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Septembre 2002
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Conseil Municipal
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126 - II - Questions du groupe "Rassemblement pour la République et apparentés".QOC 2002-583 Question de Mme Dominique BAUD et des membres du groupe "Rassemblement pour la République et apparentés" à M. le Maire de Paris relative à la politique de la ville sur l'utilisation des transports en commun par les familles

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2002


Libellé de la question :
"La politique de la ville de Paris mise en place par la nouvelle Municipalité en matière de transports a pour objectif avoué de tendre à supprimer la voiture à Paris.
Des mesures comme celle-ci auraient des avantages si elles n'excluaient les familles avec des enfants en bas âge et donc chargées de poussettes et de landaus.
En effet, il ne suffit pas de créer des couloirs de bus, il faut ouvrir l'accessibilité en matière de circulation à l'ensemble des habitants d'une ville.
En ne créant que des couloirs de bus sans étudier les raisons pour lesquels nombre de parents doivent prendre leur voiture (nombre d'enfants, âge des enfants, poids des cartables, accessibilité de leur lieu de travail) on privilégie certains mais on exclue une partie de la population.
Il aurait été préférable, avant de prendre ces mesures de procéder à des expériences consistant à prendre le bus ou le métro avec une poussette et plusieurs enfants en bas âge et être ainsi confronté aux difficultés quotidiennes des familles, s'agissant de l'accès délicat des bus et des quais de métro, de l'inadaptation des portiques et des risques encourus en cas de forte affluence.
C'est pourquoi, Mme Dominique BAUD et les membres du groupe "Rassemblement pour la République et apparentés" demandent à M. le Maire de Paris quelles sont les mesures qui vont être mises en place par la Ville pour faciliter aux familles ce mode de transport devenu très prioritaire avec la volonté utopique certes, mais autoritaire de le rendre quasi-exclusif."
Réponse (M. Denis BAUPIN, adjoint) :
"Les difficultés d'utilisation rencontrées par un certain nombre d'usagers et en particulier les personnes accompagnées de jeunes enfants sont un problème préoccupant. L'usage du métro en particulier est rendu difficile pour les familles accompagnées d'enfants en bas âge, en raison du nombre d'escaliers, ainsi que des situations de congestion à certaines heures.
A partir de ce constat, l'action municipale visant à améliorer l'accessibilité des transports en commun de surface se justifie non seulement par la volonté de prendre en compte les déplacements des personnes handicapées, mais aussi des personnes accompagnées de poussettes, ainsi que de toute personne lourdement chargée. Par ailleurs, le programme d'aménagement de couloirs de bus protégés améliore la régularité des bus et donc contribue à limiter les situations de congestion.
En ce qui concerne les trajets scolaires, la politique de la Municipalité vise à limiter au maximum les trajets supportés par les jeunes enfants. Toutefois, si un nombre important de parents accompagnait leurs enfants en voiture, compte tenu des caractéristiques de la voirie aux abords de la plupart des écoles (étroitesse des voies, stationnement difficile, surtout depuis l'application du plan "Vigipirate"), un grave problème de sécurité routière se poserait aux heures d'entrée et de sortie des élèves. Il est donc souhaitable, conformément aux orientations du Plan de déplacements urbain de la Région Ile-de-France, d'encourager pour ces trajets généralement de très courte distance, les modes "doux" (non motorisés), et en tout premier lieu la marche à pied, qui constitue un exercice physique excellent pour la santé des enfants.
Sur un plan général, l'action municipale ne vise pas à interdire l'usage de l'automobile en ville mais à inciter les Parisiens à utiliser, chaque fois que c'est possible, des modes de transports alternatifs à la voiture personnelle. La qualité et la fiabilité du réseau de transport public est un élément essentiel pour réussir dans cette direction. Mais il est certain que le succès de cette politique, au service du développement durable et de la lutte contre la pollution atmosphérique et l'effet de serre, repose également sur l'esprit de responsabilité de chacun."