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Octobre 2004
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Conseil Municipal
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Déliberation

Vœu en faveur de la libération de Luz Perly CORDOBA et des syndicalistes emprisonnés en Colombie.

Déliberation/ Conseil municipal/ Octobre 2004 [2004 V. 228]



Délibération affichée à l'Hôtel-de-Ville
et transmise au représentant de l'Etat le 23 novembre 2004.
Reçue par le représentant de l'Etat le 23 novembre 2004.

Le Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil municipal,
Le 18 février 2004, avec d'autres syndicalistes, Luz Perly Cordoba, Présidente de l'Association paysanne du département de l'Arauca, en Colombie, était arrêtée à l'Université de Bogota, où elle étudie le droit. Le 19 au matin, une descente de police était effectuée dans les locaux du siège de l'Association.
Tous sont depuis lors emprisonnés.
Luz Perly Cordoba est aussi responsable du Département Droits humains de la Fédération nationale syndicale unitaire paysanne, FENSUAGRO-CUT. De retour d'un voyage en Europe, elle avait dénoncé les violations des droits de communautés rurales en Colombie.
Son procès commence ce mois-ci et suscite de vives inquiétudes parmi les associations qui la soutiennent. Plusieurs d'entre elles se rencontreront, ce 20 octobre, au Parlement européen, à Strasbourg, avec l'objectif de faire grandir la mobilisation pour sa libération. Leurs inquiétudes sont légitimes. En Colombie, la répression contre le mouvement social s'intensifie. Toute forme d'opposition politique, syndicale, associative est désormais souvent assimilée à des actes de terrorisme. Quarante-sept dirigeants syndicaux ont été assassinés depuis le début de l'année 2004, à l'instar, le 27 août, de Jorge Eliecer Valencia, Président de la Centrale unitaire des travailleurs (CUT) et de Pedro Mosquera, Vice-président de l'Association dont Luz Perly est la présidente, assassiné, lui, il y a quelques jours.
Dans ce contexte, le combat de cette militante, celui des forces progressistes colombiennes et des défenseurs des droits humains doit pouvoir compter sur la solidarité internationale. Aussi, sur proposition des élus du groupe communiste,

Le Conseil de Paris émet le v?u :

"Que le Maire de Paris intervienne auprès du Ministre français des Affaires Etrangères afin que celui-ci s'adresse au gouvernement colombien pour que Luz Perly Cordoba et les syndicalistes emprisonnés ne subissent aucune atteinte à leur intégrité physique et qu'ils soient libérés. Enfin, qu'il soit mis fin aux répressions subies par les forces progressistes et les défenseurs des droits humains en Colombie".