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Octobre 1999
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Conseil Municipal
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23 - 1999, DVD 130 - Programme "Bus 2001". - Programme de fiabilisation de parcours des lignes de ville 20, 27, 60 et 95 dans les 1er, 3e, 4e, 11e et 19e arrondissements

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 1999


M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - Nous passons au projet de délibération DVD 130 relatif au Programme "Bus 2001".
La parole est à Mme SCHNEITER.
Mme Laure SCHNEITER. - Monsieur le Maire, j'approuve, bien évidemment, les aménagements initiés dans les 1er, 3e, 4e, 11e et 19e arrondissements favorisant la circulation des autobus.
En revanche, nous ne pouvons pas accepter le projet de pistes cyclables sur les trottoirs entre République et Bastille. Vous savez d'ailleurs que toutes les associations de cyclistes qui font partie de la Commission Vélo sont, sauf exception, hostiles à ce type d'implantation. Il faut cesser de faire de mauvais aménagements comme sur les boulevards des Maréchaux que ces mêmes associations dénoncent.
En outre, le plan de pistes cyclables que vous nous présentez montre un tracé discontinu. La Préfecture, évidemment, ne veut pas toucher au stationnement de ses chères voitures mais, même en les supprimant, d'autres aménagements comme les stations de taxis, les bouches de métro ou les aires de livraison empêcheraient les cyclistes de circuler correctement.
L'idée d'installer ces pistes cyclables sur les trottoirs déjà envahis par les voitures est inacceptable. Les malheureux piétons ont suffisamment de mal à y circuler au milieu de tous ces obstacles, pour ne pas leur ajouter des vélos.
Il serait dommage, de toute façon, de faire entrer en conflit des utilisateurs de modes de déplacements conviviaux comme la bicyclette ou la marche à pied.
Je sais que les conseils des 3e et 11e arrondissements ne sont pas d'accord avec ces projets. Je soutiens leur démarche et m'associe à l'amendement qu'ils présentent.
Vous avez déclaré, Monsieur le Maire, le 9 mai 1996, que "le plan Vélo doit aussi permettre aux maires d'arrondissement d'engager une concertation sur les tracés nécessaires complémentaires qui permettront une desserte plus fine des différents quartiers". Je m'étonne, par conséquent, que vous ne teniez pas du tout compte de leur avis.
En revanche, les tracés que vous proposez dans les 1er et 19e arrondissements sont bien conçus. Je souhaiterais par conséquent, pour pouvoir voter pour ces bons aménagements, que nous fassions des votes séparés sur ces différents projets.
Comme toutes les associations de cyclistes, nous vous demandons, ainsi qu'aux maires d'arrondissements, de créer un couloir bus vélo élargi à 4,50 mètres, séparé du reste de la circulation, pour trouver une solution pour cet axe Bastille-République. Personne ne pleurera si la chaussée réservée aux voitures est diminuée de quelques dizaines de centimètres.
M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - La parole est à M. TUROMAN.
M. Michel TUROMAN. - Monsieur le Maire, ce projet concerne un programme de fiabilisation du parcours des lignes de bus.
Il vise notamment à mettre en site propre les couloirs de bus entre la République et la Bastille.
Cette mise en site propre, qui n'est d'ailleurs pas prévue sur tout le parcours, est une bonne chose. Et cela d'autant plus que l'amélioration de la circulation des autobus, de leur rapidité, de leur fréquence, donc de la qualité du service public des transports, est un objectif majeur pour améliorer la qualité de la vie à Paris.
A ce projet, la Ville entend ajouter la création d'une piste cyclable sur tout le parcours et dans les deux sens.
Deux possibilités existent :
- soit élargir les couloirs de bus en site propre à 4,50 mètres, ce qui suppose de ne laisser qu'une voie de circulation dans chaque sens pour les voitures ;
- soit mettre la piste cyclable sur les trottoirs et les contre-allées.
Vous avez choisi la deuxième solution. Mais celle-ci est irréaliste pour trois raisons :
Cette piste n'est pas viable pour les cyclistes en raison des dénivellations importantes d'un trottoir à l'autre, des décrochements inévitables entre la partie sur le trottoir et celle empruntant les contre-allées, en raison de l'encombrement général des trottoirs et en particulier de celui des contre-allées bloquées par les voitures qui arrivent ou repartent et par les livraisons.
