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Octobre 1999
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Conseil Municipal
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52 - 1999, ASES 127 - Subvention à l'association "Amicale des travailleurs antillais et guyanais (19e). - Montant : 130.000 F

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 1999


M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - Nous passons maintenant au projet de délibération ASES 127 concernant une subvention à l'association "Amicale des travailleurs antillais et guyanais".
La parole est à M. MESMIN.
M. Georges MESMIN. - Nous avons dit que nous voterions contre tous les projets qui consistent à donner des subventions à des associations dont l'objet social a un caractère communautariste, à partir du moment où leur recrutement ou leur action sont réservés à une certaine catégorie de personnes définies sur des critères culturels ou ethniques. Cela ne nous paraît pas très républicain.
C'est pourquoi, bien que nous ayons de la sympathie pour les Antillais et les Guyanais, nous pensons que c'est une dérive qu'il convient de critiquer et éventuellement de sanctionner. Nous votons contre ce projet.
M. Hervé BENESSIANO, adjoint, au nom de la 5e Commission. - En réponse à la question des élus indépendants, qui remettent en cause le financement des associations à caractère ethnique, culturel, ou communautariste, je souhaite apporter les réponses suivantes.
Notre politique, loin de s'inscrire dans la logique communautariste de développement séparée, que M. DUMAIT, Mme TAFFIN et M. MESMIN semblent dénoncer, consiste, au contraire, à favoriser résolument les efforts d'intégration des minorités dans la société française.
La communauté parisienne peut se réjouir de voir ce souci relayé par des associations à même de servir de trait d'union entre les cultures.
A ce titre, ces associations méritent notre soutien. L'Amicale des travailleurs antillais et guyanais de métropole, bien implantée dans la communauté des Français d'Outre-Mer s'inscrit parfaitement dans cette politique d'intégration.
L'aide financière allouée depuis 1976 est destinée à permettre à l'AMITAG de poursuivre ses activités de façon à favoriser l'insertion des personnes originaires des Départements d'Outre-Mer, et de prévenir leur marginalisation.
C'est parce que nous disposons de tels relais associatifs que nous pouvons espérer intégrer à la société métropolitaine ceux qui sont devenus des parisiens d'adoption.
Le soutien à cette association doit donc être poursuivi. Je vous propose d'adopter la subvention de 130.000 F telle qu'elle nous a été proposée.
M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération ASES 127.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (1999, ASES 127).