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Octobre 1999
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Conseil Municipal
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115 - VI - Questions du groupe socialiste et apparentés.QOC 99-521 Question de M. Bertrand DELANOE, Mmes Françoise DURAND, Olga TROSTIANSKY, Gisèle STIEVENARD, M. Bernard DELEPLACE, Mme Elisabeth LARRIEU et des membres du groupe socialiste et apparentés à M. le Préfet de police concernant l'établissement de statistiques sexuées en matière de violences urbaines

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 1999


Libellé de la question :
"Les violences contre les femmes n'entrent pas, en général, dans la définition des violences urbaines. A Paris, la statistique criminelle et de la délinquance n'a pas de sexe. Or, les femmes sont les principales victimes de ces violences urbaines.
M. le Préfet de police peut-il désormais fournir un diagnostic sexué de l'état 4001 et des analyses sexuées des mains courantes ?"
Réponse (M. LE PRÉFET DE POLICE) :
"Contrairement à ce qui est avancé dans le texte de cette question, l'état 4.001 comporte une rubrique spécifique qui recense expressément les vols avec violence sans arme commis au préjudice des femmes sur la voie publique ou autre lieu public.
Le nombre de ces délits est de 4.290 sur l'ensemble de la Capitale, pour les neuf premiers mois de l'année, soit 36 % de l'ensemble des vols avec violence. Il s'agit principalement de vols de sacs à main à l'arraché.
D'autres actes de violence commis à l'encontre des femmes ont été recensés au cours de cette même période, dont 240 affaires de viol, 409 atteintes sexuelles et 310 faits de harcèlement.
J'ajoute que depuis la mise en place de la Direction de la police urbaine de proximité, des statistiques sont établies à partir des mains-courantes déposées par des femmes victimes.
Il s'agit principalement de violences légères (312 faits au cours de la période d'avril à septembre) et de violences conjugales (842 faits au cours de cette même période).
Je souhaiterais préciser que ces actes ne peuvent, en tout état de cause, être intégrés dans la catégorie des violences urbaines dont la notion recouvre d'autres types de faits.
Les violences urbaines sont en effet liées au phénomène spécifique des bandes des cités sensibles.
Ce type d'infractions, commises généralement en groupe, dans un contexte géographique déterminé, est caractérisé par une forte proportion d'actes gratuits, dirigés principalement contre les institutions et les biens.
Ces délits concernent principalement les dégradations, les incendies, les vols avec violences, les violences, les rebellions et les outrages pour lesquels les données statistiques mentionnées sur l'état 4.001 ne distinguent pas, en effet, celles commises à l'encontre des hommes de celles commises à l'encontre de femmes.
Je tiens à préciser qu'une modification éventuelle de ce document, établi selon des règles nationales bien définies, ne relèverait pas, en tout état de cause, de la seule compétence des services de la Préfecture de police."