêts en temps utile.
Mais si j'interviens, c'est pour dire qu'il me paraît absolument indispensable de poursuivre ces efforts parce qu'on est loin de satisfaire tous les besoins.
D'abord on sait que les déséquilibres à l'intérieur même de la Ville continuent d'être importants. Le baby-boom des années 1999-2000, dont on ne peut que se réjouir dans une ville vieillissante, qui est sensible en maternelle dès aujourd'hui, appelle des efforts immédiats en élémentaire pour les années qui viennent.
Bien sûr, je connais les difficultés puisque les lieux vacants ne correspondent pas forcément aux besoins les plus urgents. Mais raison de plus pour anticiper, pour préempter, pour revoir la carte scolaire si cela est nécessaire.
J'ajoute que nous ne pouvons pas encore être satisfaits de l'accueil des plus petits. Monsieur le Maire-adjoint, vous nous dites que tous les enfants de trois ans ont été accueillis, ce n'est pas l'avis des organisations d'enseignants et de parents qui faisaient état - ils ont manifesté pour cela - de 450 enfants encore en attente. Peut-être pouvez-vous répondre, mais en plus dans quelles conditions sont-ils accueillis ? Il y a des classes, hélas, de 30, y compris en petite section de maternelle.
J'ajoute qu'enseignants et parents ont aussi constaté le maintien des fermetures d'un certain nombre de classes comme l'école des Quatre-Fils dans le 3e ou dans le 19e. En effet, la fermeture de classes dès que les effectifs atteignent 20-23 élèves par classe entraîne des effectifs à 30 dans les autres classes.
Nous continuerons donc à nous élever avec force contre l'attitude malthusienne de l'Académie. Celle-ci déjà à l'heure actuelle n'a pas anticipé la remontée démographique à Paris. Elle compte même sur la non livraison des travaux puisqu'un collège comme le collège Thomas Mann a été délivré à la rentrée, mais l'Académie ne le pensait pas et il n'y avait pas le personnel. Seulement sept postes d'enseignants ont été pourvus.
M. LE MAIRE DE PARIS. - Veuillez conclure !
Mme Nicole BORVO. - Pour conclure, je voudrais dire que compte tenu des annonces du Gouvernement de M. RAFFARIN relatives au budget de l'Education nationale pour 2003 qui sont très inquiétantes, je souhaite que la Mairie fasse preuve de détermination et qu'elle se mobilise pour faire prévaloir les besoins des Parisiens pour la rentrée et les futures rentrées.
M. LE MAIRE DE PARIS. - Je rappelle aux adjoints qu'ils doivent répondre en deux minutes trente.
M. Eric FERRAND a la parole.
M. Eric FERRAND, adjoint. - On développera les points que vous avez abordés à la prochaine séance du Conseil de Paris. Disons que la Ville n'a pas ralenti l'effort engagé dès 2001 pour la construction scolaire. C'est cette année 96 millions d'euros pour la rénovation et construction scolaire, création de 80 locaux classes. 155 seront réalisés en 2003. Cet effort sera poursuivi. Il y aura 245 créations de locaux classes à la fin de la mandature.
Vous avez raison de dire qu'il y a des tensions d'effectifs notamment dans les classes maternelles et, cette année, l'Académie n'a pas souhaité accompagner le mouvement pour créer des classes de très petite section dont nous aurions bien besoin.
L'année dernière, nous avons créé 15 T.P.S. pour lesquelles la Ville a mis des moyens particuliers. Les enfants de trois ans ont tous été accueillis en école maternelle, mais pas toujours, il est vrai, dans leur école de secteur. Vous l'avez très bien souligné, là où les besoins s'expriment ce n'est pas forcément là où nous pouvons créer de nouveaux locaux classes. C'est un problème que nous avons, et j'ai invité, dans une dizaine de jours, les maires d'arrondissement à travailler sur de nouveaux périmètres pour permettre un accueil plus convenable de tous ces enfants.
A 80 locaux classes, n'a pas correspondu une dotation en enseignants puisque, vous l'avez dit, il y a eu seulement sept enseignants supplémentaires pour la rentrée 2002. C'est insuffisant pour répondre aux besoins qui se sont exprimés, notamment dans le Centre de Paris, mais également au Nord, à l'Est et aussi à l'extrême Ouest dans le 16e arrondissement.
Vous pouvez compter sur nous pour faire entendre la voix de la Ville de Paris, notamment en Conseil départemental de l'Education nationale.
M. LE MAIRE DE PARIS. - Merci.