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Déliberation

Vœu concernant une meilleure qualité de vie pour les personnes malentendantes dans Paris.

Déliberation/ Conseil municipal/ Octobre 2004 [2004 V. 213]



Délibération affichée à l'Hôtel-de-Ville
et transmise au représentant de l'Etat le 23 novembre 2004.
Reçue par le représentant de l'Etat le 23 novembre 2004.

Le Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil municipal,
Si les chiffres pour Paris sont méconnus, on évalue à plus de 4 millions le nombre de malentendants en France, toutes causes confondues. Et ce chiffre alarmant va en s'accroissant compte tenu de la pollution sonore environnante.
La surdité c'est passer sa vie dans le silence, c'est être coupé du monde parlant, c'est avoir pour principal handicap celui de la non-communication.
Et si l'on ne fait rien pour que cela change, ces personnes handicapées deviennent fatalement :
- des êtres dépendants, (dépendants de leur famille, de leur entourage) donc non libres
- des êtres isolés du fait de la difficulté à s'intégrer dans un groupe d'entendants
- des êtres malheureux
Les malentendants ont comme chaque parisien, chaque citoyen, besoin d'être informés, d'accéder à la culture, d'être considérés. Des progrès ont été réalisés et vont dans le bon sens, comme l'unique permanence juridique qui existe à Paris, à la mairie du 9e arrondissement où une juriste entendante pratique la langue des signes et accueille ainsi les personnes sourdes et les informe sur leurs droits.
Des progrès dans le domaine culturel comme la visite guidée au Museum d'Histoire Naturelle en ce moment ou encore la visite guidée du Parc de Bercy qui vient d'avoir lieu, organisée par la DPJEV et dont on ne peut que se féliciter.
Mais Paris doit aller plus loin et une fois de plus donner l'exemple : faire que les sourds soient des citoyens à part entière. Paris doit être en mesure de mieux les accueillir dans les mairies d'arrondissement, les musées et autres lieux publics.
C'est pourquoi sur proposition de Karen TAIEB et des élus du groupe MRC,

le Conseil de Paris émet le v?u :

- Que soit mis à l'étude puis mis en place un programme de formation à la langue des signes française d'un certain nombre de fonctionnaires de la ville en rapport avec le public.
- Dans un premier temps, cela pourrait être au moins une personne dans chaque mairie.