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Septembre 2002
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10 - 2002, DFAE 115 - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer une convention donnant droit à l'occupation d'une propriété domaniale dénommée Chalet du Lac de Saint-Mandé à usage de café-restaurant et réceptions, route du Bel-Air, bois de Vincennes (12e)

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2002


Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Nous passons maintenant au projet de délibération DFAE 115 : autorisation à M. le Maire de Paris de signer une convention donnant droit à l'occupation d'une propriété domaniale dénommée Chalet du Lac de Saint-Mandé à usage de café-restaurant et réceptions, route du Bel-Air, bois de Vincennes (12e).
Je donne la parole à M. José ESPINOSA.
M. José ESPINOSA. - Madame la Maire, mes chers collègues, permettez-moi d'intervenir sur ce projet de délibération pour faire état qu'un large échange de vues a eu lieu lors du Conseil d'arrondissement et cet échange de vues a suscité quelques controverses quant à l'utilisation du bois de Vincennes et à sa requalification et plus précisément au contenu de celle-ci.
J'ajoute que les questions ont rebondi à propos de la délibération concernant les mesures de maintenance de l'électrification de la pelouse de Reuilly et je ferai d'une pierre deux coups.
Il est bien évident d'ailleurs qu'on n'est pas si éloigné du débat précédent sur les activités culturelles et de loisirs dans la Capitale, et je pense que le pragmatisme et le réalisme devraient également prévaloir en la matière.
Il est bien évident que, comme nous tous ici, je partage l'idée de redonner une place prépondérante à la promenade forestière et à la reconquête du bois par les familles.
Je pense qu'il n'y a pas opposition, bien au contraire, avec l'existence d'activités du type de celles que l'on trouve au Chalet du Lac et la réappropriation de l'espace forestier. L'aspect brasserie et l'aspect festif du Chalet du Lac, que chacun ici connaît très bien, vont de pair créant ainsi un lieu de vie permettant le brassage de catégories sociales de tous âges, ce qui contribue au charme et à l'intérêt du bois.
Quant à l'aménagement de la pelouse de Reuilly et à son entretien, prenons garde d'en conserver le lieu pour assurer l'accueil de la Foire du Trône, des cirques ainsi que des autres activités qui, sans ce lieu, seraient dans l'obligation de disparaître définitivement de la vie parisienne.
Défenseur depuis des années de ce site, et ce n'est pas M. PERNIN qui me contredira, je trouverai regrettable que la Ville abandonne la fonction d'activités culturelles et de loisirs pour les Parisiens dans ce lieu si bien desservi et si proche du centre ville.
Je souhaite que le débat sur la requalification du bois soit mené activement avec les différents acteurs et notamment les élus du 12e qui, semble-t-il, ont été très insuffisamment associés à l'élaboration de la convention d'occupation du Chalet du Lac.
Je me fais l'interprète ici du maire-adjoint au commerce qui regrette de ne pas avoir été entendu et qui souhaite donner son sentiment sur la délibération et d'autres délibérations à venir. J'espère donc que nous serons associés à la réflexion et aux décisions.
Chargé des sports à la mairie d'arrondissement, je souhaite également être consulté sur l'avenir des terrains sportifs existant dans le bois de Vincennes puisque quelques déclarations parues dans la presse ont créé une certaine émotion dans les milieux sportifs. J'espère que ce ne sont que des rumeurs infondées.
Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Merci.
La parole est à M. BRAVO.
M. Jacques BRAVO, maire du 9e arrondissement. - Madame la Maire, je vais être bref puisque je reprends mes trois critères de tout à l'heure pour apprécier les conventions qui nous sont présentées : la rentabilité économique, la qualité de la négociation avec les partenaires et la réponse à la demande sociale des Parisiens.
Sur le premier point, j'observe dans cette convention qu'il y a une très forte amélioration de la redevance par rapport au passé et qu'il y a un programme de travaux pour 1,65 million d'euros. Je considère donc que la Ville a bien négocié par rapport aux références que je connais.
