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Octobre 1999
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Conseil Municipal
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10 - V - Question d'actualité de M. Philippe GOUJON, au nom du groupe "Rassemblement pour Paris", à M. le Préfet de police au sujet des manifestations plurielles qui ont perturbé la circulation le 21 octobre dernier

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 1999


M. Pascal VIVIEN, adjoint, président. - Nous passons à la question d'actualité de M. Philippe GOUJON à M. le Préfet de police.
La parole est à M. GOUJON.
M. Philippe GOUJON, adjoint. - Monsieur le Maire, Monsieur le Préfet, jeudi dernier, une manifestation de pompiers professionnels civils venus de province à provoqué de graves perturbations dans la Capitale, notamment sur le périphérique, entraînant un mécontentement très vif de ses usagers et une quasi paralysie de toute une partie de Paris pendant plusieurs heures.
Les pompiers de Paris, qui assurent au quotidien des missions essentielles de secours au service de nos concitoyens, notamment les plus vulnérables d'entre eux, soit journellement plus de 1.500 sorties, et n'hésitent pas à prendre des risques au péril de leur vie et à servir avec le plus grand dévouement et la plus grande compétence, ont été pris à parti par un grand nombre de personnes mécontentes de ces faits.
C'est ainsi que dans les heures qui ont suivi cette manifestation, près de 4.000 appels de protestation ont été reçus sur le standard du 18. Il semble donc, Monsieur le Préfet, qu'une confusion s'est établie dans l'esprit de nos concitoyens entre les pompiers professionnels civils syndiqués et les pompiers parisiens, qui ont toujours su, et c'est légitime, s'attirer la grande sympathie et la reconnaissance des Parisiens, qui sont de statut militaire et qui par définition n'ont pas la possibilité de se syndiquer, ni de faire grève.
Pouvez-vous nous confirmer que cette manifestation, dont d'ailleurs je ne me prononcerai pas sur les motivations, n'a en rien mis en cause les pompiers de Paris et que ces derniers sont donc totalement étrangers aux perturbations de la circulation sur le périphérique jeudi dernier ?
M. Pascal VIVIEN, adjoint, président. - Merci. La parole est à M. le Préfet de police.
M. LE PRÉFET DE POLICE. - Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs les Conseillers.
A l'appel de l'Intersyndicale C.G.T.-F.O.-C.F.T.C., des sapeurs-pompiers professionnels civils, 3.000 personnes ont défilé le jeudi 21 octobre à partir de 12 heures pour soutenir diverses revendications.
Le défilé s'est déroulé dans une ambiance animée et très bruyante (sirènes, sifflets, klaxons, pétards et fumigènes) de la Place Blanche, dans le 9e arrondissement de Paris, jusqu'aux abords du siège de la Direction de la Défense et de la Sécurité civiles, Quai du Docteur Dervaux à Asnières, dans les Hauts-de-Seine.
Vers 13 heures, les manifestants ont jeté des fumigènes et l'un d'eux est tombé sur un balcon dans un entrepôt, 105 boulevard de Clichy. Il a provoqué un début d'incendie qui a nécessité l'intervention de la brigade des sapeurs pompiers de Paris. Cet incendie a occasionné des dégâts peu importants.
A 15 heures 10, à leur arrivée aux abords de la Porte de Clichy, certains manifestants ont décidé d'effectuer un sit-in sur le boulevard périphérique. Environ 700 pompiers se sont engagés très rapidement sur les bretelles d'accès et ont bloqué la circulation sur le boulevard périphérique à partir de 15 heures 15 environ.
500 autres manifestants se sont installés sous le pont du boulevard périphérique et, après avoir également allumé un feu, ont procédé au blocage de la circulation. Ils ont poursuivi leur action de blocage en dépit de l'assurance qui leur avait été donnée qu'une délégation serait reçue au Ministère de l'Intérieur.
L'intervention immédiate des forces de l'ordre a été rendue extrêmement difficile en raison de l'utilisation par certains pompiers civils d'équipements spécifiques de protection.
Le boulevard périphérique et la Porte de Clichy n'ont pu retrouver que vers 21 heures, une physionomie normale.
Je tiens à souligner que la brigade de sapeurs pompiers de Paris, dont les hommes ont un statut militaire, est totalement étrangère à ces mouvements de protestation, dont l'objet ne la concerne en aucune manière.
Je souhaite aujourd'hui profiter de l'occasion qui m'est ainsi donnée pour, devant les élus du Conseil de Paris, rendre à nouveau un hommage appuyé aux militaires composant cette unité d'élite, qui font preuve à tout moment d'un courage, d'une disponibilité et d'un sens du devoir à tous égards exemplaires. Merci.
(M. le Maire de Paris reprend place au fauteuil de la présidence).
M. LE MAIRE DE PARIS. - Merci.