Elle gênera considérablement la circulation des piétons sur des trottoirs déjà encombrés par de multiples obstacles d'autant plus qu'on se rapproche de la Bastille. Et les tensions entre cyclistes et pétons sont dans ces conditions inévitables.
Enfin, elle gênera forcément l'activité commerciale.
A l'initiative des maires d'arrondissement, plusieurs réunions se sont tenues pour consulter la population. Au cours de celles-ci, les riverains et les commerçants ont clairement montré leurs inquiétudes. Ils sont très majoritairement opposés à la création d'une piste cyclable sur les trottoirs, en même temps qu'ils souhaitent garder les contre-allées en l'état pour le stationnement et les livraisons. Les associations de cyclistes présentes ont également dit leur hostilité à cette piste, qui n'est pas viable pour eux et de plus gêne les piétons.
Nous pensons, Monsieur le Maire, qu'il faut les écouter.
En un mot, le projet que vous nous présentez consiste à déplacer une partie de la circulation, en l'occurrence celle des cyclistes, sur les trottoirs et à limiter l'espace piétonnier.
Ce n'est pas acceptable car ce qu'il faut réduire, c'est bel et bien la circulation automobile.
Nous voterons donc pour la mise en site propre des autobus tel qu'il figure dans le projet en vous demandant, à ce stade, de déconnecter de cet aménagement toute création de piste cyclable.
M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - Merci, cher collègue. La parole est à M. FERRAND.
M. Eric FERRAND. - Merci, Monsieur le Maire. Ce projet de délibération porte sur la mise en place de couloirs de bus pour les lignes dont le parcours actuel est contraint par un certain nombre de difficultés.
Je voudrais revenir sur les conséquences de ce projet, en particulier pour les boulevards Beaumarchais, Filles du Calvaire et boulevard du Temple.
Réaliser ce type d'aménagement consiste à séparer physiquement la circulation générale, de la circulation des autobus empruntant ces voies. Il faut parallèlement réaliser les itinéraires cyclables.
Les cyclistes ne peuvent, en effet, pour des raisons tant de sécurité que de confort, se retrouver dans la circulation générale entre les automobiles et la bordure du couloir de bus. Il a paru préférable de consulter les riverains concernés par cette opération et de leur soumettre plusieurs hypothèses d'aménagement, que nous avons été amenés à discuter jeudi soir dernier, dans le cadre d'une réunion publique dans le 3e arrondissement.
Les trois scénarios envisagés, Monsieur le Maire, présentent tous des inconvénients. L'analyse des remarques formulées par les riverains a montré qu'assez majoritairement ils s'inquiétaient du manque d'espace déjà existant sur les trottoirs et les contre-allées. Enfin, de nombreux habitants semblent souffrir du trafic automobile dans son ensemble : bruits, pollutions diverses sont dénoncés assez largement.
Dans ce contexte, il ne semble pas opportun, et puis ce n'est pas notre rôle, de nous prononcer aujourd'hui sur les conditions techniques détaillées selon lesquelles les itinéraires cyclables doivent être réalisés.
Tout en retenant le principe de la réalisation de ces couloirs de bus, les élus du Mouvement des citoyens vous ont proposé un amendement à cette délibération. En l'occurrence, il s'agirait de définir, dans une prochaine délibération, les partis-pris en matière d'aménagement de ces itinéraires, en retenant pour principe de ne pas modifier le fonctionnement actuel des trottoirs et contre-allées et de respecter ces différents usages, notamment celui de promenade piétonne et d'occupation de voirie par les terrasses.
Je souhaiterais donc vivement, Monsieur le Maire, que cet amendement soit adopté. Il permettra de définir dans le détail les aménagements en question et, dans ces conditions, la R.A.T.P. peut engager les démarches nécessaires au financement de l'opération par le S.T.P. et le Conseil régional d'Ile-de-France.
Je vous remercie.
M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - Merci, cher collègue.
La parole est à M. AIDENBAUM.
M. Pierre AIDENBAUM, maire du 3e arrondissement. - Monsieur le Maire, dans le cadre de ce projet de délibération, j'interviendrai sur la partie qui intéresse essentiellement le 3e arrondissement, à savoir l'axe République/Bastille.
Vouloir favoriser la fluidité des bus circulant sur cet axe est, naturellement, une bonne chose. Par contre, les propositions que vous nous faites, et cela a été rappelé par les différents intervenants, ne répondent pas au problème.
