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Octobre 1999
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Conseil Municipal
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119 - QOC 99-525 Question de M. Bertrand DELANOE, Mmes Françoise DURAND, Olga TROSTIANSKY, Gisèle STIEVENARD, M. Bernard DELEPLACE, Mme Elisabeth LARRIEU et des membres du groupe socialiste et apparentés à M. le Maire de Paris à propos du diagnostic sur les violences urbaines commises à l'encontre des femmes

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 1999


Libellé de la question :
"Le diagnostic sur les violences urbaines ne comporte aucune donnée sexuée. Or, les femmes et en particulier les plus vulnérables, dont les S.D.F. et les plus jeunes, sont les principales victimes.
Les politiques publiques de prévention et de traitement des violences urbaines nécessitent pourtant d'autres instruments pour un diagnostic fidèle aux réalités.
Paris est très en retard par rapport à d'autres villes et métropoles étrangères.
La Ville de Paris pourrait-elle disposer, à l'avenir, d'un guide d'enquête sur la sécurité tel, par exemple, qu'il a été mis en place dès 1989 dans la ville de Toronto ?
Par ailleurs, la Ville de Paris pourrait-elle mettre en oeuvre des enquêtes de victimisation ?
De quelle manière le futur Contrat local de sécurité va-t-il refléter la demande de sécurité exprimée par les Parisiennes ?
La gestion des espaces publics ou des espaces accessibles au public va-t-elle enfin tenir compte de la demande spécifique des femmes qui figurent parmi les catégories de la population les plus victimisées ?"
Réponse (M. Philippe GOUJON, adjoint) :
"Le diagnostic des violences urbaines tel qu'il est établi ressort des statistiques officielles fournies par la Préfecture de Police, auprès de laquelle, seule, il convient de déplorer l'absence de données sexuées.
La mise en ?uvre d'enquêtes dites de victimisation requiert la collecte de données officielles pour laquelle la Ville ne dispose ni des matériaux, ni de la légitimité nécessaires.
Le Contrat local de Sécurité, élaboré en partenariat par le Préfet de police, le Procureur de la République et le Maire de Paris, propose dans son plan d'actions la mise en ?uvre de mesures destinées à endiguer l'insécurité à Paris.
Ce plan d'actions résulte directement des conclusions du diagnostic de sécurité établi à partir des statistiques officielles de la délinquance et d'un sondage I.F.O.P. réalisé à la demande de la Préfecture de police auprès des Parisiens, afin de connaître leurs attentes en matière de sécurité.
Ce diagnostic de sécurité, par delà l'approche statistique des victimes, qui démontre, que de façon globale, la victime est davantage un homme qu'une femme, un adulte qu'un jeune ou une personne âgée, un individu en activité plutôt qu'un demandeur d'emploi, souligne la grande sensibilité des personnes les plus vulnérables, et la nécessité de développer, à leur égard, une prévention particulière et une aide sociale et juridique appropriée. Ces propositions figurent dans le plan d'actions et les priorités du contrat local de sécurité.
La Ville a établi depuis plusieurs années des contacts avec certaines grandes métropoles étrangères comme New-York ou Berlin, pour étudier les mesures qui sont mises en ?uvre à un échelon comparable à celui de Paris. Des contacts ultérieurs doivent intervenir avec d'autres capitales.
Bien entendu les innovations et " meilleures pratiques " recensées chez nos partenaires seront systématiquement établies pour voir, dans quelles conditions, elles peuvent être adaptées à nos spécificités."