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Janvier 2002
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Conseil Municipal
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24 - VI - Question d'actualité de M. Patrick BLOCHE et des membres du groupe socialiste et radical de gauche à M. le Préfet de police à propos de la montée des actes de violence à caractère antisémite

Débat/ Conseil municipal/ Janvier 2002


M. LE MAIRE DE PARIS. - Nous passons à la question d'actualité du groupe socialiste et radical de gauche, posée à M. le Préfet de police, relative à la montée des actes de violence à caractère antisémite.
La parole est à M. Patrick BLOCHE.
M. Philippe GOUJON. - C'est pour cela qu'il y a plus 6 %.
M. Patrick BLOCHE. - Merci, Monsieur le Maire.
La question du groupe socialiste et radical de gauche s'adresse à M. le Préfet de police.
Depuis plusieurs semaines, dans le contexte international que l'on sait, on assiste à la montée inquiétante, dans notre pays, d'actes de violence à caractère antisémite. Ces agressions à l'égard de personnes ou de biens réveillent au sein de la communauté juive des souvenirs douloureux et cette même communauté s'étonne d'ailleurs que ces agressions soient trop souvent passées sous silence, notamment par les médias.
Aussi nous souhaiterions, Monsieur le Préfet de police, que vous puissiez, en ce qui concerne plus précisément Paris, nous faire part des mesures que vous avez sans doute déjà prises, connaissant votre vigilance toute particulière en ce domaine, pour prévenir ces violences.
Et bien entendu, par rapport aux agressions, quels sont les moyens développés s'il fallait être amené à en rechercher les coupables ?
(Applaudissements sur les bancs des groupes socialiste et radical de gauche, communiste, du Mouvement des citoyens et "Les Verts").
M. LE MAIRE DE PARIS. - Merci.
La parole est à M. le Préfet de police.
M. LE PRÉFET DE POLICE. - Monsieur le Conseiller, effectivement, depuis plusieurs semaines la presse s'est faite l'écho de l'émotion suscitée par la montée d'actes de violence à caractère antisémite à l'encontre de la communauté juive.
Si je ne peux que déplorer vivement comme vous et condamner fermement de tels actes, je puis néanmoins vous assurer que les effectifs de la Préfecture de police ont été particulièrement sensibilisés à la répression de ces faits, et que la vigilance qu'ils exercent a été portée à son niveau le plus élevé.
Ce fut déjà le cas lors de la mise en ?uvre des mesures renforcées du plan "Vigipirate", au lendemain des événements tragiques du 11 septembre 2001. Ce fut notamment également le cas du dispositif de sécurité, très étoffé et très détaillé, qui avait été mis en place à l'occasion des fêtes de la communauté juive à l'automne. Le renforcement de ces dispositifs et la vigilance des policiers parisiens ont permis d'ailleurs que toute cette période se déroule dans le calme, puisque les violences à caractère antisémite restaient plus limitées à l'automne 2001 qu'elles ne l'étaient à l'automne 2000 dans un contexte international difficile.
J'ajoute que toujours soucieux de répondre aux inquiétudes manifestées par la communauté, la Préfecture de police s'est rapidement rapprochée des institutions communautaires avec lesquelles elle entretient des relations de confiance très anciennes, pour apaiser les craintes et préciser ensemble, d'un commun accord, les mesures prises par rapport aux cibles éventuelles.
En particulier il a été indiqué que les services de police judiciaire, auxquels des instructions de fermeté ont été données pour suivre dans tous les cas, conformément à la loi, les faits ou actes de nature antisémite, même s'il n'y a pas eu violence ou dégradation mais simple affirmation antisémite.
C'est ainsi que les responsables de la communauté juive ont été invités à déposer systématiquement plainte pour tous les faits antisémites dont ils pourraient avoir connaissance et je puis vous assurer que les services de police mettront tout en ?uvre pour identifier leurs auteurs et les présenter à la justice.
(Applaudissements).
M. LE MAIRE DE PARIS. - Merci, Monsieur le Préfet de police.