Une fois de plus, vous nous mettez devant le fait accompli d'un projet sur lequel il n'y a eu aucune concertation au préalable avec les élus de l'arrondissement, tout juste une présentation par vos services, quelques jours avant notre conseil d'arrondissement, ce qui ne nous a pas permis de l'étudier correctement.
Néanmoins, dès que nous avons eu ce projet, nous avons constaté qu'il ne proposait aucune bonne solution. C'est pourquoi, dans un premier temps, nous avons souhaité que le Conseil de Paris sursoie à son vote sur cette délibération, ce que vous avez fait au mois de septembre.
Son principal défaut, et cela a été souligné, est de supprimer de l'espace piétonnier au profit de la voiture, dans des conditions tout à fait rocambolesques pour qui a été voir sur le terrain. En effet, la voie vélo que vous préconisez sur cet axe est tantôt sur le trottoir, tantôt sur la chaussée et même, par endroit, elle n'existe absolument plus. C'est un projet de piste cyclable saucissonnée, incohérent, qui n'apporte aucune solution.
J'ai donc entrepris avec mon collègue Georges SARRE, du 11e arrondissement, une très large consultation des riverains et des commerçants de cet axe. Je dois vous le dire, et vous le savez certainement, votre projet fait l'unanimité contre lui.
La semaine dernière, j'ai organisé une réunion en mairie du 3e avec la participation des services de la Ville, des représentants de la Préfecture de police ainsi que de la R.A.T.P. Ils ont pu se rendre compte de l'hostilité générale à votre projet.
Si nous sommes d'accord pour une démarche de reconquête de l'espace urbain de circulation pour les transports en commun, nous sommes, par contre, tout à fait hostiles à ce que cela se fasse au détriment de l'espace piétonnier, ce qui est bien le cas dans votre projet.
Bien au contraire, il faut étudier un réaménagement du parcours République/Bastille afin de lui redonner un aspect convivial et d'en refaire une véritable promenade. Dans ce cadre, je vous ai demandé d'inclure dans votre projet de réaménagement des grands boulevards, j'avais demandé à l'époque...
Je vous remercie, Monsieur le Maire, ou celui qui le remplace, de bien vouloir m'écouter, si c'est possible.
M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - C'est ce que je fais, cher collègue.
M. Pierre AIDENBAUM, maire du 3e arrondissement. - Ah non, Monsieur, vous étiez en train de sourire.
M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - On ne peut pas rire ?
M. Pierre AIDENBAUM, maire du 3e arrondissement. - Si vous voulez rire, riez tranquillement, mais vraiment tranquillement, de manière à ce que cela ne s'entende pas dans toute l'enceinte.
M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - Vous devenez désagréable.
M. Pierre AIDENBAUM, maire du 3e arrondissement. - Je suis comme je suis et vous le prenez comme vous voulez.
M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - Je le prends comme tel. Je peux sourire, Monsieur AIDENBAUM.
M. Pierre AIDENBAUM, maire du 3e arrondissement. - Alors, souriez en silence.
M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - J'avais souri en silence.
M. Pierre AIDENBAUM, maire du 3e arrondissement. - J'avais demandé au Maire de Paris de bien vouloir inscrire dans son projet de réaménagement des grands boulevards l'axe République/Bastille, ce qu'il avait refusé à l'époque. C'était encore une occasion manquée.
Votre projet, vous l'avez bien compris, est un mauvais projet, que nous refusons de voter en l'état. Néanmoins, afin de ne pas retarder l'ensemble du projet et afin d'assurer à la R.A.T.P. son financement, je vous propose, comme cela a été fait précédemment, que la délibération soit amendée, conformément à l'amendement présenté en commun avec mon collègue du 11e arrondissement.
Dans le cas où cet amendement ne serait pas accepté, le groupe socialiste voterait contre votre projet.
Je voudrais aussi vous dire, Monsieur le Maire, en conclusion, mon étonnement de n'avoir reçu aucune réponse à la lettre que je vous ai envoyée, vous demandant des explications sur le fait que votre adjoint chargé de ce dossier ait organisé une réunion publique sur ce problème, dans le 11e arrondissement, sans en informer ni inviter les maires et les élus des arrondissements concernés.
Je vous ai écrit une lettre pour vous demander des explications sur cette manière totalement incorrecte de procéder. Je n'ai, à ce jour, et cela fait quand même maintenant près d'un mois de cela, reçu aucune réponse.
