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Janvier 2002
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21 - V - Question d'actualité du groupe "Démocratie libérale et Indépendants" à M. le Maire de Paris relative à l'insécurité

Débat/ Conseil municipal/ Janvier 2002


M. LE MAIRE DE PARIS. - Trêve de plaisanterie, nous passons à la question d'actualité du groupe "Démocratie libérale et Indépendants" à M. le Maire de Paris relative à l'insécurité.
La parole est à M. GOASGUEN.
M. Claude GOASGUEN. - Merci, Monsieur le Maire.
Ma question s'adresse au Maire de Paris et non pas au Préfet de police. Elle porte sur les problèmes de la sécurité. "Au Maire de Paris" puisque le Gouvernement a engagé les élus et notamment ceux de votre parti à pratiquer une politique de coproduction de sécurité. J'interpelle donc le Maire de Paris et non le Préfet de police.
En ce qui concerne le Préfet de police, nous avons déjà dit beaucoup de choses. Il ne s'agit pas de minimiser son rôle, de dire que l'Etat, qui n'est ni de droite ni de gauche, se désengage. En réalité, depuis 1997, nous avons perdu beaucoup de postes de policiers.
Quant à la police de proximité, Monsieur le Préfet, je vous ai dit tout le mal que j'en pensais, ce n'est pas une réussite...
Pour être honnête et pour répondre à ce qu'a dit Bertrand DELANOË, l'ancien Préfet qui a rejoint le Président de la République était sans doute hostile à la police municipale. Il est parti car il était hostile aussi à la police de proximité.
Oui, M. MASSONI était hostile à la police de proximité.
M. LE MAIRE DE PARIS. - Ce serait bien que vous nous confirmiez cela, c'est un scoop !
M. Claude GOASGUEN. - Non, ce n'est pas un scoop !
M. LE MAIRE DE PARIS. - J'ai plus souvent travaillé que vous avec lui, faites attention quand même de ne pas vous ériger en porte-parole de tel ou tel, demandez quand même l'autorisation car c'est au procès-verbal !
M. Claude GOASGUEN. - Je le laisse au P.V.
M. LE MAIRE DE PARIS. - Donc notez au procès-verbal que M. GOASGUEN au nom de M. MASSONI exprime ce point de vue pour M. MASSONI.
M. Claude GOASGUEN. - Monsieur le Maire, j'aime bien que l'on soit de mauvaise fois, mais là je vais me permettre d'insister. Je ne parle pas au nom de M. MASSONI, je dis que M. MASSONI est parti de la Préfecture de police car il avait émis...
M. LE MAIRE DE PARIS. - ... Parce qu'il était arrivé à l'âge de la retraite, Monsieur GOASGUEN !
M. Claude GOASGUEN. - Pourrais-je terminer ma question ?
M. LE MAIRE DE PARIS. - Poursuivez, mais il est possible de temps en temps de dire quelque chose d'évident !
M. Claude GOASGUEN. - Je trouve votre attitude scandaleuse, Monsieur le Maire, c'est tout à fait inadmissible, je regrette que vous pratiquiez cette intervention envers un Président de groupe de l'opposition. Vous étiez suffisamment éloquent pour critiquer vos prédécesseurs pour ne pas vous conduire au bout de quelques mois de manière plus autoritaire qu'eux encore. Il est une légende à Paris désormais : nous avons un maire autoritaro-médiatique !
(Applaudissements sur les bancs des groupes "Rassemblement pour la République et apparentés", "Démocratie libérale et Indépendants", Union pour la démocratie française et "Ensemble pour Paris" ).
Ne vous amusez pas à ce petit jeu, ne vous amusez pas à la confrontation de ce genre, sinon vous allez transformer cet hémicycle en champ clos et ce n'est pas du tout mon intention.
(Protestations sur les bancs des groupes socialiste et radical de gauche, communiste, du Mouvement des citoyens et "Les Verts").
J'attends, c'est vous le Président de séance !
M. LE MAIRE DE PARIS. - J'ai fait respecter toutes les prises de parole jusqu'à présent, elles ont toutes été respectées, maintenant débrouillez-vous !
(Protestations sur les bancs des groupes "Rassemblement pour la République et apparentés", "Démocratie libérale et Indépendants", Union pour la démocratie française et "Ensemble pour Paris" ).
M. Claude GOASGUEN. - Je demande une suspension de séance.
M. LE MAIRE DE PARIS. - Elle est de droit, de combien de temps la voulez-vous ?
M. Claude GOASGUEN. - Cinq minutes.
M. LE MAIRE DE PARIS. - Très bien, cela vous permettra de reprendre vos esprits.
M. Claude GOASGUEN. - Et vous les vôtres !