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Decembre 2001
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Conseil Général
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5 - 2001, ASES 225 G - Subventions à des associations pour soutenir le développement de leurs activités d'épiceries, notamment en faveur d'allocataires parisiens du R.M.I. dans les quartiers éligibles à la "politique de la ville"

Débat/ Conseil général/ Décembre 2001


M. LE PRÉSIDENT. - Nous passons au projet de délibération ASES 225 G qui porte sur les subventions à des associations pour soutenir le développement de leurs activités d'épiceries, notamment en faveur des allocataires parisiens du R.M.I. dans les quartiers éligibles à la "politique de la ville".
Madame GÉGOUT, vous avez la parole.
Mme Catherine GÉGOUT. - Merci, Monsieur le Président, cela va être très bref, c'est simplement une alerte, un appel au secours : l'une de ces associations s'appelle "La courte échelle" et elle a mis en place depuis environ 5 ans une activité d'épicerie sociale, c'est-à-dire qu'ils ont un lieu de stockage dans lequel arrivent toutes les marchandises qu'ils dispatchent ensuite dans les différents lieux de distribution, je devrais dire de vente de ces produits.
L'objectif de ces boutiques est de recevoir des personnes envoyées par les services sociaux, notamment des "R.M.istes" qui ont des difficultés pour se procurer des produits alimentaires, des produits d'entretien ou d'hygiène. L'intérêt de ces boutiques est que ces personnes peuvent venir acheter à des prix extrêmement bas ces produits, c'est-à-dire qu'ils ont quand même une démarche d'achat, ce n'est pas une distribution, ce n'est pas la charité qu'on leur fait. Ces personnes viennent et achètent, elles y ont droit, et en même temps elles ont un contact, un échange, un accueil, une aide éventuelle pour établir des dossiers de surendettement ou d'autres.
C'est un lieu de dignité, de rencontre, qui est très complémentaire d'autres lieux comme "Les Restaurants du c?ur", des lieux qui permettent à des personnes démunies de se procurer ce dont elles ont besoin ; mais là c'est déjà une autre nature et c'est extrêmement intéressant parce que ces personnes sont dans une démarche autonome.
Pour cette épicerie sociale - c'est un dossier qui est bien connu de la Ville - tout le monde est en train de chercher une solution parce qu'ils ont besoin d'un lieu central de stockage. Ils sont actuellement hébergés depuis un peu plus d'un an par les Magasins généraux qui les hébergent d'ailleurs gratuitement, qui ont fait une ?uvre tout à fait sociale en les aidant. Malheureusement ils doivent quitter ces locaux, qui doivent être démolis, et ils ont besoin de 500 mètres carrés avec accès pour un semi-remorque quatre fois par semaine environ.
En ce moment la mairie du 19e cherche, Gisèle STIEVENARD cherche également, mais il y a urgence extrême parce qu'ils doivent quitter ces locaux au 31 décembre. Il y a moyen de gagner 2 ou 3 semaines mais cela n'ira pas plus loin, et comme les Magasins généraux leur ont rendu vraiment service il n'est pas question pour eux de faire de la résistance à cet endroit.
C'est vraiment un appel extrêmement vibrant, il faut que l'on trouve une solution au moins provisoire pour qu'ils puissent quitter cet endroit. Ils ont 140 tonnes de nourriture stockée, qui va partir en fumée s'ils sont obligés de partir. Je sais que tout le monde est sensible à cela, mais maintenant l'urgence est tout à fait extrême. Je sais que la Ville n'est pas du tout contre le fait d'aider à assurer le loyer, si l'on trouve un lieu qui n'est pas gratuit, bien sûr.
Je vous remercie.
(Applaudissements sur les bancs des groupes communiste, socialiste et radical de gauche, du Mouvement des citoyens et "Les Verts").
M. LE PRÉSIDENT. - Merci bien.
La parole est à Mme STIEVENARD.
Mme Gisèle STIEVENARD, vice-présidente, au nom de la 6e Commission. - Monsieur le Président, chers collègues, en effet nous avons évoqué ce dossier en 6e Commission avec Mme GÉGOUT et Mme BARANDA. L'association "La courte échelle" gère deux épiceries sociales, l'une située rue Bernard-Dimey dans le 18e arrondissement, l'autre au 73, rue Curial dans le 19e au profit de personnes en situation de précarité. Elle disposait jusqu'à présent d'un entrepôt de 500 mètres carrés situé à Aubervilliers, dans lequel sont entreposées les denrées alimentaires, ensuite redistribuées dans les épiceries de l'association. Cet entrepôt a fait l'objet d'une mise à disposition à titre gracieux par la compagnie "E.M.G.P." jusqu'au 31 décembre. Après cette date, il est voué à la démolition.
C'est la raison pour laquelle l'association recherche un entrepôt d'une même superficie de 500 mètres carrés pour lui permettre de stocker ses denrées.
Depuis l'automne, les services de la Ville ont été mobilisés pour la recherche de nouveaux locaux adaptés aux activités de l'association. Certains locaux ont été écartés car la lourdeur des matériaux entreposés ne permettait pas le stockage. Des entrepôts de 1.000 mètres carrés, propriété de la Ville, situés à Saint-Denis seront proposés dans les prochains jours à cette association, afin qu'elle puisse poursuivre sa mission en faveur des plus démunis.
L'association est également en contact et en négociation avec d'autres municipalités de la banlieue parisienne, notamment Montreuil. J'espère que ces pistes se révèleront positives car il y a en effet un caractère d'urgence extrême pour cette demande.
Le Département de Paris, conscient de l'utilité sociale de l'activité de l'association, a doublé sa participation financière entre 2000 et 2001 qui est passée de 100.000 à 200.000 F dans un cadre conventionnel. Une délibération est d'ailleurs présentée à cette séance pour accorder la subvention de 200.000 F, prélevés sur les crédits d'insertion au titre de la politique de la ville.
Lorsque de nouveaux entrepôts auront été trouvés, le Département de Paris étudiera avec la plus grande attention la demande de subvention de l'association pour l'exercice 2002 qui pourra, si besoin, être réhaussée en raison des coûts de fonctionnement plus élevés.
J'espère que ce dossier trouvera très vite une conclusion positive.
(Applaudissements sur les bancs des groupes socialiste et radical de gauche, communiste, "Les Verts" et du Mouvement des citoyens).
M. LE PRÉSIDENT. - Merci.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération ASES 225 G.
Qui est pour ?
Qui est contre ?
Qui s'abstient ?
Le projet de délibération est adopté. (2001, ASES 225 G).