Je souhaiterais savoir si, ce soir, vous êtes en mesure de m'apporter une réponse. Trouvez-vous normal, Monsieur le Maire, qu'un de vos adjoints organise avec un élu de l'opposition une réunion publique sans en informer le maires et les élus des 3e, 4e et 11e arrondissements ?
Je vous remercie.
J'espère que, ce soir enfin, j'aurai une réponse. Je vous remercie.
(Applaudissements sur les bancs des groupes socialiste, du mouvement des citoyens et communiste).
M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - Madame DOUVIN, vous avez la parole pour répondre.
Mme Laurence DOUVIN, au lieu et place de M. Bernard PLASAIT, adjoint, au nom de la 3e Commission. - Merci, Monsieur le Maire.
Je voudrais tout d'abord dire que la viabilisation des lignes de bus entre la République et la Bastille est évidemment un élément important de la politique des déplacements sur Paris. Il est donc nécessaire d'envisager, chaque fois que c'est possible, la mise en place d'un mini-séparateur pour interdire physiquement l'accès des véhicules particuliers à un espace dédié aux autobus.
Quant à la dimension du couloir de bus, il ne peut pas être élargi sur ces voies. Pourquoi ? Parce que, si tel est le cas, il ne peut pas y avoir une file nécessaire au tourne-à-gauche, ce qui est véritablement, à cet endroit, une nécessité.
Sinon, à quoi aboutit-on ? On aboutit d'abord à des embouteillages, préjudiciables à la circulation générale, donc également à celle des autobus. On aboutit aussi à une pollution accrue, ce qui n'est certainement pas ce que vous voulez, les uns et les autres et nous non plus.
Il faut donc trouver pour les cyclistes une solution différente, de nature technique, et non pas faire de ce dossier une affaire politique, ce qu'il n'est en aucune manière.
Je voudrais donc amener deux précisions.
Tout d'abord, qu'il n'y ait pas de confusion, il ne s'agit pas ici de piste cyclable. Celle-ci est boulevard Richard-Lenoir. Il s'agit dans ce projet d'assurer une continuité cyclable. Ce n'est pas un saucissonnage, c'est un aménagement, Monsieur AIDENBAUM, pour assurer la sécurité des cyclistes dans les meilleures conditions.
Il n'est pas question de faire sur les trottoirs des pistes cyclables mais d'assurer à certains endroits très limités une continuité cyclable sur le trottoir.
Alors, de quels trottoirs parlons-nous ? Nous parlons d'abord, sur un projet de 2.800 mètres, d'un parcours de 230 mètres sur le 3e et de 340 mètres sur le 11e. Je pense que ces chiffres redonnent à cette discussion sa juste dimension.
D'autre part, ces portions qui sont dédiées à la continuité cyclable sont implantées sur des trottoirs qui sont d'une largeur égale à celle des contre-allées toutes voisines. Il s'agit donc de trottoirs larges qui peuvent supporter la présence des vélos sans gêner les piétons. Je dis cela en particulier pour M. TUROMAN. La cohabitation vélos-piétons, donc parfaitement limitée, est à cet endroit tout à fait possible.
Enfin, je dirai que ce type de réalisation a été effectué sur les boulevards des Maréchaux après avoir reçu une approbation quasi générale et que cela se passe sans incident, à la satisfaction de tous.
En ce qui concerne l'amendement, je voudrais dire qu'on ne peut éternellement continuer à surseoir. En effet, si nous prenons du retard, nous ne pourrons pas remplir les engagements pris avec la R.A.T.P. de réaliser un certain nombre de lignes de ville pour l'an 2000. Pourquoi ? Parce que nous devons passer devant le Syndicat des Transports parisiens et la Région Ile-de-France et que ces deux organismes ne s'engageront pas financièrement si l'on modifie le projet. Une seconde délibération portant sur l'usage des trottoirs et qui remettrait ainsi en cause le projet global est donc inappropriée et je pense que l'auteur de l'amendement devrait être en phase avec la Municipalité sur la nouvelle répartition de l'espace public que nous préconisons plutôt que d'utiliser encore une fois un dossier technique à des fins politiques.
Enfin, en ce qui concerne la concertation et notamment l'intervention de M. FERRAND, effectivement le 21 octobre dernier il y a eu une réunion à la mairie du 3e, à l'initiative de MM. SARRE et AIDENBAUM.
