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Septembre 2002
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193 - QOC 2002-552 Question de M. Alain DESTREM et des membres du groupe "Démocratie libérale et Indépendants" à M. le Maire de Paris sur les difficultés rencontrées par les étudiants pour se loger dans Paris

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2002


Libellé de la question :
"Paris accueille chaque année plus de 220.000 étudiants et ses universités comptent parmi les plus renommées du monde. Pourtant les conditions de vie de ces jeunes Parisiens ne cessent de se dégrader.
Les difficultés qu'ils ont à se loger constituent un véritable parcours du combattant, car les efforts menés par l'Etat et la Ville durant des années se sont souvent limités à quelques opérations symboliques.
M. Alain DESTREM et les membres du groupe "Démocratie libérale et Indépendants" demandent donc à M. le Maire de Paris s'il entend remédier à cet état de fait et engager une véritable politique du logement social étudiant.
Ils souhaitent également que leur soient fournies des précisions sur les opérations qui auraient pu être menées au cours des 18 derniers mois et que leur soient indiqués les éventuels projets lancés par la Municipalité parisienne.
Ils souhaitent enfin savoir si des contacts, destinés à mettre sur pied des réalisations conjointes, ont été pris avec le nouveau Gouvernement."
Réponse (M. David ASSOULINE, adjoint) :
"Paris manque cruellement de logements sociaux pour ses étudiants. A ce jour, il n'existe dans le parc social géré par le CROUS qu'une chambre pour 150 étudiants inscrits dans les établissements d'enseignement supérieur.
La Municipalité a pourtant mis bien longtemps à se saisir du problème.
Il a fallu attendre la toute fin de la mandature précédente pour que la Ville s'engage dans le plan "Université du 3e millénaire" qui annonçait la construction de 2.000 logements sociaux pour étudiants sur la durée du contrat de plan Etat-Région 2000-2006.
Dès le printemps 2001, cet objectif a été porté par la nouvelle Municipalité à 3.000 sur la même durée. Cet engagement a récemment été formalisé dans la convention-cadre conclue avec l'Etat le 22 février 2002, qui prévoit un rythme de production de 600 logements par an jusqu'à la réalisation de l'objectif.
Au cours de la seule année 2001, le Conseil de Paris a ainsi adopté des délibérations portant sur le financement de la construction de 563 logements. Le principe d'un logement diffus a été retenu qui profite au dynamisme social du plus grand nombre d'arrondissements. Ces premiers programmes concernent ainsi les 5e, 12e, 13e et 18e arrondissements.
A ces premiers éléments de programmation s'ajoutent les opérations dont les adresses sont connues et qui sont susceptibles d'être financées sur les exercices 2002, 2003 et suivants, notamment dans les 6e, 10e, 13e, 14e, 15e, 17e, 18e, 19e et 20e arrondissements. Ces opérations représentent actuellement plus de 1.800 logements.
En outre, la Ville contribue à partir de cette année aux rénovations de 7 pavillons de la Cité internationale, permettant ainsi d'accroître leur capacité d'accueil.
Enfin, dans le cadre du contrat signé avec la S.I.E.M.P. qui porte sur la mobilisation du parc privé vacant, le nouveau programme "Locajeune" vise à faciliter le logement des étudiants."