Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Octobre 2002
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
> Type de document (Débat / Délibération)  

107 - QOC 2002-647 Question de Mme Roxane DECORTE et des membres du groupe U.M.P. à M. le Maire de Paris concernant le nouveau projet de la Z.A.C. "Porte d'Aubervilliers" (19e)

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 2002


Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Nous passons à la question suivante de Mme Roxane DECORTE et des membres du groupe U.M.P. à M. le Maire de Paris concernant le nouveau projet de la Z.A.C. "Porte d'Aubervilliers" (19e).
La parole est à Mme DECORTE.
Mme Roxane DECORTE. - Madame la Maire, mes chers collègues, je souhaiterais attirer votre attention sur le nouveau projet pour la Z.A.C. "Porte d'Aubervilliers". Le 30 avril dernier le Tribunal administratif de Pontoise annulait l'intégralité du projet de centre commercial géant à la Porte d'Aubervilliers. Aujourd'hui, Plaine commune, la communauté d'agglomération réunissant Aubervilliers, Saint-Denis, Villetaneuse, Epinay et Pierrefitte présente une nouvelle version de ce projet.
Je souhaiterais connaître de manière très précise la position de la Mairie de Paris sur ce dossier.
Je vous remercie infiniment.
Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Merci.
Mme Lyne COHEN-SOLAL a la parole pour répondre.
Mme Lyne COHEN-SOLAL, adjointe. - Merci, Madame la Maire.
Madame la Conseillère, je vais essayer de répondre le plus précisément possible à votre demande.
Je vous rappelle que le projet initial de création d'un centre commercial d'une surface de vente de 52.000 mètres carrés sur la commune d'Aubervilliers, à proximité immédiate du territoire parisien avait causé une opposition déterminée de la Municipalité parisienne.
En effet, la nature et l'ampleur du programme commercial avaient suscité de très vives inquiétudes quant aux conséquences potentielles de l'implantation d'un tel équipement sur le tissu commercial du Nord-est parisien.
Il était en outre légitime de considérer qu'un projet à vocation régionale devait impérativement faire l'objet d'une concertation interdépartementale préalable afin de prendre en compte les intérêts légitimes et éventuellement contradictoires de l'ensemble des collectivités et des populations concernées.
Comme vous le savez, la Ville de Paris avait en conséquence déposé un recours devant la juridiction administrative et obtenu gain de cause le 30 avril dernier, le Tribunal administratif de Pontoise ayant annulé le projet de Z.A.C. comprenant la création du centre commercial.
Dans ce contexte et conformément au v?u que vous exprimez, la communauté d'agglomération de Plaine commune et la Ville d'Aubervilliers ont souhaité que s'établisse avec la Ville de Paris un dialogue sur le projet des E.M.G.P. en vue d'un aménagement cohérent et harmonieux de ce secteur effectivement essentiel pour le développement partagé du Nord-est de Paris et des communes limitrophes situées en Seine-Saint-Denis.
Cette concertation qui s'inscrit dans le cadre des orientations définies par le Maire de Paris en vue d'une coopération permanente et confiante entre Paris et sa banlieue, a donné lieu à de nombreuses réunions et contacts entre la Ville, la communauté d'agglomération de Plaine commune, la Ville d'Aubervilliers en présence de la C.C.I.P. et des E.M.G.P.
L'ensemble de ces démarches a conduit les promoteurs de cette opération à repenser totalement le projet initial et à proposer des modifications très importantes :
- réduction substantielle de la surface affectée aux équipements commerciaux qui passe de 52.295 à 40.000 mètres carrés, soit une baisse de 23 % ;
- réduction de la surface de l'hypermarché de 33 % qui passe de 12.000 à 8.000 mètres carrés ;
- diminution du nombre de places de stationnement de 29 % soit 3.200 emplacements au lieu de 4.500 initialement ;
- renforcement du programme de logements, élément essentiel de mixité du programme de la Z.A.C. qui passe de 20.050 mètres carrés à 28.550 mètres carrés (+ 42 %) soit 380 logements au lieu de 270 ;
- amélioration de l'environnement du projet : meilleure intégration du centre commercial dans le cadre de la Porte d'Aubervilliers et traitement spécifique de sa liaison avec le canal...
On ne peut que constater l'amélioration très significative du projet qui légitime totalement a posteriori l'opposition initiale manifestée par la Municipalité parisienne. Bien entendu, la concertation doit se poursuivre et un certain nombre d'incertitudes doivent encore être levées.
Les conséquences sur la circulation automobile du projet même amendé doivent faire l'objet d'études plus approfondies. Et mon collègue Denis BAUPIN s'en occupe.
Par ailleurs, le dossier commercial, s'il est marqué par une réduction sensible des surfaces, doit s'accompagner de propositions qualitatives précises quant à la nature et la taille des commerces qui seraient implantés dans le centre. Aujourd'hui, tel que ce projet nous est proposé, il ne contient aucune de ces propositions qualitatives, nous avons simplement le nombre de mètres carrés qui seront en principe dédiés au commerce.
En même temps, la Ville de Paris continuera à être très vigilante quant aux conséquences économiques du projet des E.M.G.P. et notamment ses incidences pour le développement du commerce de proximité dans les 18 et 19e arrondissements.
A ce stade, elle se félicite que les premiers résultats obtenus témoignent des nouvelles relations que la Ville établit au quotidien avec les communes limitrophes conformément au souhait exprimé par l'auteur de la question.
Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Merci, Madame COHEN SOLAL.