Je voudrais tout d'abord dire, au sujet de cette réunion, que le questionnaire dont on a rendu compte était rédigé de manière à favoriser, dans un choix entre trois options, le choix de la troisième option, c'est-à-dire l'élargissement du couloir bus.
Si dans le 11e arrondissement les réponses se sont partagées, ce qu'on peut estimer normal, entre les trois possibilités de réponse, 25 à 30 % pour les options du projet présenté en supprimant les contre-allées, 40 % pour la troisième option, c'est-à-dire le couloir élargi, je trouve pour le moins surprenant que sur le 3e arrondissement, pour le même problème, M. AIDENBAUM se soit contenté de présenter un résultat à 98 % en faveur de la troisième option...
M. Pierre AIDENBAUM, maire du 3e arrondissement. - C'est faux !
Mme Laurence DOUVIN, au lieu et place de M. Bernard PLASAIT, adjoint, rapporteur. - C'est un curieux résultat qui reflète plutôt mal l'atmosphère de la réunion où des points de vue non seulement différents mais contradictoires se sont exprimés sur les voitures, les vélos, les rollers.
Quant aux commerçants rencontrés, on ne touche pas aux terrasses et ils se sont prononcés plutôt en faveur du projet.
Je voudrais donc dire...
M. Pierre AIDENBAUM, maire du 3e arrondissement. - Vous racontez n'importe quoi !
(Protestations sur les bancs des groupes socialiste, communiste et du Mouvement des citoyens).
M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - S'il vous plaît, chers collègues, la parole est à Mme DOUVIN et à elle seule.
Mme Laurence DOUVIN, au lieu et place de M. Bernard PLASAIT, adjoint, rapporteur. - Les représentants de la Direction de la Voirie et des Déplacements se sont rendus à cette réunion, comme vous le savez.
Je dirai donc, en terminant, qu'on ne peut pas déconnecter la continuité cyclable de la protection du couloir bus et, bien entendu, on ne peut pas non plus faire un vote séparé sur les différents éléments qui sont présentés ensemble.
Je vous remercie.
(Applaudissements sur les bancs des groupes "Paris-Libertés" et "Rassemblement pour Paris").
M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - Merci.
Je mets aux voix la proposition d'amendement...
(Protestations sur les bancs des groupes socialiste, communiste et du Mouvement des citoyens).
M. Pierre AIDENBAUM, maire du 3e arrondissement. - Vous permettez qu'on réponde, quand même ?
M. Jean-Antoine GIANSILY, adjoint. - Non !
M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - Je mets aux voix l'amendement qui a été rejeté par Mme DOUVIN.
Qui est pour ?
M. Bertrand BRET. - Les maires d'arrondissement ont toujours droit à explication !
M. Pierre AIDENBAUM, maire du 3e arrondissement. - Qu'est-ce que cela veut dire, cette manière de présider ?
(Protestations sur les bancs des groupes "Rassemblement pour Paris", "Paris-Libertés" et "U.D.F. et Modérés").
Mme DOUVIN n'a dit que des contrevérités !
M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - Je mets aux voix l'amendement.
Qui est pour l'amendement ?
(Protestations sur les bancs des groupes socialiste, communiste et du Mouvement des citoyens).
M. Pierre AIDENBAUM, maire du 3e arrondissement. - Mme DOUVIN a parlé de 98 %. Où est-elle allée chercher ce chiffre ?
M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - Je mets aux voix l'amendement...
M. Pierre AIDENBAUM, maire du 3e arrondissement. - Non ! Vous donnez la parole au maire !
M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, la proposition d'amendement déposée par le groupe du Mouvement des citoyens.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
La proposition d'amendement est repoussée.
M. Pierre AIDENBAUM, maire du 3e arrondissement. - Et voilà comment vous menez la Ville !
M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DVD 130.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (1999, DVD 130).
M. Daniel MARCOVITCH. - C'est minable, comme méthode !
M. Jean-Pierre PIERRE-BLOCH, adjoint. - Pas vous, Monsieur MARCOVITCH !
M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - Nous passons au projet de délibération DVD 156...
(Vives protestations sur tous les bancs).
M. Pierre AIDENBAUM, maire du 3e arrondissement. - Et le maire de l'arrondissement ?
M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - S'il vous plaît... Le maire de l'arrondissement s'est exprimé avant la réponse...
M. Pierre AIDENBAUM, maire du 3e arrondissement. - Je n'ai jamais vu cela ! Je n'ai jamais vu un Conseil présidé comme ce soir !