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Septembre 2002
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Conseil Municipal
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60 - 2002, DPA 305 - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer un marché sur appel d'offres pour la réalisation des travaux de ravalement des façades à l'école élémentaire, 52, rue de Wattignies (12e)

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2002


M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Nous passons au projet de délibération DPA 305 concernant une autorisation à M. le Maire de signer un marché sur appel d'offres pour la réalisation des travaux de ravalement des façades à l'école élémentaire, 52, rue de Wattignies (12e).
La parole est à M. ESPINOSA.
M. José ESPINOSA. - Monsieur le Maire, chers collègues, je me félicite des efforts déployés par la Ville pour réaliser les travaux d'entretien et de modernisation de nos écoles. Pour le 12e, c'est la réfection de 2 cuisines qui améliorent la qualité des prestations servies. Ce sont également des investissements qui ont permis à la Caisse des écoles d'augmenter la capacité de production de plus de 500 repas ; sans parler des autres améliorations.
Tout irait donc pour le mieux si la rentrée scolaire s'était déroulée normalement dans toutes les écoles de l'arrondissement. Or, à l'école primaire 27, rue de Reuilly, le jour de la rentrée ; les parents et enseignants ont constaté que 2 classes de C.M.1 étaient à 33 élèves par classe. Vous connaissez la suite : occupation de l'école, manifestation confrontation avec le Rectorat bref, pour finalement heureusement aboutir à la nomination d'un enseignant à plein temps et à l'ouverture d'une classe.
Je crois savoir que des problèmes de même nature se sont posés dans d'autres arrondissements. A l'évidence la concertation connaît quelques déconvenues voire de sérieux déboires. Cette situation d'incohérence pour le moins se répète année après année, les fermetures de classes, les réductions d'effectifs d'enseignants, le rajeunissement de Paris ont provoqué ces dysfonctionnements. La Direction des Affaires scolaires et le Rectorat doivent jongler avec des moyens insuffisants ce qui est scandaleux évidemment. La formation de nos enfants exige un investissement financier beaucoup plus important et des mesures d'urgence qu'aujourd'hui malheureusement le Gouvernement n'est pas en mesure de donner, en tout cas ne veut pas : moyens matériels, humains et pédagogiques doivent aller ensemble, c'est un problème politique et démocratique. Les parents et enseignants ne sont pas assez écoutés ; chaque année des pressions s'exercent pour accréditer l'idée qu'il y a trop de moyens mal répartis et chaque rentrée connaît ses explosions. On peut et on doit faire autrement. Je suggère qu'en juin on établisse de véritables organismes d'alerte, des sortes de "vigies locales" regroupant les parents les enseignants mais aussi les élus de toutes tendances de l'arrondissement concerné.
Approfondir la démocratie de proximité est une des clefs, une des solutions.
Je propose également que ces commissions soient dotées d'un certain pouvoir de décision, d'une sorte de droit de veto face à l'administration. Ainsi, les acteurs sociaux s'impliqueraient davantage et on éviterait bien des soucis tout en oeuvrant dans l'intérêt de la collectivité.
Pour terminer, je voudrais savoir s'il est vrai qu'à la prochaine rentrée un poste d'enseignant serait supprimé à l'école Bignon.
Je conclurai en affirmant mon désaccord total avec les propos tenus par la responsable départementale de la P.E.P. Paris au sujet de l'école de Reuilly.
Merci.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci.
Monsieur FERRAND, vous avez la parole.
M. Eric FERRAND, adjoint, au nom de la 7e Commission. - On est bien loin dans votre intervention de la délibération portant sur la rue de Wattignies. Vous avez abordé un certain nombre de sujets. Je ne vais pas revenir sur ce que j'ai dit ce matin en réponse à Mme BORVO, je suis d'accord en grande partie sur le diagnostic. Nous manquerons cruellement de postes d'enseignants cette année. J'ai dénoncé au C.D.E.N. l'insuffisance pour 2002 : plus sept postes ne pouvaient pas répondre aux besoins exprimés dans Paris. C'est le cas pour la rue de Reuilly. La dixième classe est venue après que des moyens municipaux aient été mis en place pour permettre la réalisation de ce v?u de la communauté scolaire.
J'ai également annoncé que nous allions mettre en place un certain nombre de dispositifs non pas d'alerte, mais d'amélioration de prévision des effectifs dans l'Académie car, cette année, nous avons été mis devant de nombreuses difficultés pour prévoir ici ou là, dans les quartiers, dans les secteurs, les effectifs.
Le dispositif que nous mettrons en place reposera sur une modification notamment des inscriptions scolaires et une meilleure proximité avec les mairies d'arrondissement. Mais évidemment ces dispositifs relèvent de l'administration et d'elle seule que ce soit l'administration de l'Etat ou l'administration municipale. C'est aux municipalités d'opérer les inscriptions à l'école.
S'agissant d'un poste qui pourrait disparaître à la rentrée prochaine dans l'école que vous avez citée, je ne suis pas "Mme Irma", je ne peux pas vous dire au jour d'aujourd'hui ce qu'il en sera pour la rentrée prochaine. Nous verrons avec l'évolution générale de l'effectif de l'arrondissement, mais vous pouvez compter sur moi pour défendre les principes d'accueil convenable et décent dans les écoles publiques de Paris.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DPA 305.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2002, DPA 305).