Sur les autres points, j'observe qu'il y a là encore des innovations et j'en félicite M. SAUTTER et ses services parce qu'on voit la consolidation d'une activité populaire tournée vers les seniors sous quelque forme que ce soit (café-dansing, dîner dansant) les développements d'activités complémentaires, de séminaires, permettant d'élargir l'amplitude horaire d'utilisation de ces équipements.
Je marque notre satisfaction.
Je terminerai en rebondissant sur la proposition de M. l'Adjoint chargé des Finances pour dire que j'approuve son initiative quel que soit le ratio, le nombre d'euros par mètre carré, par jour ou par mois, mais je vais "mettre les pieds dans le plat" : pourquoi d'autres concessions, qui ont été renouvelées récemment - je pense à celle renouvelée en 1996 pour le Pavillon des Ambassadeurs - ont un niveau de redevance près de dix fois plus faible que ce que M. SAUTTER vient d'obtenir pour le Pavillon de l'Elysée, et si je l'applique à notre Chalet du Lac de Saint Mandé, il me semble que ce que vient d'obtenir M. SAUTTER est dix fois supérieur à ce qui avait été obtenu en 1994 pour le Chalet des îles Daumesnil.
J'aimerais donc comprendre ce que la Ville a fait dans la mandature précédente pour accepter des niveaux de concession dix fois plus faibles. C'est une manière de féliciter M. SAUTTER et de lui demander d'être très attentif pour les conventions à venir car je crois qu'il y en a trois ou quatre dans le bois de Boulogne ô combien sensibles ! J'ose espérer que la négociation sera aussi serrée !
Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Merci.
M. SAUTTER a la parole pour répondre.
M. Christian SAUTTER, adjoint, au nom de la 1ère Commission. - Madame la Maire, je me réjouis que ces délibérations qui renouvellent des concessions attirent de tels commentaires. Je dirai d'abord à M. ESPINOSA que cette négociation a été faite selon les critères que Jacques BRAVO a indiqués :
- l'amélioration du service au public et je voudrais mentionner les thés et dîners dansants qui s'adressent particulièrement aux seniors, qui sont une spécialité du Chalet du Lac de Saint-Mandé, qui pourront se déployer encore plus ;
- les investissements d'entretien d'un patrimoine qui appartient à tous les Parisiens ;
- et enfin l'aspect financier.
J'ai cru comprendre que M. ESPINOSA considérait que les élus du 12e arrondissement n'avaient pas été suffisamment associés. Je rappelle que cette délibération est passée devant le Conseil d'arrondissement et qu'elle a été approuvée.
Cela dit, pour les prochaines concessions, il est clair que je suis à la disposition non seulement des élus du 12e arrondissement mais de tout Paris pour qu'ils puissent m'indiquer quels sont leurs souhaits en la matière.
A Jacques BRAVO, je dirai simplement, pour confirmer ce qu'il a avancé, que pour le Chalet du Lac de Saint-Mandé, la redevance est de 0,56 euros par mètre carré et par jour. Cela permet de faire une comparaison avec les Champs-Elysées, c'est cinq fois moins et c'est bien normal. Mais c'est dix fois plus, en effet, que ce que le Chalet des îles Daumesnil dont la concession a été renouvelée en 1994, a à payer.
Au fur et à mesure du renouvellement des concessions - parce qu'une fois qu'elles ont cours, on ne peut pas faire grand chose - je m'attacherai à ce que l'utilisation du domaine public soit rémunérée de la façon la plus correcte et transparente possible afin de dégager des moyens financiers pour améliorer le bois de Vincennes ou les équipements sociaux de notre Ville.
M. Jacques BRAVO, maire du 9e arrondissement. - Très bien.
Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Merci, Monsieur le Maire.
Je constate que nous allons assez vite en cette fin de matinée et c'est plutôt bien ; je me dis que nos collègues de l'opposition nous font une confiance aveugle puisqu'à l'exception de l'U.D.F. que je salue, ici présente, nos autres collègues nous ont finalement fait faux bond ce matin. Mais la loi de la démocratie veut que l'on poursuive tout de même. Nous allons donc passer au vote sur ce projet de délibération DFAE 115.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DFAE 115.
Qui est pour ?
Qui est contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2002, DFAE 115).